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Déplacement de M. Bernard Kouchner au Proche-Orient (10 - 13 septembre 2007)

Le ministre a effectué une visite en Israël, dans les Territoires palestiniens, en Jordanie, en Egypte et au Liban du 10 au 13 septembre. Il s’agissait de la première visite du ministre en Israël et dans les Territoires palestiniens depuis son entrée en fonction.

En Israël
Dans les Territoires palestiniens
Les enjeux de cette visite
En Jordanie
En Egypte
Au Liban

 

En Israël

En Israël, il a été reçu par le Président de l’Etat israélien, M. Shimon Pérès.

Illust:

M. Shimon Pérès (...), 24 ko, 250x217
M. Shimon Pérès
Président de l’Etat israélien,
et M. Kouchner
(Jérusalem, 11.09.07) © MAEE, F. de la Mure

Il s’est également entretenu avec le Premier ministre, M. Ehud Olmert, avec son homologue, Mme Tzipi Livni ainsi qu’avec les principaux responsables politiques du pays (le Vice-Premier ministre, ministre délégué auprès du Premier ministre, M. Haim Ramon, le Premier ministre-adjoint et ministre de la Défense, M. Ehud Barak, et le dirigeant du Likoud, M. Benjamin Netanyahou).

 

Illust:

Mme Tzipi Livni, (...), 20.5 ko, 250x172
Mme Tzipi Livni,
ministre des Affaires étrangères israélienne,
et M. Kouchner
(Jérusalem 11.09.07) © MAEE F. de la Mure

- Point de presse conjoint de M. Bernard Kouchner avec Mme Tzipi Livni (Jérusalem, 11 septembre 2007)

"J’ai appris au cours de mes rencontres, hier, avec Abou Mazen et d’autres amis, ainsi que ce matin avec Ehud Barak, que les entretiens entre le Premier ministre et Abou Mazen vont dans le bon sens : trois heures d’entretiens, une véritable ouverture et un travail important dans la perspective de la conférence prévue en novembre, vraisemblablement aux Etats-Unis. Nous étions tous satisfaits et nous sommes plutôt optimistes."

 


Par ailleurs, le ministre a rencontré durant son séjour en Israël, M. Noam Shalit, père du soldat Gilad Shalit, de nationalité israélienne et française, enlevé en juin 2006.

"Nous avons parlé, à chaque fois, de Gilad Shalit avec tous nos interlocuteurs. Nous essayons de le protéger et d’obtenir des informations sur lui. Notre démarche était facilitée quand nous pouvions nous rendre à Gaza et parler avec la population. Il est cependant difficile d’obtenir des informations en respectant cette espèce d’embargo selon lequel on ne peut pas parler au Hamas. Mais nous avons d’autres sources d’information à travers nos amis égyptiens, à travers les ONG, à travers la Croix Rouge. Je viens de recevoir une lettre des familles. J’ai reçu les familles à Paris. Nous mettons tout en œuvre pour les aider et atteindre notre objectif." (Bernard Kouchner, 11 septembre 2007)

Il a également rendu hommage aux victimes de la Shoah au mémorial Yad Vashem et a inauguré le nouveau lycée franco-israélien « Mikve Israël ».
-  Lire le discours du ministre lors de l’inauguration

"Le projet pédagogique de ce lycée porte un idéal de coopération durable entre nos deux pays. (...) Il s’agissait donc de s’appuyer sur un enseignement bilingue, sur les points forts des deux systèmes éducatifs, français et israéliens, et de tirer partie de chacune de nos deux cultures. Ce programme ambitieux, qui aboutira à terme à la création d’un baccalauréat franco-israélien, contribuera à renforcer encore les liens qui unissent la France et Israël, habituant les citoyens des deux pays, et cela dès leur plus jeune âge, à établir des relations en profondeur, des relations sentimentales et historiques. Cela dynamisera la diffusion de la langue française en Israël et aidera à faire mieux connaître Israël en France."


 

- Entretien de M. Bernard Kouchner avec le quotidien israélien Yediot Ahronoth (Paris, 7 septembre 2007)

"Je vous visite en tant que ministre des Affaires étrangères d’un pays de France qui a joué un rôle important dans la naissance de l’Etat d’Israël. La France possède une histoire, une influence, des amis, une responsabilité et des sentiments vis-à-vis de vous et du Proche-Orient. Je tente depuis longtemps de faire comprendre le besoin, la nécessité de deux Etats vivant côte à côte, Israël et Palestine. Peut-être qu’enfin nous y parviendrons. C’est le moment. Tous les membres du gouvernement actuel, mais aussi M. Netanyahou, sont persuadés de la nécessité de deux Etats. Qu’attendons-nous ?"


 

Illust:

Ehud Barak, 

ministre, 21.9 ko, 250x180
Ehud Barak,
ministre de la défense israélien
et Bernard Kouchner
(Tel-Aviv le 11.09.07) © MAEE, F. de la Mure

- Entretien de M. Bernard Kouchner avec radio RCJ et Guysen TV (Tel Aviv, 11 septembre 2007)

"Quand Israël ne fait pas ce que je crois qu’Israël devrait faire, je suis un des premiers à critiquer. Mais j’ai au fond de mon cœur, de toute façon, la détermination qu’Israël doit exister, doit assurer sa sécurité, doit être dans ce monde, car Israël est une nécessité, sûr de son avenir. Et je suis prêt à me battre pour cela"


- Entretien de M. Bernard Kouchner avec France 2 (Tel Aviv, 12 septembre 2007)

"La contribution [de la diplomatie française], c’est d’essayer de participer à ce qui a l’air de ne pas trop mal se passer, c’est-à-dire les entretiens - on ne peut pas dire pourparlers de paix, mais pourquoi pas -, entre les Israéliens et les Palestiniens, entre le Premier ministre et M. Abou Mazen, dans cette perspective exaltante - je dis cela avec précaution - de la création d’un Etat palestinien à l’occasion de cette conférence américaine au mois de novembre. Si nous pouvons y participer, nous sommes prêts. Si nous pouvons aider, nous sommes prêts. Nous pouvons aider les Palestiniens à attendre parce que leur quotidien est difficile aussi bien en Cisjordanie qu’à Gaza."


- Entretien de M. Bernard Kouchner avec la télévision israélienne Aroutz 2 (Tel Aviv, 11 septembre 2007)



 

Dans les Territoires palestiniens

Illust:

M.Mahmoud Abbas, (...), 34.2 ko, 250x170
M.Mahmoud Abbas,
président de l’Autorité palestinienne
avec M. Bernard Kouchner
Ramallah,10.09.07
©, MAEE, F. de La Mure

Du côté palestinien, il a notamment rencontré le Président de l’Autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas et le Premier ministre, M. Salam Fayyad.

- Point de presse conjoint de M. Bernard Kouchner, et du président palestinien, M. Mahmoud Abbas, à l’issue de leur entretien à la Mouqata’a - Propos du ministre (Ramallah, 10 septembre 2007)

"Nous sommes heureux d’avoir appris que la préparation de cette conférence, qui se tiendra en novembre, semble-t-il aux Etats-Unis, se poursuivait de façon positive. La France est prête à y participer, à y être active et à faire des propositions. La France est également prête à aider, comme elle l’a déjà fait dans le passé, pour tout ce qui tient au processus de paix comme à la situation des populations palestiniennes"



 
Un entretien avec M. Tony Blair, envoyé spécial du Quartet pour le Proche-Orient, était également prévu. Il a permis de faire le point des contacts noués par M.Blair dans le cadre de sa première tournée dans la région. Une rencontre avec des ONG et des organisations internationales a permis de faire le point sur la situation humanitaire dans les Territoires palestiniens.

Illust:

Bernard Kouchner (...), 58.5 ko, 250x194
Bernard Kouchner
et Tony Blair, représentant spécial
du Quartet au consulat de France à Jerusalem
(12.09.07) © MAEE F. de la Mure


 
Le ministre a enfin inauguré le centre culturel français "Chateaubriand"à Jérusalem Est.

- Lire l’allocution du ministre lors de l’inauguration

"Ce Centre prend aujourd’hui le nom de Chateaubriand pour rappeler l’intérêt continu de la France, à travers ses écrivains et ses hommes politiques, pour cette terre où tant de fois nos histoires se sont mêlées. C’est pour célébrer cette continuité qu’il a été décidé de donner son nom à cet établissement afin que la culture et l’esprit français dans ce qu’ils ont de plus élevé continuent de rayonner ici. Pour terminer, permettez-moi de citer l’auteur : "les idées une fois nées ne s’anéantissent plus : elles peuvent être accablées sous les chaînes, mais prisonnières immortelles, elles usent les liens de leur captivité". Inspirons-nous de ce propos."


- Entretien de M. Bernard Kouchner, avec le quotidien palestinien "Al Quds" (Jérusalem, 13 septembre 2007)

"L’objectif de cette visite est que la France fasse partie du Processus de paix, de le pousser plus avant et de participer au vieux rêve que je poursuis depuis de longues années, depuis 35 ans, qui est la création d’un Etat palestinien vivant côte à côte avec Israël, en sécurité et entretenant avec lui de bonnes relations."


 


Les enjeux de cette visite

Cette visite intervient à un moment important pour la paix et la stabilité de la région. Pour la première fois depuis sept ans, des discussions sérieuses ont repris entre Israël et l’Autorité palestinienne. Depuis plusieurs semaines, les contacts s’intensifient entre le Président Abbas et le Premier ministre Olmert, ainsi qu’entre Mme Livni et M. Fayyad. C’est aujourd’hui le moment de relancer le processus politique, avec pour objectif la création d’un Etat palestinien viable, vivant en paix et en sécurité avec Israël. Le ministre a exprimé le soutien de notre pays à cette nouvelle dynamique qui doit, selon nous, conduire à de véritables négociations sur le statut final des Territoires palestiniens. Il a indiqué que la France, aux côtés de l’Union européenne et de la communauté internationale dans son ensemble, est déterminée à soutenir toute initiative utile en faveur d’une relance effective du processus de paix.

- Point de presse de M. Bernard Kouchner avec les correspondants de la presse française à Jérusalem (12 septembre 2007)

"j’ai vraiment senti(...)que quelque chose se passait entre les Israéliens et les Palestiniens. Je sais que ce quelque chose est fragile,(...) qu’on a eu beaucoup d’espoir au moment de Madrid, au moment d’Oslo et dans bien d’autres moments. Là, j’ai l’impression que la façon dont ils se parlent, la manière, la technique qui a été employée, c’est à dire le contact individuel entre Ehud Olmert et Abou Mazen était une bonne idée. Parce qu’il s’est passé quelque chose, surtout au moment de la troisième entrevue. Elle a duré trois heures et ils ont commencé d’abord à ouvrir le champ, à parler avec d’autres, à proposer ce qu’on peut appeler un cadre, une feuille de route, (...) pour que tout le monde, tous ensemble, se dirige vers ce qui n’était pas très clair, et qui est devenu un tout petit peu plus clair : cette conférence aux Etats-Unis en novembre."


- Conférence de presse de M. Bernard Kouchner, avec les correspondants de la presse francaise (Ramallah, 10 septembre 2007)

"Les discussions israélo-palestiniennes avancent et ce qu’ils ont conclu ensemble aujourd’hui ou ce qu’ils vont présenter aux Américains est beaucoup plus clair. C’est un bon jour. De plus, des perspectives existent également à propos de la levée de certains barrages en Cisjordanie mais aussi de la libération d’un certain nombre de Palestiniens."



 

En Jordanie

A l’issue de son déplacement en Israël et dans les Territoires palestiniens, le ministre s’est rendu en Jordanie et en Egypte. Les entretiens qu’il a eu avaient pour objectif d’approfondir le dialogue avec ces acteurs majeurs de la scène régionale.

Illust:

Bernard Kouchner (...), 44.2 ko, 250x195
Bernard Kouchner
aux côtés de Sa Majesté
Abdullah II Ibn Hussein,
Roi de Jordanie.
(Amman, le 12.09.07)
© MAEE, Frédéric de La Mure



En Jordanie, le ministre s’est entretenu avec le Roi Abdallah ainsi qu’avec son homologue, M. Abdul Ilah Al Khatib. Ce déplacement fait suite à la récente visite du Roi à Paris, à l’occasion desquelles il a été reçu par le Président de la République. Il a permis de prolonger notre concertation avec la Jordanie sur les questions régionales, notamment la relance du processus de paix.

- Conférence de presse de M. Kouchner (Amman, 12 septembre 2007)

"Après avoir séjourné près de trois jours en Israël et en Palestine, et avoir constaté que malgré les difficultés, les éléments positifs se faisaient jour et avant de m’envoler vers l’Egypte, je suis venu ici rencontrer avec beaucoup de plaisir le Roi Abdallah, mon homologue le ministre des affaires étrangères M. Al Khatib, et puis à nouveau Abou Mazen le président de l’Autorité palestinienne."


- Inauguration de l’ambassade de France à Amman - Intervention de M. Bernard Kouchner (Amman, 12 septembre 2007)

"Toute ambassade de France, vous le savez, est la vitrine de notre pays. C’est aussi une agence de conseils de notre pays et une maison des Droits de l’Homme. La conception de nouveaux locaux ne doit donc rien au hasard. La décision d’étendre l’espace dont dispose l’ambassade, la nouvelle organisation des services qui en découle, le dessein architectural, témoigne d’une volonté et d’une certaine vision des relations entre la France et le pays d’accueil, la Jordanie."


 



 

En Egypte

Le ministre a poursuivi sa tournée en Egypte où il s’est déjà rendu fin juillet. Au Caire, il a été reçu par le Président de la République M. Hosni Moubarak. Dans le cadre de ses consultations, il a eu des entretiens avec son homologue, M. Abul Gheit, et le ministre de la Défense. Il a rencontré également le Secrétaire Général de la Ligue Arabe, M. Amr Moussa. Le ministre a recueilli les vues de l’Egypte et de la Ligue Arabe, deux acteurs majeurs de la scène régionale, sur la relance du processus de paix, ainsi que sur les crises qui affectent la stabilité de la région.

- Point de presse de M. Bernard Kouchner, devant la Ligue arabe (Le Caire, 13 septembre 2007)

"Je remercie d’abord mon ami Amr Moussa de m’avoir reçu ici à la Ligue arabe et je suis très heureux que nous ayons pu échanger quelques remarques, quelques expériences, qui viennent de ce dernier voyage au Moyen-Orient.

Il a été assez gentil pour dire que la diplomatie française était active. Elle est active. Est-elle efficace ? Je ne sais pas, nous verrons... Mais nous verrons sûrement ensemble, car nous avons l’intention, la France a l’intention de travailler étroitement avec la Ligue arabe."


- Point de presse conjoint de M. Bernard Kouchner, et du ministre égyptien des Affaires étrangères, M. Ahmed Aboul Gheit, à la présidence de la République (Le Caire, 13 septembre 2007)

"Un effort a déjà été accompli. La même direction vers la naissance de ce fameux Etat palestinien que nous recherchons depuis des années et des années. Il y a quelque chose d’ouvert. Vous savez, c’est magique, de l’alchimie, de la chimie entre les deux peuples. Ce n’est pas suffisant, mais c’est un bon début. Et M. Ehud Olmert et Mr Abou Mazen parlaient avec les mêmes mots, la nécessité d’un succès de cette conférence. Mais conférence ou réunion, je suis d’accord, nous ne le savons pas pour le moment. Ce n’est pas assez pour nous. Si c’est assez pour eux, c’est un début. Nous verrons. Nous travaillerons."


 


Au Liban

Le ministre a achevé son déplacement au Proche-Orient par une étape à Beyrouth le 13 septembre.

Le ministre s’est entretenu avec M. Fouad Siniora, président du Conseil des ministres, avec M. Nabih Berri, président du Parlement, avec M. Saad Hariri, député de Beyrouth et président du Courant du Futur, et avec le Patriarche maronite, Monseigneur Sfeir.

Par ailleurs, le ministre a rencontré les représentants des chefs de file du dialogue national à une réception qu’il a donné à la Résidence des Pins. Cette rencontre a permis de poursuivre le dialogue engagé lors de la réunion de la Celle Saint Cloud. Celle-ci s’inscrivait dans la poursuite de nos efforts en faveur du dialogue inter-libanais. Il parait au ministre qu’il y a des opportunités à saisir et il s’en est entretenu avec plusieurs responsables politiques libanais.

- Déclaration du ministre à son arrivée à l’aéroport international de Beyrouth (Beyrouth, 13 septembre 2007)

- Déclaration du ministre à l’issue de son entretien avec le président de la Chambre des députés, M. Nabih Berry (Beyrouth, 13 septembre 2007)

"J’ai eu le plaisir de rencontrer pendant plus d’une heure le président Nabih Berry, et de m’entretenir avec lui, vous le pensez bien, de la situation au Liban et des élections présidentielles qui s’annoncent.

Je connais le président Berry depuis des dizaines d’années. Je sais son effort et sa passion du Liban.

Et je sais qu’il veut travailler et tendre la main et discuter parce qu’il est favorable à l’unité et à l’intégrité du Liban."


- Déclaration de M. Bernard Kouchner à l’issue de son entretien avec le président du Conseil des ministres libanais, M. Fouad Siniora (Beyrouth, 13 septembre 2007)

"Je me suis largement entretenu avec le Premier ministre, M. Fouad Siniora, et je suis heureux, aujourd’hui. Je suis satisfait parce que mes amis libanais ont accepté les uns et les autres, je crois, je veux le croire, d’entamer un dialogue fructueux avant l’élection présidentielle qui doit se tenir, selon la Constitution, à l’heure dite, le jour dit, et avec des candidats du consensus ou un candidat du consensus qui seront, qui sera discuté."


- Déclaration du ministre à l’issue de son entretien avec M. Saad Hariri (Beyrouth, 13 septembre 2007)

"Ce qui va se passer, je l’espère, c’est que ce dialogue sera positif et qu’à partir du 25, c’est à dire dans 13 jours, c’est-à-dire moins de deux semaines, jusqu’au mois de novembre, les choses se dérouleront. Il faut que cette élection soit faite selon la Constitution, à la date prévue, qu’elle se déroule de la façon la plus ouverte et la plus démocratique. C’est cela qui compte et je pense qu’il y a quelque chance que cela se déroule ainsi. J’en suis très heureux."


- Entretien de M. Bernard Kouchner, avec la chaine de télévision "Tele Liban" (Beyrouth, 13 septembre 2007)

"Il faut absolument que dans ce pays merveilleux les communautés s’entendent suffisamment malgré leur divergence, leur poids historique et les difficultés. C’est uniquement cela que la France veut vous dire comme une amie, et une amie de toutes les communautés. Nous ne choisissons pas. Nous avons été partout. Nous les connaissons bien. Elles méritent un peu que le mauvais sort que certains leur préparent."