Nom officiel : République arabe d’Égypte
Nature du régime : Régime présidentiel (constitution du 11 septembre 1971)
Chef de l’Etat : Maréchal Mohamed Hussein Tantaoui
L’Egypte est entrée dans une période de transition depuis la démission du Président Hosni Moubarak, le 11 février 2011, à la suite d’une révolution de 18 jours. Le pouvoir est désormais entre les mains du Conseil Suprême des Forces Armées.
Superficie : 1 002 000 km2
Capitale : Le Caire (16 millions d’habitants)
Villes principales : Alexandrie (4,1 millions d’habitants), Port-Saïd, Assiout, Louxor, Assouan
Langue officielle : arabe
Monnaie : livre égyptienne (1 € = 7,30 LE)
Fête nationale : 23 juillet (23 juillet 1952, révolution des Officiers libres)
Population : 80 millions d’habitants
Densité : 79 hab/km2(1 900 hab./km2 dans la vallée et le delta du Nil, qui représentent 4% du territoire et 44 000 hab./km2 au Caire)
Croissance démographique : + 1,3 million d’habitants par an
Espérance de vie : 69,9 ans
Taux d’alphabétisation : 66,4 %
Religions : Islam sunnite majoritaire ; Christianisme (un peu moins de 10% de Coptes)
Indice de développement humain : 0,703 (123e)(Sources sur le développement humain : PNUD)
PIB (2008/2009) : 188,4 milliards USD
PIB par habitant en 2010 (PPPA) : 5 349 USD
Taux de croissance en 2009/2010 : +5,3 %
Taux de chômage officiel (2009) : 9,6%
Taux d’inflation : 10,5% en glissement annuel en mai 2010
Solde budgétaire (2009-2010) : - 8,3 % du PIB
Balance des paiements : déficit de 3,4 MUSD en 2008/2009
Principaux fournisseurs : les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Chine, la Suisse, la France
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB(sources : PNUD et Ubifrance) :
agriculture : 15,5%
industrie : 32,1%
services : 52,4%
Exportations de la France vers Égypte (2008) : 1,2 milliard d’euros
Importations françaises depuis Égypte (2008) : 926 millions d’euros
Consulats de France : Le Caire, Alexandrie
Communauté française en Égypte : 6391
Communauté égyptienne en France : 15 000
La révolution égyptienne a débuté le 25 janvier, conduisant,dix sept jours plus tard, à la démission du président Moubarak, en poste depuis 29 ans. A cette occasion, le peuple égyptien s’est exprimé dans la rue en manifestant contre le régime en place et pour réclamer un vrai changement marqué par plus de démocratie, plus de liberté et plus de dignité. Essentiellement menée au début par la jeunesse, sur des mots d’ordre démocratiques et avec de nouvelles méthodes de communication, la révolution a progressivement vu la participation de toutes les couches sociales.
Après le départ de Moubarak, le Conseil suprême des forces armées (CSFA), un organe qui existait avant la révolution, a pris le contrôle du pays. Ce Conseil est composé d’une vingtaine de hauts gradés militaires. Il est dirigé par le maréchal Tantaoui. Un gouvernement de transition assure la gestion des affaires courantes jusqu’aux prochaines élections.
Un comité de révision a été chargé de proposer des amendements constitutionnels. Ceux-ci ont été soumis à référendum le 19 mars et ont été adoptés à une très large majorité (78%). Le CSFA a rendu publique, le 30 mars 2011, une déclaration constitutionnelle qui fixe le cadre politique et institutionnel de la transition politique. Des élections législatives seront organisées en septembre, suivies quelques semaines après par des présidentielles. Les militaires se sont engagés à transmettre le pouvoir à une autorité civile démocratiquement élue. Ils ont confirmé que l’Egypte respecterait les accords internationaux.
Dans le domaine économique, l’Egypte a connu, avant 2008, une croissance soutenue. Celle-ci résultait pour partie du programme de réformes et d’ouverture engagé par le pouvoir depuis 2004 pour moderniser l’économie du pays (7% de croissance de 2005 à 2007). Confrontée à la crise économique mondiale, elle a réussi, grâce à un plan anticrise, à amortir ses effets avec un taux de croissance en 2009/2010 de 5,1 %.
La révolution du 25 janvier est venue entraver la sortie de crise en cours. L’année 2011 s’annonce difficile. Le taux de croissance de l’Egypte pourrait chuter à 3% au cours de l’année fiscale en cours, contre 5,8% initialement prévu. La baisse drastique des recettes du tourisme, la chasse à la corruption, l’afflux imprévu des ressortissants égyptiens qui ont fui la crise libyenne, risquent de peser sur la situation. La politique économique devrait s’orienter davantage vers la satisfaction des besoins de la population et l’emploi, tout en maintenant les réformes. L’Egypte a fait appel aux bailleurs multilatéraux, dont la France, pour lui venir en aide.
L’Égypte est un pôle de stabilité à proximité de plusieurs foyers de tension, jouant un rôle incontournable dans son environnement régional, arabe, africain et méditerranéen. Le choix du Président Obama de s’adresser au monde musulman depuis Le Caire, le 4 juin 2009, est révélateur de l’importance que l’Occident accorde à l’Égypte dans le monde arabe et musulman.
Après l’irruption du Hamas à Gaza en 2007 et après la guerre de janvier 2009 (Opération « Plomb durci »). L’Égypte a utilisé ses contacts privilégiés avec toutes les parties pour obtenir un cessez-le-feu. La conférence pour la reconstruction de Gaza organisée le 2 mars 2009 à Charm al-Cheikh s’est inscrite dans cette dynamique.
L’Égypte est un partenaire essentiel du processus euro-méditerranéen. Depuis le sommet de Paris en juillet 2008, la France et l’Egypte assument conjointement la co-présidence de l’Union pour la Méditerranée.
Le Conseil Suprême des Forces Armées a réaffirmé que l’Egypte respecterait ses engagements internationaux et particulièrement le traité de paix avec Israël de 1979.
Mise à jour : 04.04.11
