Egypte

La France et l’Egypte

Brève

Tragédie de Port-Saïd - Déclaration d’Alain Juppé (02 février 2012)

"j’exprime mes condoléances, ma sympathie et ma solidarité aux familles et aux proches des victimes ainsi qu’au peuple et aux autorités égyptiens."

Présentation

Relations politiques

La France et l’Egypte entretiennent des relations politiques historiques, marquées par un intérêt réciproque et une proximité culturelle. La France a soutenu le processus de transition en Egypte. Le Ministre d’Etat Alain Juppé s’est rendu au Caire les 5 et 6 mars 2011 pour rencontrer les différents acteurs de la révolution du 25 janvier et les autorités égyptiennes. A cette occasion, il a rappelé la disponibilité de la France à aider l’Egypte, si elle le demande, pour contribuer à la réussite du processus de transition politique en cours.

- Voir également le site de l’ambassade de France en Egypte.

Relations économiques

Les échanges commerciaux bilatéraux ont cru en 2009 de 7%, avec une hausse en valeur de 73% entre 2004 et 2009. La France demeure pour en 2009 le 6ème fournisseur de l’Egypte et son 5ème client. Les exportations françaises ont fortement progressé (+14% en 2009) tandis que les importations (gaz naturel, engrais, cuivre) sont restées stables. Notre part de marché s’est accrue, atteignant 4,2% en 2009 contre 3,6% en 2008. L’Egypte est passée au premier rang des pays clients de la France au Proche-Orient avec 33% du total, devant le Liban et Israël. Cette progression est pour beaucoup due à la forte hausse de nos ventes de blé, et dans une moindre mesure de produits pharmaceutiques, ainsi que métallurgiques et métalliques. La balance commerciale reste favorable à la France avec un solde net de 461 M€ et un taux de couverture de 150%. En tendance, les échanges évoluent vers un plus grand équilibre.

La France figure en outre entre le 2ème et le 5ème rang des investisseurs étrangers depuis 2004, derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni et plus récemment les Emirats Arabes Unis et le Koweit mais devant l’Allemagne et l’Italie. Cette présence, qui est le fait de quelques grandes entreprises, est concentrée dans les services (télécommunications, banque, assurances, tourisme, transports aériens et maritimes, distribution, environnement…) et tend à se diversifier dans les secteurs industriels (ciment, énergie, équipements électriques, produits pharmaceutiques et alimentation). La dernière opération d’envergure concerne le rachat par Lafarge d’OrascomCement, réalisé en janvier 2008. Un accord de protection des investissements (1974) et une convention fiscale (1980) existent entre les deux pays.

Notre coopération financière est traditionnellement importante : l’Egypte est le 3ème bénéficiaire du mécanisme FASEP. L’Agence Française de Développement (AFD) a déjà approuvé des financements pour un montant total de plus de 290 millions d’euros, dont 150,5 millions pour la seule année 2009, atteignant ainsi les objectifs fixés en décembre 2008 par le Premier ministre Mr. François Fillion, lors de sa visite en Egypte. Elle est prête à augmenter sa contribution pour aider l’Egypte dans cette phase de transition.

Coopération culturelle, universitaire, scientifique et technique

Notre coopération culturelle, scientifique et technique est traditionnellement orientée vers l’archéologie, la promotion du français et la formation des élites. La coopération universitaire franco-égyptienne s’appuie sur le « Pôle universitaire francophone », qui regroupe 1200 étudiants, au sein de l’Université française d’Egypte, des filières francophones implantées dans les plus grandes universités égyptiennes (Université du Caire) et de l’Université Senghor d’Alexandrie.

L’Université française d’Egypte (http://portal.ufe.edu.eg/spip/) a commencé à fonctionner dès octobre 2002. Elle a été inaugurée officiellement en avril 2006, lors de la visite du Président Jacques CHIRAC au Caire. La France apporte un appui logistique et financier à l’UFE qui compte environ 400 étudiants répartis entre 3 facultés (langues étrangères appliquées, gestion et systèmes d’information, sciences de l’ingénierie) qui ont toutes signé des conventions avec des partenaires français prestigieux. A partir des atouts dont elle dispose (trilinguisme, possibilité de double diplôme), son objectif est de devenir une institution de référence.

L’année 2010 a été décrétée « Année franco-égyptienne de la science et de la technologie » et avisé à valoriser et renforcer la coopération bilatérale autour de six axes principaux : les sciences de l’information et de la communication, le développement durable (énergies renouvelables, eau, environnement, changement climatique, agriculture), l’espace, l’énergie nucléaire et les nouvelles technologies au service de l’archéologie et de la santé. L’AFD, présente en Egypte depuis février 2007, poursuit trois objectifs dans ses interventions : promotion d’une économie compétitive mieux intégrée à l’Union européenne ; intégration sociale et réduction de la pauvreté ; développement durable, respectueux de l’environnement et du patrimoine culturel du pays. Elle devrait également répondre aux sollicitations des autorités égyptiennes, compte tenu de leurs nouvelles priorités.

Voir également les sites Internet suivants :
- Centre français de culture et de coopération
- Agence française de développement
- Institut français d’Archéologie Orientale (IFAO) et le Centre franco-égyptien d’études des temples de Karnak et ses 11 missions, qui assurent à la France une place de premier plan dans le domaine de l’archéologie
- Centre français de recherches en sciences sociales sur l’Egypte moderne et contemporaine (CEDEJ)
- Institut de recherche pour le développement (IRD)
- Université Française d’Egypte

Mise à jour : 04.04.11

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