Présentation de l’Equateur

Présentation

Données générales

Données géographiques et générales

Site de l’ambassade de France en Equateur : www.ambafrance-ec.org

Nom officiel : République de l’Equateur

Chef d’Etat : M. Rafael Correa Delgado

Superficie : 283 560 km2

Capitale : Quito (1,8 M d’habitants)

Villes principales : Guayaquil (2,6 M d’habitants), Cuenca (0,5 M d’habitants)

Langue officielle : espagnol (93% de la population).

Langues indigènes : quechua, shuara

Monnaie : dollar américain

Fête nationale : 10 août

Données démographiques

Population : 13,9 M d’habitants

Croissance démographique : 2 %

Espérance de vie : 74,8 ans

Taux d’alphabétisation : 93 %

Religion : catholiques (94%), protestants (6%)

Indice de développement humain (Classement ONU) : 0,772 (80ème rang sur 182)

Indice Gini : 47,90 (2010)

Données économiques

PIB (2010) : 58 Mds $

PIB par habitant (2010) : 4082 $

Taux de croissance (2010) : 3,5 %

Taux de chômage (2010) : 7,4%

Sous Emploi : 55 %

Taux d’inflation (2010) : 3,3 %

Solde budgétaire (2010) : - 2,7 %

Dette publique (2010) : 14,8 % du PIB

Balance commerciale (2010) : - 49 M $

Principaux clients : Etats-Unis (34,8% des exportations), Communauté andine (17,8%), Union européenne (13%) et Chine (2%) Principaux fournisseurs : Etats-Unis (26% des importations), Communauté andine - Bolivie, Colombie et Pérou - (18,2%), Union européenne (9,2%) et Chine (8%)

_Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB
- primaire (2010) : 6,8 %
- secondaire (2010) : 35,7 %
- tertiaire (2010) : 57,6 %

Stock d’IDE français (2010) : 350 M€ Flux d’IDE français (2010) : 3 M€

Solde commercial (2009) : - 114 M $ Exportations de la France vers l’Equateur (2010) : 90 M $ (18ème fournisseur) Importations françaises de l’Equateur (2010) : 204 M $ (12ème client)

Site internet du service économique de Bogota, compétent pour l’Equateur : http://www.dgtpe.fr/se/colombie/ind…

Consulat de France : section consulaire à Quito ; consulats honoraires à Guayaquil, Cuenca et Esmeraldas Communauté française en Equateur : 2 225 Français inscrits au registre des Français au 11 août 2011 Communauté équatorienne en France : 5 000

Politique intérieure

Institutions

· Constitution approuvée par référendum le 28 septembre 2008

· Pouvoir exécutif : Régime présidentiel. Le Président, élu au suffrage universel direct pour 4 ans, forme le gouvernement et nomme les gouverneurs de province. La nouvelle Constitution accroît les pouvoirs du Président, qui peut se représenter pour un deuxième mandat et dissoudre l’Assemblée nationale.

· Pouvoir législatif : Monocamérisme (Assemblée nationale). 100 députés élus pour 4 ans à la proportionnelle dans les 22 provinces. La Constitution de 2008 permet à l’Assemblée nationale de destituer le Président, dans certaines conditions.

· Pouvoir judiciaire : Cour Suprême : 31 juges titulaires (et 21 suppléants) qui élisent leur Président. La nouvelle Constitution crée une Cour constitutionnelle destinée à arbitrer les conflits éventuels entre les pouvoirs exécutif et législatif.

· Deux nouveaux « pouvoirs » sont créés par la Constitution de 2008 : le « pouvoir » électoral et le « pouvoir » citoyen, dans le but d’introduire des éléments de démocratie directe et de renforcer le contrôle contre les actes de corruption dans le secteur public.

Principaux partis politiques équatoriens :

Extrême Gauche :

- MPD (Mouvement Populaire Démocratique) ; RED(Réseau Ethique et démocratique)

Gauche :
- Majorité présidentielle du Président Rafael Correa : Acuerdo PAIS (Alianza PAIS, mouvement du Président Correa, + mouvement « Alternative Démocratique » + mouvement « Rupture des 25 »).

- PK (Patchakutik, parti indigèniste)

Centre gauche :

- ID(Gauche Démocratique) ; PRE (Parti « Roldosiste » d’Equateur)

Centre droit :

- PSP(Parti « Société Patriotique ») dirigé par M. Lucio Gutierrez

Droite :

- UDC (Union Démocrate Chrétienne) ; PSC(Parti Social Chrétien) ; PRIAN (Parti Rénovateur Institutionnel d’Action Nationale) dirigé par M. Alvaro Noboa

Politique intérieure

Aux affaires depuis janvier 2007, réélu en 2009, le président Correa a engagé l’Equateur dans un processus de profonde transformation sociale, économique et politique, la « révolution citoyenne », dont les fondements reposent sur une nouvelle Constitution approuvée par referendum le 28 septembre 2008 (63,9% de « oui »).

Jeune (43 ans lors de son élection en 2006) et charismatique, ce nouveau venu à la politique (éphémère ministre des Finances en 2005 sous la Présidence de M. Alfredo Palacio) revendique l’instauration du « socialisme du XXIe siècle ». Sa réélection en avril 2009 dès le premier tour (une première depuis le retour de la démocratie en Equateur), avec 51,9% des voix devant M. Lucio Gutierrez (28% des suffrages), a démontré sa popularité.

M. Correa entend renforcer le rôle de l’Etat équatorien dans l’économie (renégociation de la dette et des contrats pétroliers avec les compagnies privées) et dans le domaine social (réforme des services de santé et d’éducation). Le Président équatorien souhaite également renforcer la souveraineté nationale et l’intégration régionale.

Le 30 septembre 2010, la mutinerie de policiers et de groupes minoritaires de militaires à Quito a constitué à la pire crise politique que le Président Correa ait dû affronter depuis son élection (occupation de l’aéroport international de Quito et du Congrès). Les policiers contestataires ont retenu le Président Correa pendant près d’une demi-journée, exigeant qu’il retire la « loi organique du service public » adoptée la veille par l’Assemblée. L’intervention de militaires a permis de rétablir l’ordre. Le Président Correa a dénoncé une tentative de coup d’Etat.

Après les élections générales anticipées d’avril 2009 (présidentielle, législatives et municipales), le mouvement du Chef de l’Etat, Alianza País, grâce à un stratégie d’alliances, disposait de la majorité absolue à l’Assemblée nationale, le parti de droite, Lucio Gutierrez, le PSP, étant le principal parti de l’opposition. La majorité présidentielle a cependant perdu le contrôle de l’Assemblée, à la suite de la défection de petits partis initialement favorables au Président. Elle est en outre sortie divisée du référendum du 7 mai 2011 portant sur dix réformes constitutionnelles (justice, presse, sécurité et secteur bancaire notamment). Le oui, pour lequel Rafael Correa a fait campagne, l’a emporté de justesse. Une nouvelle opposition de gauche a émergé, issue du mouvement de sécession d’anciens partisans de Rafael Correa en désaccord avec les thèmes et les modalités du referendum. M. Correa devra donc désormais composer avec l’opposition pour faire adopter ses projets de lois.

Situation économique

Après plusieurs années de forte croissance (croissance moyenne de 5,5% du PIB entre 2003 et 2008), l’Equateur a été durement touché par la crise : la croissance a atteint 0,4 % en 2009. La santé de l’économie équatorienne fluctue au gré des cours du pétrole (40% des recettes de l’Etat sont d’origine pétrolière). La diversification de l’économie est encore peu avancée, malgré le dynamisme de quelques secteurs comme la production et la commercialisation de bananes (premier exportateur mondial), crevettes, cacao ou thon. Les réformes de structures et la politique expansive de dépenses publiques menées par le gouvernement Correa sont l’illustration d’un interventionnisme marqué dans la sphère économique. Des mesures de restriction aux importations ont été décidées en janvier 2009 (mise en place de quotas et hausse de droits de douanes sur 627 biens de consommation). Le Président Correa ayant officiellement décidé en décembre 2008 la suspension du paiement de près de 40% de la dette internationale équatorienne, considérée comme illégitime, une opération de rachat de la dette a été réalisée avec succès en juin 2009. L’Equateur, qui dénonce les accords bilatéraux de protection des investissements, s’est retiré en juillet 2009 du CIRDI (Centre International de Règlement des Différends), la nouvelle Constitution rendant impossible à l’Etat le recours à un arbitrage commercial impliquant un abandon de souveraineté.

Sur le plan social, le chômage (7,4%, alors que le travail informel représente 55%) fragilise la condition des populations les plus vulnérables, même si les nombreuses subventions (logement, scolarisation) ont permis d’amortir les effets de la crise. La pauvreté reste élevée (environ 40 % de la population) et touche particulièrement les zones rurales et les populations indigènes.

Le pays a connu un rebond relatif en 2010 avec une croissance de 3,5 %. L’augmentation des dépenses publiques a en effet dopé la consommation des ménages, mais la faiblesse de l’investissement productif a freiné la croissance et le pays continue à connaître des difficultés pour se financer à l’extérieur.

Politique extérieure

Membre de la Communauté Andine, l’Equateur est également membre de l’ALBA (depuis le 24 juin 2009), du Groupe de Rio, de l’OEA, de l’ALADI, du SELA, de la Commission Permanente du Pacifique Sud, du TIAR, de l’OTCA. L’Equateur a assumé d’août 2009 à décembre 2010 la Présidence de l’UNASUR(l’Union des Nations sud-américaines, dont le siège est à Quito) en jouant un rôle modérateur remarqué et apprécié des autres Etats membres.

L’Equateur entretient des relations suivies avec le Venezuela, la Bolivie et Cuba, avec lesquels il a noué des liens privilégiés en raison de leur proximité idéologique et de leur commune appartenance à l’ALBA. Ses relations sont traditionnellement bonnes avec le Chili (signature d’un « accord d’association stratégique » en mars 2008). Aves le Pérou, les relations sont excellentes depuis l’accord de paix d’octobre 1998. L’intégration frontalière est très poussée entre les deux pays. La visite du Président péruvien en octobre 2010 en Equateur a confirmé l’excellence des relations entre les deux voisins, dont l’intégration frontalière est très poussée. Les relations diplomatiques avec la Colombie, rompues en mars 2008 après l’incursion militaire colombienne en territoire équatorien (élimination d’une vingtaine de guérilleros des FARC, dont Raul Reyes, le n°2) ont été rétablies officiellement à l’occasion du sommet de l’Unasur au Guyana du 6 décembre 2010, et les nouveaux ambassadeurs ont été nommés. La prise de fonctions de Juan Manuel Santos à la Présidence de la Colombie en août 2010 a facilité la normalisation des relations. La question des réfugiés colombiens en Equateur (135000 selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés) et celle du contrôle de la frontière commune resteront néanmoins au centre des discussions entre les deux pays.

Le Président Correa a fortement développé les relations avec le Brésil, notamment sur le plan commercial et militaire. En juillet 2010, le groupe de bâtiment et travaux publics brésilien Odebrecht a fait son retour en Equateur près de deux ans après en avoir été expulsé. Cette crise avait provoqué le rappel de l’Ambassadeur brésilien à Quito.

Les relations avec les Etats-Unis, premier partenaire commercial, ont été affectées par l’abandon par l’Equateur du projet de TLC et le non renouvellement en juillet 2009 de la concession de la base américaine antidrogue de Manta.

L’Equateur resserre ses liens avec les grands pays asiatiques (Chine, Inde et Corée du Sud notamment) et la Russie. Il a également développé ses relations avec l’Iran. Il a reconnu en décembre 2010 la Palestine comme Etat indépendant.

Les autorités équatoriennes promeuvent l’initiative Yasuni - ITT (de non-exploitation d’une réserve pétrolière en Amazonie, estimée à 850 M de barils, qui doit être compensée à 50% par des contributions financières internationales) comme la contribution phare du pays à la lutte contre le changement climatique. Un fonds fiduciaire a été créé par l’Equateur, avec l’appui du PNUD, en août 2010.

L’Equateur réalise environ 13% de son commerce extérieur avec l’Union Européenne, qui lui ouvre un large accès au marché européen à travers le SPG+. A l’OMC, un accord UE-Amérique latine signé en décembre 2009 a mis fin au différend sur la banane.

Mise à jour : 11.08.11

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