L’annonce du retrait du Canada du Protocole de Kyoto est une mauvaise nouvelle pour la lutte contre le changement climatique.
De façon générale, La France et le Canada partagent une même vision des relations internationales : attachement au multilatéralisme, accent sur les problèmes de sécurité internationale, promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance. Les enceintes où siègent les deux pays sont multiples (OTAN, G8, OCDE, OSCE, OIF…). Plus spécifiquement, il existe entre la France et le Canada une étroite collaboration sur des dossiers d’intérêt commun comme la diversité culturelle (convention de l’UNESCO), les opérations de maintien de la paix (Afghanistan, Haïti, Afrique) ou l’aide au développement (entente de 2006 promouvant des actions conjointes). Par ailleurs, les échanges d’expérience sur les questions de société (santé, immigration, sécurité, réforme de l’Etat) sont particulièrement fructueux.
Saint-Pierre-et-Miquelon (SPM) est un dossier essentiel de la relation franco-canadienne. A la suite de la sentence arbitrale de juin 1992 sur la Zone économique exclusive de SPM, la France et le Canada ont signé un accord en 1994, qui régit la pêche et la coopération régionale avec les quatre provinces atlantiques du Canada. Une commission mixte se réunit chaque année pour renforcer cette coopération.
Lien : http://www.ambafrance-ca.org/
Les échanges bilatéraux de biens et services entre la France et le Canada représentent environ 5 milliards d’euros. Le Canada est notamment acheteur de produits de pharmacie, de vins, d’avions et de parfums. Il vend principalement à la France ses minerais, ses avions et ses produits de pharmacie.
La France est aujourd’hui le 5ème investisseur étranger au Canada. Environ 500 entreprises françaises sont implantées au Canada, employant plus de 80000 personnes (Sodexho 12500,, Lafarge 7500, Michelin 3700, etc.). Total a entrepris un ambitieux programme dans les sables bitumineux de l’Alberta, tandis qu’Areva est le deuxième exploitant de l’uranium de Saskatchewan.
On compte 280 filiales de sociétés canadiennes en France (Bombardier, Aastra, Cascades, McCain, Quebecor, SNC Lavalin, Encana). Ces entreprises emploient environ 30000 personnes. En 2010, la France est le pays d’Europe qui a reçu le plus grand nombre de projets d’investissements canadiens créateurs d’emplois (29).
La coopération française avec le Canada est bicéphale : le cadre juridique, les institutions et les enveloppes sont distincts selon qu’elle s’adresse au Québec ou au reste du Canada.
L’action de la France dans le domaine culturel est multiple. Priorité est donnée aux industries culturelles et audiovisuelles, à la coopération éducative et au débat d’idées. Largement cofinancées, les actions sont menées avec les partenaires publics et privés de premier plan.
La coopération universitaire et de recherche est particulièrement dynamique, notamment grâce aux échanges étudiants et aux cotutelles de thèses. Elle s’appuie notamment sur les accords permettant aux étudiants français de bénéficier de conditions équivalentes à celles des étudiants canadiens. Par ailleurs, un Fonds France Canada pour la Recherche (FFCR) a été créé en 2000 pour soutenir divers projets d’échanges. La coopération scientifique est particulièrement active dans les nouvelles technologies de l’information, l’énergie (éolien, capture de CO2, etc.), ainsi que dans certains secteurs dits « privilégiés » (agriculture, forêts et arboriculture, pêches et océans, médecine et biotechnologie), et entre les grands organismes de recherche français (CNRS, INSERM) et canadiens.
La coopération décentralisée est en forte progression. Les collectivités locales françaises et canadiennes, notamment québécoises, nouent des partenariats dans des domaines variés.
Mise à jour : 24.01.12
