Présentation
Données générales
Politique intérieure
Situation économique et financière
Politique extérieure
Données générales
Données géographiques et générales
Dénomination officielle : Union des Comores
Capitale : Moroni
Superficie : 1862km² (Grande Comore : 1.148 km², Anjouan : 424 km², Mohéli : 290 km²)
Langue(s) officielle(s), autre(s) : Comorien ("Shikomor", langue nationale), français, arabe
Composition de la population : Antalote, Cafre, Makoa, Oimatsaha, Sakalava
Données démographiques
Population : 700.000 hab (estimation FMI) (+ 150.000 à 200.000 personnes d’origine comorienne résidant en France métropolitaine, 55.000 à Mayotte et 40.000 à la Réunion)
Population : 0,7
Taux de croissance (1975-2000, moyenne annuelle) : 2,4
Espérance de vie à la naissance (2000) : 63
Risque de décès avant 40 ans (enfants nés entre 1995 et 2000) : 20,6
Religion(s) : Islam sunnite (98%), Catholiques romains (2%)
Rang dans le classement du développement humain (2005) : 132 (sur 177)
Taux d’alphabétisation (en % des plus de 15 ans) : 56,2
Taux d’alphabétisation des femmes (en % des plus de 15 ans) : 49,1
Enfants atteignant la 5ème année de scolarisation (en %) : 72
Population ayant accès aux médicaments et vaccins essentiels : 80-94
Taux de séroprévalence du VIH/sida (en % de la population) : 0,3 %
Données économiques
PIB en millions de USD (2007) : 443,3
PIB/hab en USD (2007) : 633
Taux de croissance (2008) : 0,5%
Dette extérieure (et % PIB) : 282 M$ (70% PIB)
Devises : Franc comorien (1 euro = 492 FC)
Exportations totales (MUS$) : 9,5 (2007)
Importations totales (MUS$) : 140,1 (2007)
Principaux clients : Pays-Bas, France,Italie, Singapour
Principaux fournisseurs : France, Emirats Arabes Unis, Afrique du Sud,Pakistan
Exportations France vers les Comores (M$) : 34,8 (FMI 2006)
Importations France des Comores (M$) : 1,74 (FMI 2006)
Ambassadeur de France : M. Luc Hallade (juillet 2008)
Ambassadeur des Comores : M. Abadallah Mirghane (agréé le 13 mai 2009)
Communauté française : 1815 personnes (dont 1262 franco-comoriens)
Politique intérieure
Une histoire chaotique, des crises politiques au processus de réconciliation de FOMBONI
Une instabilité chronique conduisant à une crise politique majeure (1975-1999) Accédant à l’indépendance en juillet 1975, les Comores comptent trois îles (Grande Comore, Anjouan, Mohéli) tandis que la quatrième île de l’archipel, Mayotte, reste sous administration française après avoir voté contre l’indépendance au référendum de 1974. Les Comores connaissent une très grande instabilité politique (une vingtaine de coups d’Etat ou tentatives, interventions de mercenaires) qui fragilise les institutions. La dernière - et la plus grave - crise touche Anjouan en 1997. Cette île, la plus densément peuplée et la plus pauvre des Comores, fait sécession et demande son rattachement à la France avant de proclamer son indépendance le 3 août 1997, suivie de Mohéli. Le gouvernement échoue à rétablir son autorité sur Anjouan par la force en 1998 et s’affaiblit, ce qui ouvre la voie au coup d’Etat du Colonel Azali, le 30 avril 1999.
Accord de Fomboni, naissance de « l’Union des Comores » et élections présidentielles (2001-2002) L’OUA et l’OIF, soutenues par la France, interviennent dans le règlement du conflit. Des négociations difficiles permettent de parvenir à un accord-cadre de réconciliation nationale, dit « Accord de Fomboni II » (17 février 2001). L’accord prévoit une constitution fédérale pour le « nouvel ensemble comorien. » La nouvelle constitution de « l’Union des Comores » est adoptée par référendum le 23 décembre 2001. Cette constitution crée un Etat fédéral composé de trois îles dotées d’une large autonomie, avec une présidence tournante entre les îles. Le Colonel Azali est élu président de l’Union en avril 2002, comme les présidents des îles d’Anjouan (Mohamed Bacar), de Mohéli (Mohamed Saïd Fazul) et de la Grande Comore (Abou Soulé Elbak).
Accord de Moroni et mise en place de l’assemblée législative (2003-2004) Chaque étape de la mise en œuvre de l’accord de Fomboni a donné lieu à des conflits sur la répartition des compétences entre l’Union et les îles (notamment pour le contrôle des douanes, des sociétés publiques génératrices de recettes ou des forces de sécurité). L’accord de Moroni conclu le 20 décembre 2003 sous l’égide de l’Afrique du Sud, précise les conditions d’application du « processus de Fomboni ». Les élections législatives au niveau des îles et de l’Union ont eu lieu dans de bonnes conditions en mars et avril 2004. Les partisans d’une plus grande autonomie des îles ont obtenu la majorité à l’Assemblée de l’Union (qui compte 33 députés : 18 élus et 15 désignés par les assemblées des îles autonomes). La période transitoire prévue par l’accord de Moroni s’achève en juin 2004 avec l’installation de l’Assemblée de l’Union.
L’Union des Comores : des difficultés de fonctionnement récurrentes et des institutions fragiles
Dès 2004, les difficultés de fonctionnement du nouvel ensemble comorien apparaissent. Le budget commun entre les îles et le système de douane unique ne fonctionnent pas de façon satisfaisante. L’absence de volonté réelle d’intégration d’Anjouan au fonctionnement de l’Union (approvisionnement séparé en carburant et riz, exercice du contrôle des frontières extérieures, fonctionnement séparé des douanes et de la gendarmerie) est une source de tensions qui s’exacerbent facilement. Le président AzaliI s’est efforcé de contrebalancer l’influence des îles autonomes, qui souhaitaient faire adopter des lois organiques allant vers une plus grande décentralisation de l’Etat. Il refusa de promulguer la loi organique sur les Forces de sécurité intérieure, adoptée en mai 2005 pour créer des « forces de police à caractère militaire », placées sous l’autorité des présidents des îles autonomes.
Le bon déroulement de l’élection présidentielle 2006 laissait espérer une stabilisation de la vie politique. Arrivé au terme de son mandat de 4 ans, le président Azali a cédé le pouvoir à un président originaire d’Anjouan, suivant le principe de la présidence tournante entre les îles. La Communauté internationale s’est mobilisée pour financer l’organisation de l’élection, en assurer la sécurisation, avec une force militaire sous mandat de l’UA (composée aux 2/3 de soldats sud-africains), et l’observation civile. L’élection a été remportée par Ahmed Sambi, avec 58,02% des voix, devant Ibrahim Halidi (28,32%) et Mohamed Djaanfari (13,65%). Le scrutin fut jugé libre et transparent par les observateurs.
Le nouveau Président de l’Union, Ahmed Sambi, a de grandes ambitions mais peu de moyens Elu sur un programme d’inspiration populiste et sociale (construction de logement sociaux, relance de l’emploi des jeunes, lutte contre la corruption), mais présenté par ses adversaires comme un islamiste soutenu par l’Iran, Ahmed Sambi a été investi le 26 mai 2006. Les caisses de l’Etat étant vides, il dut se tourner vers l’étranger pour obtenir des aides. La France versa en 2006 une aide budgétaire de 1,5M€ pour aider au paiement des arriérés de salaires et l’Union européenne 4M€ (pour les enseignants).
Contraint de promulguer les lois organiques favorables aux îles autonomes, le président souhaitait néanmoins asseoir son autorité sur tout le territoire de l’Union et a imposé un détachement de l’armée nationale à Anjouan, tout en exigeant le désarmement de la gendarmerie anjouanaise (janvier 2007). Cette mesure provoqua une nouvelle crise avec les îles autonomes, prenant la tournure d’un conflit ouvert avec Anjouan pendant la préparation des élections des présidents des îles autonomes en juin 2007.
Le président Mohamed Bacar refusa la nomination par l’Union d’un président de transition à Anjouan à la fin de son mandat (14 avril). Candidat à sa propre succession, il fait intervenir la gendarmerie anjouanaise pour chasser le détachement de l’armée nationale (2 mai). La Communauté internationale (UA, Ligue arabe) dut intervenir pour calmer les protagonistes et négocier un accord entre les deux parties (11 mai).
La Communauté internationale se mobilisa à nouveau pour les élections des présidents des îles, en apportant un soutien financier à leur organisation, mais également militaire sous l’égide de l’UA pour former les forces comoriennes à sécuriser le scrutin et les encadrer (110 policiers et militaires sud-africains, malgaches, mauriciens et seychellois, soutien logistique de la France). Une observation civile (COI, OIF) fut également mobilisée. Le président Sambi décida, à trois jours du scrutin, de reporter le vote à Anjouan en raison de l’insécurité, tandis que le 1er tour avait lieu dans des conditions normales à la Grande Comore et Mohéli. Mohamed Bacar organisa tout de même l’élection à la date prévue (10 juin) et se fit réélire dans des conditions douteuses, en l’absence des forces de sécurisation de l’UA et d’observateurs. Son élection est alors déclarée non valide par la communauté internationale, tandis que Mohamed Abdulwahad était élu à la Grande Comore et Mohamed Ali Said à Mohéli.
Depuis juin 2007, plusieurs médiations ont été tentées sous l’égide de l’Union africaine et de l’Afrique du Sud, pour finalement déboucher -devant les fins de non recevoir du Colonel Bacar - sur un dispositif de sanctions (en matière de circulation, de gel des avoirs) décidées par le CPS de l’UA du 10 octobre 2007. L’Union Européenne, saisie par la France via le Groupe Afrique, a appuyé ce dispositif en adoptant, le 18 mars 2008, un règlement et une décision du Conseil pour reprendre ces sanctions à son compte. Le blocage persistant, le Sommet de l’UA (29 janvier au 2 février 2008) a recommandé qu’une dernière médiation soit menée et que les Etats-membres mettent tout en œuvre pour aider au retour de la légalité à Anjouan (résolution du 2 février 2008).
L’échec de la mission de médiation « de la dernière chance », le 27 février 2008 à Anjouan (UA, Ligue Arabe, représentants de la France, des Etats-Unis et du Sénégal) ouvrait ainsi la porte à une intervention militaire africaine. Après transfert à Moroni des troupes, notamment tanzaniennes et soudanaises, avec des moyens logistiques fournis par la France et la Libye, l’opération « Démocratie aux Comores » s’est déroulée le 25 mars 2008 à Anjouan. Son succès a permis de nouvelles élections pour la Présidence de l’île, qui ont eu lieu sous l’impulsion du PNUD les 15 et 29 juin 2008 dans de bonnes conditions de transparence. Moussa Toybou, bénéficiant du soutien du Président Sambi, a été élu au 2ème tour contre M. Djanfaari.
Une importante négociation engagée à l’issue de ces élections devait aboutir à un consensus sur le toilettage des institutions de l’Union des Comores, avec la mise en place d’un Comité technique inter-comorien soutenu par la Communauté internationale. Son fonctionnement effectif a été bloqué par l’opposition des Présidents de Grande Comore et de Mohéli, celle du Président de l’Assemblée Nationale (M. Bounou, originaire de Mohéli), et par l’impossibilité juridique de nommer à ce Comité 2 représentants des Assemblées Législatives d’Anjouan et Mohéli, dont les mandats étaient arrivés à leur terme le 31 mars 2008. Le Président Sambi a donc préféré soumettre la réforme constitutionnelle nécessaire à un référendum populaire (annoncé fin décembre 2008).
Prévu dans un premier temps le 22 mars 2009 (une semaine avant la consultation sur l’accès de Mayotte au statut de DOM), cette première convocation a été annulée par la Cour Constitutionnelle. La question de Mayotte a mobilisé les adversaires de cette réforme autour du Président Sambi et du référendum fixé finalement au 17 mai 2009.
Le renvoi de l’agenda des présidentielles à un Congrès actuellement impossible à réunir (fin de mandat de l’Assemblée de l’Union en juin, mandat échu pour les 3 autres assemblées des îles...) a conduit le Forum de l’opposition, les Présidents des îles de Mohéli et Grande Comores et le Président de l’Assemblée de l’Union à appeler au boycott et à « empêcher dans nos différentes localités la tenue de ce référendum ».
La Communauté internationale, sollicitée par le gouvernement pour fournir des observateurs a quant à elle (à l’exception de la Ligue Arabe et de l’Union africaine) décliné cette invitation en estimant préférable que toutes les parties prenantes examinent les éléments de cette réforme importante au travers de vraies négociations. Malgré une forte abstention (taux de participation officiel de 51,76%, mais estimé à moins de 20% par certains observateurs), le texte de réforme constitutionnelle a été adopté par 93,91 % des votants (contre 6,1 %).
Les Comores devraient maintenant s’orienter vers le renouvellement de leur Assemblée nationale et l’élection des Conseils des Iles. La France s’efforce de mobiliser la Communauté internationale pour obtenir son implication et faire que ces élections importantes pour la stabilité du pays se déroulent dans le respects des règles constitutionnelles et dans des conditions acceptées par tous (révision des listes, nomination des commissions électorales -CENI et CEI - , agenda, sécurisation des opérations de vote...).
Situation économique et financière
L’instabilité chronique des institutions n’a pas permis aux Comores de créer les conditions d’un décollage économique. Handicapées par leur morcellement géographique, elles manquent d’infrastructures pour désenclaver les îles. Le seul port pouvant accueillir des navires de gros tonnage se trouve à Anjouan. Le réseau routier est en mauvais état. Les moyens de transports entre les îles et vers Mayotte sont insuffisants.
A cela s’ajoutent des carences dans la gestion des finances publiques, avec un dérapage des dépenses publiques en 2005-2006 et une grande insécurité juridique pour les investisseurs étrangers causée par les initiatives désordonnées des autorités (baisse autoritaire du prix du riz en juin 2006 désorganisant la filière), les conflits de compétence entre l’Union et les îles (sur la gestion des ports) et la corruption (mise en difficulté de la banque commerciale BIC).
L’économie comorienne est en crise. Elle repose à 40% sur le secteur agricole, constitué de cultures vivrière et de trois cultures de rente : clou de girofle, ylang ylang (essence de parfum) et vanille. L’effondrement des cours mondiaux de la vanille en 2004-2005 et le faible niveau d’investissement dans l’agriculture n’ont permis qu’une croissance de 1,2% en 2005, réduite après la crise anjouanaise à 0,5% en 2007 et 2008, tandis que le potentiel touristique des îles reste inexploité.
La diaspora comorienne en France permet d’assurer l’équilibre du pays avec ses transferts financiers (estimés à 80M€ en 2007). La Conférence des bailleurs de Fonds (Maurice, 8 décembre 2005)avait été prévue dans l’accord de Fomboni. Elle devait mobiliser l’aide de la communauté internationale afin de relancer le secteur privé (agriculture, pêche, élevage, tourisme, micro-finance) et de compenser le surcoût généré par la complexité des nouvelles institutions.
Les Comoriens ont recueilli des promesses de dons de l’ordre de 158M$ pour la réalisation d’un plan de financement sur 4 ans (2006-2009). La France a signé en novembre 2006 un DCP à hauteur de 88 millions d’euros sur 4 ans (2007-2011) et le 10ème FED (2008-2013) a pu enfin être signé après ratification par les Comores de l’Accord de Cotonou ( 48,1 millions d’euros).
Table ronde des bailleurs de Fonds (Paris, 28 novembre 2007) Dès février 2007, la France s’est engagée pour faciliter le retour de la communauté des bailleurs de fonds aux Comores et l’apurement des arriérés dus à la BAD (31,6 MUSD au 31 décembre 2006), principal facteur de blocage. A ce titre, elle a accepté d’être chef de file d’une table ronde des bailleurs organisée à Paris le 28 novembre 2007 et obtenu des bailleurs bilatéraux sollicités leur contribution sur la part des arriérés qu’il reviendra aux « amis des Comores » de financer (soit 10 MUSD). Outre la France pour un montant de 2 millions de dollars, les concours de l’Union Européenne, du Royaume-Uni, de la Norvège, de la Suisse, de l’Ile Maurice, de l’Algérie, de la Ligue Arabe et du Koweït (via une société privée) ont permis de boucler ce dossier .
La mission du FMI (juillet/août 2008) a annoncé la préparation d’un programme post-conflit (AUPC) d’une durée de 6 mois. Le dossier Comores a été accepté au CA du FMI du 15 décembre 2008 en incluant une Facilité de Protection contre les Chocs Extérieurs - FPCE - (5,1 millions de dollars = 3,4 + 1,7), après que la France fut intervenue fortement auprès des partenaires bi et multilatéraux pour combler le gap budgétaire. Les Comores pourraient, si les réformes structurelles demandées étaient réalisées (audit de la dette intérieure, réduction de la masse salariale, meilleur fonctionnement du mécanisme des recettes partagées...), conclure à partir de septembre 2009 un accord de FRPC avec le FMI, à condition que les conditionnalités rappelées par le FMI à l’issue de sa mission de revue du 9 au 23 juin 2009 à Moroni, soient remplies.
Politique extérieure
L’Union des Comores appartient à l’Organisation de la Conférence Islamique et à la Ligue arabe. Elle fait partie de la Commission de l’Océan Indien (COI) dont elle a assuré la Présidence jusqu’au 31 mars 2009, et du COMESA dont elle a rejoint la zone de libre échange. - Les Comores ont vécu isolées de la communauté internationale après le coup d’Etat de 1999, mais elles ont retrouvé leur place au sommet de l’UA après l’élection de 2001 et les réformes institutionnelles intervenues dans la foulée (2001 et 2003).
Dès son élection, le président Sambi a entrepris de développer des relations avec les pays arabes dont il souhaite attirer les investisseurs (Arabie saoudite, Emirats, Koweït, Libye) et l’Iran, avec lequel il souhaite développer une coopération civile et militaire. Cette dernière orientation s’est concrétisée par une visite du Président Ahmadinejad à Moroni, le 25 février 2008, lors de laquelle ont été signés plusieurs accords de coopération (formation professionnelle, aide à la Mmawe, société nationale d’eau et d’électricité, pour 4 millions de $, création de micro-entreprises pour 10 millions de $, aide à la construction de 1000 logements populaires), et d’approuver le principe d’une coopération militaire (fournitures de matériels logistiques et d’armes, formation et encadrement in situ...).
Les relations avec la Chine sont excellentes depuis l’indépendance (présence d’un ambassadeur à Moroni) et ce pays est aussi présent dans le domaine de la coopération : construction du Palais du Peuple, appui à l’hôpital de Mitsamiouli, actions de formation professionnelle et, plus récemment, concours de 1 million de dollars pour l’apurement du gap budgétaire 2008 dans le cadre des négociations avec le FMI.
Mise à jour : 30.06.09




