Présentation du Costa Rica

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Costa Rica

Nature du régime : République démocratique unitaire dotée d’un régime présidentiel

Chef de l’Etat (et Chef du Gouvernement) : Mme Laura Chinchilla

Données géographiques

Superficie : 51100 km2

Capitale : San José (1,4 M habitants 2009)

Villes principales : Alajuela, Cartago, Heredia, Liberia, Puerto Limón, Puntarena

Langue officielle : espagnol

Monnaie : colón costaricain (1 colón = 0,001 €)

Fête nationale : 15 septembre

Données démographiques

Population : 4,6 M. d’habitants (40 % vivent dans l’aire métropolitaine San José-Alajuela-Cartago-Heredia)

Densité : 88 habitants au km2

Croissance démographique : 1,3 % (2010)

Espérance de vie : 79 (données PNUD 2010)

Taux d’alphabétisation : 96 % (2010)

Religion (s) : catholiques 76 %, protestants et évangélistes 16 %, autres 5 %, athées 3 %

Indice de développement humain : 62 (données PNUD 2010)

Données économiques

PIB : 29,3 Mds $ (Banque Mondiale 2010)

PIB par habitant : 6 345 $ (Banque Mondiale 2010)

Taux de croissance : 3,4 % (2010)

Taux de chômage (au sens du BIT) : 7,3 % (2010)

Taux d’inflation : 5,8 % (2010)

Solde budgétaire :- 5 % (2010) déficit fiscal 6 % (chiffres costariciens début 2011)

Balance commerciale : - 1,35 Mds $ (2010)

Principaux clients (2009) : Etats-Unis (32,6%), Pays-Bas (12,8%), Chine (11,9%), Mexique (4,2%)

Principaux fournisseurs (2009) : Etats-Unis (44,7%), Mexique (7,6%), Venezuela (5,6%), Chine (5,1%), Japon (4,7%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2010) :
- agriculture : 6 %
- industrie : 23 %
- services : 71 %

Exportations de la France vers le Costa Rica : 77,5 M€ (2010)

Importations françaises depuis le Costa Rica : 146,8 M€ (2010)

Communauté française au Costa Rica : 3000 (2010)

Communauté costaricienne en France : 300 (2010)

Politique intérieure

Les institutions :

Elu pour 4 ans au suffrage universel, le Président de la République est aussi le Chef du Gouvernement.

L’Assemblée législative élue également pour 4 ans au suffrage universel est composée de 57 députés. 8 partis sont représentés à l’Assemblée.

La Cour Suprême de Justice (Corte Suprema) est la plus haute institution judiciaire du pays. Elle est composée de 22 juges élus pour 8 ans par l’Assemblée législative.

La vie politique :

A la fin de son deuxième mandat (2006-2010) Oscar Arias a présenté un bilan globalement positif dans la mesure où son gouvernement a assuré la stabilité politique et économique du pays, qui doit cependant faire face à une forte hausse de la criminalité générée par le trafic de drogue et lié au développement transfrontalier des Maras.

Le 7 février 2010, Mme Laura Chinchilla est élue au premier tour Présidente du Costa Rica. Première femme présidente de ce pays, au titre du Parti de Libération Nationale, elle était vice-présidente du gouvernement Arias. Son programme est basé sur la lutte contre l’insécurité, la protection de l’environnement, la création de nouveaux emplois, notamment dans la construction, et l’extension de la couverture médicale aux populations les plus démunies.

Un pacte gouvernemental du PLN avec le Mouvement Libertario permettait à Mme Chinchilla de gouverner avec une petite majorité parlementaire. Or, lors du renouvellement des membres du bureau de l’Assemblée, le 1er mai 2011, le Mouvement Libertario a rompu le pacte gouvernemental. Une alliance purement formelle des 5 partis d’opposition a détrôné le PLN au sein du Bureau de l’Assemblée, donnant un nouveau visage à la vie politique costaricienne, passée d’un bipartisme PLN/PUSC à un multipartisme. L’exécutif ne se trouve plus maître de l’ordre du jour des sessions parlementaires, et rencontrera des difficultés accrues pour faire approuver les lois capitales lui permettant de réaliser le programme de gouvernement et les réformes structurelles impopulaires, comme la réforme fiscale.

Situation économique

Sans armée depuis 1948, le Costa Rica présente une situation économique enviable en Amérique centrale, dont il est un pôle de stabilité. Grâce à la mise en place, il y a 60 ans, d’un Etat-providence, il s’est doté d’un système de protection sociale de haut niveau et a réussi à réduire fortement la pauvreté, limitée à 16 % de la population (taux le plus bas de la région).

Le secteur agricole (café, banane, sucre, fleurs et fruits tropicaux) représente 6 % du PIB, l’industrie pesant 23 % -pays le plus industrialisé de l’isthme- et les services assurant plus de 71 % de l’activité (dont 10 % pour le seul secteur touristique).

Des zones franches accueillent des entreprises de télécommunications, d’informatique, des centres d’appel, des laboratoires, des industries pharmaceutiques. Ce type d’activités atteste d’une part du niveau d’éducation élevé, d’autre part du fort taux d’ouverture de l’économie. L’instauration de zones franches a encouragé les flux d’IDE, qui ont atteint 1 Md US$ en 2008, faisant du Costa Rica, conjointement avec le Panama, le principal récepteur d’IDE d’Amérique centrale.

Le tourisme est l’une des filières les plus dynamiques de l’économie costaricienne. Il profite de la richesse biologique du pays, notamment par le concept de l’écotourisme, encouragé par les autorités.

Ce contexte a permis d’assurer au pays une croissance moyenne proche de 6 % de 1994 à 2006. En 2008, la croissance est cependant retombée à 4 %, et a même été légèrement négative en 2009. Toutefois, elle atteint 3,4% en 2010.

Les effets de la crise internationale

La crise financière internationale a amplifié certaines faiblesses de l’économie costaricienne : l’inflation demeure à un niveau élevé (un peu moins de 6% en 2010) et la dépendance énergétique est forte. Le Costa Rica est peu diversifié dans ses productions agricoles et reste très dépendant de l’extérieur en termes d’importation de blé et de maïs.

Politique extérieure

A l’instar des ses voisins de l’isthme, le Costa Rica a pour premier partenaire commercial les Etats-Unis, qui sont à l’origine de plus des deux tiers des IDE. L’accord de libre échange entre les deux pays (CAFTA-DR) est entré en vigueur en novembre 2008. La relation bilatérale comporte également une dimension humaine significative, le Costa Rica accueille plus de 700000 touristes américains par an et plus de 50000 citoyens américains retraités ont choisi de s’y installer.

Le Costa Rica est le seul pays d’Amérique centrale à avoir rompu 60 années de relations diplomatiques amicales avec Taïwan pour établir des relations avec la Chine continentale (juin 2007), qui est devenue son deuxième partenaire économique, alors même que le traité de libre-échange signé entre les deux pays en 2007 n’est pas encore entré en vigueur. Le Costa Rica se voit comme un pont entre la Chine et l’Amérique centrale, et voit en ce pays sa porte d’entrée en Asie. L’ouverture du Costa Rica vers l’Asie ne se limite pas à la Chine ; il vient d’inaugurer une nouvelle Ambassade à New Delhi, a fêté ses 70 ans de relations avec le Japon, et la Corée est le premier investisseur asiatique au Costa Rica.

Au Proche-Orient, San José a également procédé à une évolution diplomatique majeure. Le 1er décembre 2006, le Costa Rica a transféré son ambassade en Israël de Jérusalem à Tel Aviv et rétabli des relations diplomatiques avec plusieurs pays arabes (Egypte, Jordanie, Koweit, Bahreïn)

La relation du Costa Rica avec ses voisins centraméricains est complexe. Le pays participe activement à plusieurs institution du Système d’Intégration Centre-Américain (SICA) mais considère, comme le Panama, qu’il n’a pas les mêmes besoins que ses voisins du nord, et hésite à s’engager plus avant dans l’intégration régionale. Il n’est pas membre du Parlacen (parlement centraméricain) ni de la Cour Centraméricaine de Justice. En revanche, ses relations avec l’Amérique latine sont étroites et le lien avec la Caraïbe se renforce ; San José a signé un traité de libre-échange avec les 13 pays de la Caricom, vers laquelle ses exportations ont plus que doublé depuis 2004, atteignant un montant de 75 M$ en 2008.

Les relations extérieures du Costa Rica ont été marquées, depuis novembre dernier, par le différend frontalier avec le Nicaragua, autour du dragage invasif du Rio San Juan par les autorités nicaraguayennes. Ce fleuve nicaraguayen constitue la frontière entre les deux Etats, frontière dont le tracé devient imprécis à l’embouchure du fleuve qui évolue au gré des dépôts d’alluvions. La Cour Internationale de Justice a rendu une décision le 8 mars dernier, qui a permis d’apaiser les tensions, en attendant un jugement définitif sur le fond.

Les relations avec l’Europe reposent sur des valeurs communes. En octobre 2007 avaient débuté à San José les négociations sur un accord d’association (incluant dialogue politique, aide et échanges commerciaux) entre les pays d’Amérique centrale et l’Union Européenne. Ces négociations ont abouti par la conclusion durant le dernier sommet de Madrid (mai 2010) du premier accord que l’Union Européenne signe de région à région.

Activisme du Costa Rica au niveau multilatéral

L’agenda environnemental, les enjeux globaux, les Droits de l’Homme (élection au Conseil des Droits de l’Homme en mai 2011) et plus récemment la lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée sont les axes prioritaires de la politique extérieures du Costa Rica.

Le Président Arias (Prix Nobel de la Paix en 1987) avait lancé le Consensus du Costa Rica pour demander aux bailleurs de fonds de moduler leur aide publique au développement en fonction des efforts consentis par les pays bénéficiaires pour réduire leurs dépenses militaires et augmenter leurs investissements dans l’éducation, la santé, la lutte contre la pauvreté et la défense de l’environnement.

En adoptant en 2007 l’initiative « Paz con la naturaleza » le Costa Rica s’est fixé comme objectif d’être le premier pays au monde à être neutre en carbone d’ici 2021, et comme moyen la reforestation et le développement des énergies renouvelables. Il a ainsi institué -avant que cela ne devienne une des pistes majeures de réflexion de la communauté internationale- un système de paiements pour les services environnementaux (surtout dans le secteur forestier), financé en partie par une taxe prélevée sur la consommation de carburants fossiles. Le Costa Rica est partenaire du programme REDD+.

C’est une diplomate costaricienne, Christina Figures (la propre fille de l’ancien président José Figueres passé à la postérité pour avoir aboli l’armée) qui est chargée des négociations sur le climat à l’ONU. Elle est secrétaire générale de la CCNUCC (Convention cadre sur le changement climatique) depuis Juillet 2010.

Mise à jour : 24.05.11

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