Christine Robichon, ambassadrice chargée des relations avec les familles des victimes du vol IY 626, a tenu hier soir à Paris, aux côtés de représentants du ministère de la Justice et de la Gendarmerie nationale, une réunion d’information pour les familles des victimes originaires de la région parisienne et du nord de la France. 52 passagers qui voyageaient à bord du vol étaient en effet partis de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.
Cette réunion, à laquelle ont assisté plus de 70 personnes, fait suite à celle tenue à Marseille le 19 juillet. Elle a permis de faire le point sur l’identification des corps, sujet particulièrement important et douloureux pour les familles et qui suscite de fortes attentes. Cette réunion a également porté sur les progrès enregistrés dans les enquêtes technique et judiciaire et dans la préparation des actes de décès, ainsi que sur les dispositifs d’accompagnement des familles, non seulement affectées par la perte de leurs proches mais aussi confrontées à des problèmes pratiques.
Concernant l’identification des corps, les dépouilles mortelles retrouvées sur les côtes de Tanzanie font l’objet d’examens menés de façon coordonnée à Dar-es-Salam et à Bordeaux. Les recherches de l’ADN des prélèvements effectués sur les 25 dépouilles retrouvées progressent, mais il n’y a pas eu d’identification de corps à ce stade.
S’agissant de l’enquête technique, un bâtiment français a procédé à la cartographie des fonds sous-marins de l’endroit où ont été localisés les enregistreurs, à 1200 mètres de profondeur, ce qui a permis de déterminer les moyens à mettre en œuvre pour les remonter à la surface. Un navire équipé d’un robot et d’instruments de relevage, affrété par le Bureau enquête et analyse (BEA), se rend actuellement sur place et sera sur zone à la mi-août.
A la demande des autorités comoriennes, responsables de l’enquête, les enregistreurs seront dès leur repêchage analysés dans les laboratoires du BEA, en étroite collaboration avec les enquêteurs comoriens et yéménites.
D’autres services de l’État sont mobilisés afin de contribuer à l’établissement des circonstances et des causes de l’accident et venir en aide aux familles des victimes.
Trois juges d’instruction ont été nommés au sein du tribunal de Bobigny pour conduire l’enquête judiciaire, confiée à la gendarmerie nationale. Le parquet de Paris travaille à la préparation des jugements déclaratifs de décès, à partir desquels le Service central de l’État-civil du ministère des Affaires étrangères et européennes établira les actes de décès. De premiers actes de décès concernant des ressortissants français devraient être remis aux familles à la fin de ce mois. Les associations d’aides aux victimes du réseau de l’Institut national d’aide aux victimes et de médiation (INAVEM) accompagnent les familles dans leurs démarches administratives.
Le Centre de crise du ministère des Affaires étrangères et européenne continue de répondre aux appels des familles afin de les informer des derniers développements. Nos ambassades à Moroni, Sanaa et Dar-es-Salam restent également pleinement mobilisées.