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Nous saluons l’annonce par le gouvernement ivoirien d’une date pour le premier tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, fixé au 29 novembre 2009, à l’occasion du dernier Conseil des ministres.

La tenue d’élections libres, transparentes et équitables en Côte d’Ivoire a toujours constitué une priorité pour la France, comme pour la communauté internationale.

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Introduction


L’héritage laissé après la décolonisation avait justifié une relation politique riche suscitant des échanges à de multiples niveaux (43ème BIMA à Abidjan -dissous en juin dernier-, accords de défense, coopération civile dense).

La France est intervenue en Côte d’Ivoire au lendemain de la tentative de coup d’Etat du 19 septembre 2002 afin de protéger ses ressortissants. Très vite, le rôle de la France a évolué vers une interposition entre les forces armées du gouvernement ivoirien et la rébellion. Cette action a évité au pays de plonger dans le chaos avec son cortège de massacres et de destructions. Mais, ce faisant, les deux parties ont reproché à la France son rôle en estimant, l’une et l’autre, avoir été privées, du fait de sa présence, d’une victoire militaire. La communauté internationale, notamment les Nations Unies, a, au contraire, avalisé le processus de sortie de crise défini par l’Accord de Marcoussis (janvier 2003) sous l’impulsion de la France tandis que le Conseil de sécurité donnait mandat à la force Licorne de soutenir l’opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI).

La France a constamment évité de se laisser enfermer dans un tête-à-tête durable avec les Ivoiriens en favorisant le rôle de la communauté internationale et des Africains. Cependant, le bombardement d’une position de Licorne par l’armée loyaliste ivoirienne le 6 novembre 2004, les exactions dont ont été victimes les membres de la communauté française, ainsi que la nécessaire réaction de la force Licorne pour assurer leur protection, ont alors tendu la relation franco-ivoirienne.

L’enjeu est aujourd’hui d’accompagner la mise en œuvre du processus de Ouagadougou, au sein de la Communauté internationale. Aussi, la reconstruction de la confiance entre la France et la Côte d’Ivoire passe-t-elle par la bonne mise en œuvre de cet Accord. La France est pleinement mobilisée à la réussite de ce processus de sortie de crise afin qu’il puisse aboutir rapidement à des élections transparentes et crédibles.

Lien vers le site de l’ambassade de France

Mise à jour : 11.12.09.