Présentation
Données générales
Politique intérieure
Situation économique
Politique extérieure
Données générales
Données géographiques et générales
Nom officiel : Etat des Emirats arabes unis.
Capitale fédérale : Abou Dabi.
Emirats : Abou Dabi, Doubaï, Charjah, Oumm al Qaïwaïn, Ajman, Ras el Khaïmah, Fujaïrah.
Superficie : Environ 80.000 km² (dont Emirat d’Abou Dabi : 80,5%).
Population : estimée à 6,4 millions d’habitants en 2008.
Nationaux : 824.921 (21,9% ; chiffres du recensement de décembre 2005).
Non-nationaux : 78,1%.
Population totale : 67,6%/32,4%
Nationaux : 50,7%/49,3%
Non-nationaux : 72,3%/27,7%
En 2007, 22,4% des actifs et les deux tiers des employés du secteur public étaient des femmes.
La classe d’âge des 20/39 ans représente 52,9% de la population.
51,1% des nationaux ont moins de 20 ans.
Emirats principaux(chiffres 2005) :
Abou Dabi : 1.292.119 habitants (34,3%)
Doubaï : 1.200.309 (31,8%)
Charjah : 724.859 (19,2%)
Villes principales (2003) : Doubaï (1.171.000 habitants), Abou Dabi (552.000), Charjah (519.000), Al Ain (348.000), Ajman (225.000), Ras el Khaïmah (102.000).
Langue officielle : arabe.
Autres langues : l’anglais, l’hindi et l’ourdou sont parlées par de nombreux habitants de la fédération.
Monnaie : Dirham des Emirats arabes unis (change fixe avec le dollar américain : 1Dh = 0,272 $ ; 1Dh=0,1998 € au 11 mai 2009) ; la création d’une monnaie unique dans le cadre du CCEAG est envisagée à l’horizon de 2010.
Fête nationale : 2 décembre (indépendance, acquise en 1971)
Données démographiques
Croissance de la population : supérieure à 70% sur la décennie 1995/2005
Espérance de vie : 75,4 ans (estimation 2006)
Taux d’analphabétisme : 9,1 % (estimation décembre 2005)
11% des nationaux et 18,4% des étrangers sont titulaires d’un diplôme universitaire
Religion : Musulmans sunnites majoritaires
Indice de développement humain (Classement PNUD) : 0,868 ; Rang : 39e/177 pays (statistiques 2005, publiées en 2007).
Données économiques
PIB (2008) : 250 milliards $ (198 milliards $ en 2007).
Abou Dabi : 56,15% du PIB fédéral ; Doubaï : 30,84% ; Autres émirats : 13,01%
PIB par habitant (2008) : 39.060 $ (39.600 $ en 2007, 38.600 en 2006)
Taux de croissance (2008) : 6,8% (6,3% en 2007, 9,4% en 2006, 8,2% en 2005, 9,7% en 2004, 11,9% en 2003) ; prévisions pour 2009 : +3,9%.
Taux de chômage (2004) : n.c.
Taux d’inflation (2008) : 15,5% (11,1% en 2007, 9,3% en 2006, 6,8% en 2005 ; 6,0% en 2004). Prévision pour 2009 : +7%.
Solde des comptes publics(2008) : +23,2% du PIB (+25,2% en 2007, +28,8% en 2006). Prévision pour 2009 : +12,1%.
Dette publique externe (2008) : environ 10% du PIB.
Exportations (2008) : 259 milliards $ (180,873 milliards $ en 2007).
Importations (2008) : 176 milliards $ (116,579 milliards $ en 2007).
Balance commerciale (2008) : +83 milliards $ (+64,294 milliards $ en 2007)
Principaux clients(2007) : Japon (23,6%), Corée du Sud (10,2%), Thaïlande (5,2%), Inde (4,8%).
Principaux fournisseurs(2007) : Chine (13,2%), Inde (10,3%), Etats-Unis (9,0%), Allemagne (6,1%).
Solde des transactions courantes (2008) : +45 milliards $, soit 17,6% du PIB (+40 Mds $ en 2007, soit 16,1% du PIB).
Balance des paiements : -39,7 milliards $ en 2008 (49,9 Mds $ en 2007, +6,5 Mds $ en 2006).
Réserves en devises de la Banque centrale (2008) : +40,4 milliards $, soit 3,3 mois d’importations (+33,6 Mds $ en 2007 ; +27,9 Mds $ en 2006).
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (estimations 2005, FMI) :
agriculture : 2,25%
industrie : 22,74%
services : 39,58%
production de pétrole brut : 35,4% (ramenée à 34,1% en 2008)
Production de pétrole (brut et condensats) (2008) : environ 2,8 millions de barils/jour (2,8 mb/j en 2007, 2,87 mb/j en 2006). Celle-ci est assurée à hauteur de 87% par l’émirat d’Abou Dabiet représente 8% de la production de l’OPEP.
Revenus des exportations de pétrole (2007) : 71,174 milliards $, soit 39,35% des exportations totales.
Réserves de pétrole : estimées à 97,8 milliards de barils.
Réserves de gaz naturel : 6,060 milliards de m3 (à 93% dans l’émirat d’Abou Dabi).
Dette extérieure (2008) : 85 milliards $, soit 33% du PIB (87 Mds $, soit 48% du PIB en 2007).
Exportations de la France vers les EAU (2008) : 3,517 milliards € (3,658 Mds € en 2007 ; 3,4 Mds € en 2006).
Importations françaises des EAU (2008) : 0,950 milliards € (0,959 Mds € en 2007 ; 1,1 Mds € en 2006).
Solde de la balance commerciale (2008) : +2,567 milliards € (+2,7 Mds € en 2007 ; +2,3 Mds € en 2006).
Part de marché française : 6,4% (la France était le sixième fournisseur des EAU en 2006)
Consulat général de France : Doubaï
Communauté française : 9.858 Français immatriculés en décembre 2008 (soit six fois plus qu’en 1990), dont 2.227 bi-nationaux, pour une communauté français totale estimée à 13.000 personnes, en très forte progression et concentrée à 70% à Doubaï.
Communauté émirienne en France : n.c.
Politique intérieure
Constituée le 2 décembre 1971, la fédération des EAU regroupe les Emirats d’Abou Dabi, Doubaï, Charjah, Oumm al-Qaïwain, Ajman, Foujaïrah et Ras al-Khaïmah (ce dernier ayant rejoint la fédération le 1er février 1972), et forme un Etat prospère (5ème réserves mondiales de pétrole et de gaz, PIB par habitant de l’ordre de 39.060 $, parmi les plus élevés au monde) et stable. L’émirat d’Abou Dabi, qui détient 94% des réserves pétrolières et représente 73% du territoire, est la clef de voûte tant politique qu’économique, militaire ou diplomatique de la fédération. De fait, l’émir d’Abou Dabi, Cheikh Zayed Bin Sultan Al-Nahyan, a assuré la présidence de la fédération depuis sa création (1971) jusqu’à son décès en novembre 2004. Son fils Cheikh Khalifa, actuel émir d’Abou Dabi, lui a succédé à ce poste. Doubaï, plus en retrait sur le plan politique, se distingue par son dynamisme économique et commercial (30,84% du PIB national) et son rôle de plate-forme de services au niveau régional. Les émirats du nord, plus pauvres, tentent, dans une certaine mesure de s’en inspirer.
Des élections, destinées au renouvellement de la moitié des sièges (20 sur 40) du Conseil national fédéral (CNF), instance consultative de la fédération, se sont tenues, pour la première fois, les 16, 17 et 18 décembre 2006. La répartition des sièges du Conseil national fédéral comme les effectifs du collège de grands électeurs chargés d’élire leurs titulaires, obéissent à une pondération par émirat. Le nouveau Conseil national fédéral a commencé ses travaux le 12 février 2007 et élu Abdelaziz Al Ghurair comme président. Prévu pour s’achever en 2009, le mandat de deux ans des membres du CNF a été prolongé de deux années supplémentaires.
Le gouvernement fédéral, dirigé par l’émir de Doubaï, Cheikh Mohammed bin Rachid Al Maktoum depuis le 6 février 2006, a été remanié le 17 février 2008.
Situation économique
Après plusieurs années de forte croissance, proche de 10% par an, l’économie émirienne connaît un très fort ralentissement en raison de la crise économique et financière. Le taux de croissance pourrait cependant demeurer légèrement positif en 2009. Les Emirats arabes unis constituent désormais la troisième économie du Moyen-Orient, derrière l’Arabie saoudite et l’Iran et sont le pays du CCEAG le plus avancé dans le processus de diversification de leur économie. Les services (commerce international, tourisme, activités financières) représentent environ 40% du PIB. Neuf millions de touristes se sont rendus aux Emirats arabes unis en 2007, dont sept millions à Doubaï. La contribution du secteur des hydrocarbures (pétrole et gaz) au PIB a été ramenée à 34,1% en 2008 contre 45% à la fin des années 1980 et 70% au milieu des années 1970. Doubaï revendique la place de première plate-forme portuaire et aéroportuaire régionale (neuvième port à conteneur du monde, agrandissement en cours de l’actuel aéroport, au 20ème rang mondial avec 37,441 millions de passagers en 2008, construction d’un nouvel aéroport, destiné à être le premier aéroport mondial avec une capacité de 120 millions de passagers par an, croissance rapide de la compagnie Emirates) et de principale destination touristique du Golfe (le tourisme représente 30% du PIB de l’émirat). L’émirat est aujourd’hui le troisième centre de réexportations de la planète derrière Hong-Kong et Singapour. Dans ce contexte, et fort des succès passés, Doubaï a jusqu’à récemment continué, malgré d’importants risques financiers, à lancer des projets ambitieux qui comportaient pourtant d’importants risques financiers. Plus touché par la crise économique mondiale que le reste de la fédération, l’émirat de Dubaï devrait voir son PIB se contracter en 2009 (certaines estimations évoquent un recul de 2% à 4% du PIB).L’émirat d’Abou Dabi semble désormais s’inspirer en partie de la stratégie suivie par Doubaï afin de diversifier à son tour son économie et développe ses capacités aéroportuaires, industrielles, touristiques (notamment, dans ce dernier domaine, en promouvant d’ambitieux projets culturels, à l’exemple du futur complexe culturel de l’île de Saadiyat). Après avoir fortement augmenté, dans un contexte de cours pétroliers élevés (passant de 27,617 milliards $ en décembre 2006 à 77,239 milliards $ en décembre 2007), les réserves en devises de la Banque centrale ont depuis sensiblement décru (34,830 milliards $ fin 2008).
Dans un contexte de surchauffe économique, les Emirats sont toutefois confrontés à des pressions inflationnistes, la hausse annuelle des prix étant passée d’environ 3% au début des années 2000 à 11,1% en 2007 et 12% en 2008, pour une large part du fait de la forte augmentation des prix de l’immobilier (hausse des loyers de l’ordre de 35% en 2005, ces derniers représentant plus d’un tiers de l’indice des prix). Comme les autres marchés financiers de la région, la bourse de Doubaï (DIFX) a subi une importante correction liée à la crise financière tandis que les prix de l’immobilier, après plusieurs années de très forte hausse, connaissent une phase de recul rapide depuis le printemps 2008.
En forte progression, les échanges avec le reste du monde permettent aux Emirats arabes unis d’afficher un excédent commercial considérable, de l’ordre de 57 milliards $ en 2007 (48,9 Mds $ en 2006, 37,9 Mds $en 2005).
La situation budgétaire des Emirats se caractérise par des excédents tout aussi importants : environ +27,8% du PIB en 2008, +27,6% en 2007 et +28,8% en 2006.
Les Emirats arabes unis sont devenu un investisseur majeur sur les marchés internationaux comme en témoignent les montants investis par des entités émiriennes, en particulier au travers du bras financier que représentent des fonds souverains qui sont parmi les mieux dotés au monde (l’Abu Dhabi Investment Authority -ADIA- détiendrait des actifs supérieurs à 900 milliards $, aux côtés de l’Abu Dhabi Investment Council, deuxième fonds souverain de l’émirat d’Abou Dabi, créé en 2007, Mubadala Development -également contrôlé par l’émirat d’Abou Dabi-, Dubaï Holdings et Dubaï World). Les opérations réalisées par ces entités et leurs filiales (Istihmar, Dubaï Ports World, Borse Dubaï...) représentaient, pour la seule année 2006, plus de 27 milliards de dollars. Le groupe Borse Dubaï a acquis en 2007 d’importantes participations dans le Nasdaq (20%) et le London Stock Exchange (28%), l’ADIA a pris une importante participation (7,5 milliards $) dans Citigroup en novembre 2007 tandis que l’Abu Dhabi Investment Council a acquis en juillet 2008 le Chrysler Building à New York pour 800 millions $.
La monnaie nationale, le dirham, est ancrée au dollar. Un régime de change flexible est cependant envisagé dans la perspective de la mise en place d’une union monétaire entre les pays membres du CCEAG.
Les EAU sont membres de l’OMC depuis 1996 et leur économie a été classée « économie la plus compétitive du monde arabe » par le World Economic Forum (WEF) de Doha des 9 et 10 avril 2007.
Politique extérieure
Les autorités émiriennes ont inscrit leur pays dans un réseau de solidarités régionales et internationales, tout en s’assurant la protection des principales puissances. Ainsi ont-elles signé, au lendemain de la Guerre du Golfe, des accords de défense avec les Etats-Unis, puis avec la France (1995) et la Grande-Bretagne.
Le contentieux territorial sur les îles de la petite et de la grande Tunb et l’île d’Abou Moussa, occupées par l’Iran le 31 novembre 1971 et revendiquées depuis par la fédération des Emirats arabes unis est source de tensions. Dans le même temps, les Emirats arabes unis sont devenus le premier partenaire économique de l’Iran (ils sont son premier fournisseur avec des exportations de l’ordre de 11,4 milliards $ en 2007/2008, soit une part de marché de 23,6%, tandis que l’Iran représente le deuxième débouché commercial de la fédération).
Les EAU et le Sultanat d’Oman ont signé le 22 juin 2003 un traité frontalier, après vingt années de relations gênées par un contentieux sur le tracé de la frontière. Cet accord permet aux EAU de fixer pour la première fois de manière définitive leurs frontières avec un de leurs voisins. Un différend territorial porte sur la frontière avec l’Arabie Saoudite au sud (gisement pétrolier de Shuayba) et à l’ouest du pays (frontières terrestres et maritimes de la région de Ghor Udeyd, à proximité du Qatar), l’accord de 1974, mis en avant par la partie saoudienne, n’ayant pas été ratifié par les EAU.
S’agissant de la crise irakienne, le Président des EAU a exprimé son rejet de la guerre, et a affirmé la volonté de son pays de soutenir, avec la communauté internationale, les Irakiens dans la reconstruction de leur pays. Le ministre des affaires étangères des Emirats arabes unis, Cheikh Abdallah bin Zayed a effectué une visite à Bagdad le 5 juin 2008 et rencontré à cette occasion son homologue irakien, M. Hoshyar Zebari, devenant ainsi le premier ministre des affaires étrangères d’un pays du Golfe à se rendre en Irak depuis 2003. Il a annoncé à cette occasion la réouverture prochaine de l’ambassade des Emirats arabes unis en Irak. Lors de la première visite aux Emirats arabes unis du Premier ministre irakien, Nouri Al Maliki, le 6 juin 2008, les Emirats arabes unis ont annulé la dette de 4 milliards $ (hors intérêts) de l’Irak à leur endroit.
Le pessimisme prévaut quant à l’évolution de la situation au Proche-Orient. Les EAU se sont montrés sceptiques en ce qui concerne l’application de la Feuille de route. Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (Abou Mazen), entretient de bonnes relations avec les autorités émiriennes. Si les Emiriens avaient pris acte de la victoire du Hamas en 2006 et s’étaient ralliés à l’idée d’un gouvernement d’union nationale en soutenant l’accord de la Mecque, ils n’ont pas officiellement réagi à la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas. Ils se sont félicités des résultats de la conférence d’Annapolis. Le directeur du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, s’est rendu, le 17 juin 2008, à Abou Dabi, où il a été reçu par le président de la fédération et le ministre des affaires étrangères.
Les Emirats arabes unis sont à l’origine d’une promesse de 174 millions $ lors du sommet de Charm-Al-Cheikh sur la reconstruction de Gaza (2 mars 2009). Ils avaient, lors de la conférence internationale des donateurs pour l’Etat palestinien (Paris, 17 décembre 2007), annoncé, une aide de 300 millions $ sur trois ans sous forme de dons sans conditionnalité.
Au Liban, les Emirats arabes unis ont fortement contribué à l’aide humanitaire et à la reconstruction, en particulier au sud (école, hôpitaux, déminage), ainsi qu’à l’équipement de l’armée et au tour de table de la Conférence de Paris III (25 janvier 2007), où Cheikh Abdallah représentait les Emirats (prêt de 300 millions de dollars). Les Emiriens ont appuyé les initiatives du Secrétaire général de la Ligue arabe, M. Amr Moussa, et de l’Arabie saoudite pour une sortie de crise.
Le président syrien, Bachar Al Assad, s’est rendu en visite officielle aux Emirats arabes unis du 1er au 3 juin 2008 et s’est entretenu à cette occasion avec Cheikh Khalifa. Ce dernier avait représenté son pays lors du sommet de la Ligue arabe à Damas les 29 et 30 mars 2008.
Concernant l’Afghanistan, les EAU ont été un des rares pays à avoir reconnu, en 1997, le gouvernement des Taliban. Ils ont rompu le 22 septembre 2001 leurs relations diplomatiques avec ce dernier. Ils ont depuis reconnu le nouveau gouvernement et tentent de renforcer leurs relations en poursuivant un programme d’aide humanitaire mais sont préoccupés par l’évolution de la situation.
Les Emirats arabes unis sont le premier pays du monde arabe à avoir reconnu le Kosovo, le 14 octobre 2008.
Mise à jour : 24.04.09.




