Présentation du Congo

Présentation

Données générales

Données générales

Nom officiel : République du Congo
Nature du régime : République
Chef de l’Etat et de gouvernement : Denis Sassou Nguesso

Données géographiques

Superficie : 342 000 km²
Capitale : Brazzaville
Villes principales : Pointe-Noire, Dolisie, Mossendjo, Nkayi, Ouesso
Langue (s) officielle (s) : Français (officielle), lingala
Monnaie : Franc CFA (1 euro = 655,96 XAF)
Fête nationale : 15 août

Données démographiques

Population : 3,9 millions (INED, 2009)
Densité : 11 h/km2
Peuples : Kongo, Téké, Mbochi, Oubanguiens, Nzebi, Sangha
Croissance démographique : 2,3% (INED, 2009)
Espérance de vie : 55,8 ans (INED, 2009)
Taux d’alphabétisation : 81,1 % (PNUD, 2009)
Religion (s) : christianisme (plus de 90%), islam, animisme
Indice de développement humain : 137e sur 187 (PNUD, 2011)

Données économiques

PIB (aux prix courants du marché) : 8,5 Md$ (Mission Economique, 2010)
PIB /habitant PPA : 3 715 US $ (ME, 2011)
Taux de croissance : 9,5% (Mission économique, 2010), estimé à 6,3% en 2011
Taux d’inflation : 0,7% en 2010, 2,8% en 2011% (estimation Mission économique)
Solde budgétaire : +25,5% du PIB (ME, 2010)
Balance commerciale : + 3,9 milliards US $ (ME, 2010)
Principaux clients : Etats-Unis (33%), Chine (31%), Taïwan (8,37%) (ME, 2010)
Principaux fournisseurs : France (20%), Chine (12%), Etats-Unis (8%) (ME, 2010)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (ME, 2009) :
- agriculture (bois) : 6,3 %
- industrie (pétrole) : 67%
- services : 26,7%

Production pétrolière (décembre 2011) : 300.000 barils/jour (350.000 b/j en 2010)
Exportations françaises vers le Congo (2010) : 448 millions € (ME, 2010) (455 millions € en 2009)
Importations françaises du Congo (2010) : 565 millions € (ME, 2010) (465 millions € en 2009)

Consulat de France : Pointe-Noire
Communauté française au Congo : 4512 inscrits au registre des français de l’étranger au 31/12/2010 (DFAE)
Communauté congolaise en France : environ 25 000 résidants autorisés à séjourner en France (DFAE, décembre 2007)

Politique intérieure

Le Congo s’est remis lentement des trois guerres civiles (en 1994, 1997 et 1998) qui ont causé d’importantes pertes humaines et matérielles. Le mandat du Président Lissouba (élu en 1992 lors du premier scrutin pluraliste) avait été marqué par une succession de crises politiques et militaires, qui avait conduit à l’émergence de milices armées au service des trois principaux responsables politiques, MM. Lissouba, Kolelas et Sassou Nguesso. Ces milices s’étaient violemment affrontées en 1994 puis en 1997, à la veille du scrutin présidentiel. Le général Denis Sassou Nguesso (au pouvoir de 1979 - à la suite d’un un coup d’Etat - à 1992) est sorti vainqueur, grâce à l’intervention militaire de l’Angola. Les milices se sont à nouveau affrontées en 1998-1999, faisant 20 000 morts.

Des négociations politiques, de décembre 1998 à mai 1999, suivies d’un « dialogue national sans exclusive » (11-14 avril 2001), sans MM. Lissouba et Kolelas, en exil à l’étranger, puis d’une « convention nationale pour la paix », ont ouvert la voie à la mise en place de nouvelles institutions et à un cycle électoral complet en 2002. La coalition du président Sassou Nguesso, emmenée par le Parti Congolais du Travail (PCT, ancien parti unique), a remporté une très large victoire lors des différents scrutins : référendum constitutionnel du 20 janvier 2002 (88 % de « oui »), présidentielle du 10 mars (89 % des voix). Les élections législatives, locales et sénatoriales de 2002 se sont traduites par un nouveau recul de l’opposition. Un gouvernement, offrant les premiers rôles au PCT, a été formé le 18 août 2002. Depuis lors, les différentes élections ont confirmé la forte domination du parti présidentiel et les remaniements successifs très limités (en 2005 et 2007) , n’ont pas modifié la donne.

Les élections législatives de l’été 2007, qui se sont déroulées dans le calme, ont confirmé la stabilité du pays. Toutefois, les observateurs internationaux de l’Union africaine ont critiqué leur organisation et leur déroulement. La forte abstention (80%) relativise les résultats officiels (large victoire de la majorité présidentielle). Les élections locales de juin 2008 n’ont pas apporté de changement à cette situation. L’échéance principale de 2009 était l’élection présidentielle, qui s’est déroulée le 12 juillet. 13 candidats étaient en lice. Denis Sassou Nguesso a été réélu au premier tour avec 78,61% des suffrages exprimés. Selon les observateurs internationaux délégués par l’Union africaine et la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale, les élections se sont déroulées dans des conditions satisfaisantes et dans le calme. Des candidats de l’opposition, dont certains avaient appelé au boycott du scrutin, ont néammoins critiqué le déroulement de la campagne électorale et de l’élection, contestant notamment le taux de participation au scrutin. Cinq ont déposé des requêtes en annulation auprès de la Cour constitutionnelle qui a finalement rejeté leurs recours et validé la réélection de Denis Sassou Nguesso pour un nouveau mandat de 7 ans.

Des élections sénatoriales partielles se sont tenues en octobre 2011. Les prochaines élections législatives se dérouleront en juin 2012.

La région du Pool (aux portes de Brazzaville) semble sortir lentement de la crise. L’application de l’accord du 17 mars 2003 entre les rebelles du pasteur Ntumi et les troupes gouvernementales s’est avérée longue et difficile. Certaines avancées ont été observées vers une solution pacifique de la crise : au cours de l’année 2007, le mouvement rebelle s’est transformé légalement en parti politique, le Conseil National des Républicains. En juin 2008, son chef, le pasteur Ntumi a proclamé symboliquement la dissolution de la branche armée. Il occupe par ailleurs depuis fin décembre 2009 la fonction de délégué général auprès du Président de la République chargé de la promotion des valeurs de paix et des séquelles de guerre. Le programme de désarmement-démobilisation et réinsertion conduit par la Banque Mondiale (BM), de 25 millions de dollars (financé par la BM, l’UE, le Japon et le Congo), relancé en juin 2008, a obtenu des résultats mitigés. La région se désenclave progressivement grâce à la reconstruction de la route Brazzaville-Kinkala et à terme de l’axe Brazzaville-Pointe Noire qui traverse la région.

Situation économique et financière

Après avoir connu une récession en 2007, l’économie congolaise a enregistré une croissance plus soutenue en 2008 (+ 7,3% environ) et a été peu affectée par la crise mondiale en 2009 (taux de croissance de 6,7% en 2009). Le taux de croissance en 2010 est de 9,5%. Il est estimé à 6,3% en 2011, du fait de la baisse de la production pétrolière.. Les hydrocarbures constituent environ 90% des exportations congolaises, les 2/3de son PIB et les 3/4 des recettes budgétaires.

Le Congo a assaini sa situation financière. Avant le passage en Club de Paris de 2004, la dette extérieure publique totale du Congo était estimée par le FMI à 8,5 milliards de dollars (pays le plus endetté au monde par habitant), dont plus de la moitié était due aux créanciers du Club de Paris. Depuis 2004, ce dernier a traité 3 milliards de dollars de dettes, en annulant plus de la moitié dans le cadre de l’initiative PPTE, et ré-échelonnant le reste (1,45 milliards de dollars). Le Congo a atteint le point de décision de l’initiative PPTE (programme d’annulation de dette pour les Pays Pauvres Très Endettés) le 9 mars 2006. Il s’est vu octroyer en décembre 2008 une nouvelle facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) et il a atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE fin janvier 2010. L’atteinte de ce point d’achèvementa permis au Congo de bénéficier d’une réduction de sa dette extérieure publique de l’ordre de 31%, soit 1,9 milliard de dollars. Par ailleurs, l’accord trouvé avec le Club de Paris et le Brésil le 18 mars 2010 a validé une annulation de 981 millions de dollars dans le cadre de l’initiative PPTE renforcée et un allègement additionnel de de dette de 100% sur une base bilatérale pour un montant de 1,4 milliard de dollars, soit un effort total d’annulation de 2,4 milliards. Les efforts de bonne gouvernance pétrolière (audits de la SNPC) et d’orthodoxie budgétaire ont permis d’atteindre ce résultat. . Les institutions financières internationales rappellent que cet effort doit être désormais poursuivi et renforcé.

En 2002, la dette extérieure publique totale du Congo était estimée par le FMI à 8,5 milliards de dollars, dont plus de la moitié due aux créanciers du Club de Paris. Elle est aujourd’hui de l’ordre de 2 milliards d’euros. Vis-à-vis des créanciers privés, le Congo a signé un accord de traitement de sa dette privée extérieure, autorisant l’annulation d’une grande partie de celle-ci.

En février 2005, Brazzaville a accueilli un sommet des chefs d’Etat d’Afrique centrale sur les Forêts du Bassin du Congo, projet régional de développement durable et de préservation de l’environnement, auquel la France apporte son soutien. Le Congo s’investit de plus en plus dans la question de la préservation de la forêt (forum international organisé à Brazzaville fin 2008, signature d’une convention contre le commerce du bois illégal avec l’Union européenne en mai 2009, organisation d’un sommet sur les 3 bassins forestiers tropicaux en juin 2011). La réintégration du Processus de Kimberley (novembre 2007) et les progrès enregistrés dans l’initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) sont encourageants. Des projets dans le domaine de la lutte contre le sida, l’éducation de base, le renforcement des capacités de transparence et de gouvernance ou les infrastructures sont également en cours, avec pour objectif le redressement global de l’économie intérieure.

Politique extérieure

Après les guerres civiles qui l’avaient mis à l’écart, le Congo est progressivement sorti de son isolement depuis 2002 : restauration des liens avec les Etats africains riverains (RDC, RCA,…) ainsi qu’avec la communauté internationale (FMI, Banque Mondiale, PNUD, Union Européenne, Etats-Unis…). Les contacts sont réguliers avec la Chine qui déploie une activité économique intense au Congo dont elle est l’un des premiers partenaires économiques, au même titre que la France et les Etats-Unis.

Le Congo a présidé en 2003 la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) et de 2003 à 2007, la Communauté Economique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC). En 2010, Le Congo préside de nouveau la CEMAC en 2010. Le Congo a présidé l’Union Africaine en 2006 et a été également membre non-permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour le biennum 2006-2007. Il a été élu au Conseil des Droits de l’Homme en 2011 pour une durée de 3 ans.

Au plan régional, le principal partenaire du Congo est l’Angola. L’aide décisive de l’Angola, lors des guerres civiles de 1997 et de 1998-1999, fait de ce pays un allié privilégié. Le Congo s’est rapproché de la Guinée équatoriale.

Il fournit un contingent en République centrafricaine pour sécuriser Bangui dans le cadre de la MICOPAX 1 (ancienne force FOMUC passée sous l’autorité de la CEEAC depuis juillet 2008, la MICOPAX compte 521 hommes dont 120 Congolais).

Les relations avec la République Démocratique du Congo (RDC) sont stabilisées. Le Congo suit avec attention le processus électoral actuellement en cours en RDC. Le Congo, qui a été affecté par l’instabilité en RDC, est membre de la Conférence internationale régionale pour les Grands Lacs (CIRGL) et a participé au sommet de Nairobi en novembre 2008 lors de la crise en RDC. L’actuel afflux de déplacés de RDC dans la région de la Likouala suite aux tueries commises dans la ville de Dongo dans la province de l’Equateur (RDC) inquiète cependant, compte tenu des risques de déstabilisation afférents et de la difficulté à gérer l’accueil des personnes déplacées. Un retour de ces déplacés vers leur région d’origine est envisagé dès que les conditions le permettront. Un accord tripartite entre le Congo, la RDC et le HCR a été signé en ce sens le 10 juin 2010.

Mise à jour : 20.01.12

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