Cambodge

La France et le Cambodge

Brève

Condamnation en appel de Duch (3 février 2012)

Ce jugement est une étape marquante pour les familles des victimes et le peuple cambodgien, et, plus largement, pour la lutte contre l’impunité. L’aboutissement du procès, en cours, des trois plus hauts dirigeants Khmers rouges toujours en vie sera, à ce titre, tout aussi important.

Relations politiques

Relations politiques

En raison de liens historiques anciens, du rôle éminent joué par la France dans la conclusion des Accords de Paris et de notre niveau de coopération, la France continue d’occuper une place particulière auprès du Cambodge et d’être son interlocuteur privilégié en Europe.

Sur ce socle, s’est noué un dialogue politique approfondi marqué par de fréquents contacts à haut niveau.

En 2005, la visite officielle du Premier ministre cambodgien Hun Sen a vu la signature du premier Document cadre de partenariat. En novembre 2006, le Roi Sihamoni a effectué une visite d’Etat en France et le Premier ministre Hun Sen s’est rendu à nouveau en visite officielle en France en juillet 2009 et a assisté au défilé du 14 juillet comme hôte d’honneur.

Le 1er octobre 2010 à Paris, le Vice-premier Ministre, ministre des Affaires étrangères du Cambodge, M. Hor Namhong, a signé avec son homologue français un document d’orientation sur la coopération bilatérale. Prenant en compte l’évolution du Cambodge, les deux pays ont décidé d’adapter leur coopération en mettant l’accent sur la création d’emploi, le renforcement du capital humain et la promotion des investissements privés français.Cette initiative s’est déjà traduite par la reprise des vols d’Air France vers le Cambodge et le lancement de nouveaux projets de soutien aux universités cambodgiennes.

Les 2 et 3 juillet 2011, le Premier ministre, François Fillon, a effectué une visite officielle au Cambodge lui permettant de s’entretenir avec le Premier ministre ainsi qu’avec le Roi. Il a inauguré le temple du Baphuon rénové en grande partie grâce à l’expertise et au soutien français. Les ministres des Transports, de la Culture ainsi que le Secrétaire d’Etat au commerce extérieur accompagnaient le Premier ministre.

Relations économiques

La France est le premier exportateur européen au Cambodge, qui réalise l’essentiel de ses échanges avec ses partenaires asiatiques. Le Cambodge est l’un des pays de l’ASEAN avec lesquels la France obtient ses meilleures parts de marchés (1,5%).

Toutefois, le Cambodge est un partenaire commercial modeste de la France avec un volume d’échange total pour 2010 de 158 M€ . Si le commerce bilatéral progresse, le solde est déficitaire à hauteur de 66 M€.

Le secteur de l’habillement et du textile représente la quasi-totalité de nos importations (97%), le riz constituant également une source d’importations depuis 2009. Nos premiers postes d’exportation sont les produits agroalimentaires (32%), les produits pharmaceutiques (31%) et les équipements électriques et électroniques (17%).

Le nombre de filiales françaises atteint désormais la cinquantaine ; Vinci (concession des trois aéroports), Accor (deux Sofitel) et Total (distribution et un bloc en exploration-production et un second en négociation) constituent le cœur d’un dispositif principalement composé de PME. S’ajoute à cela une centaine d’entreprises locales dirigées ou contrôlées par des Français. Un accord sur l’encouragement et la promotion réciproque des investissements a été signé en juillet 2000.

Coopération et développement

La France est le cinquième donateur mondial et le deuxième contributeur européen au Cambodge. En 2009, l’aide française s’élève à 29 millions €. Pour la période 2009-2011, la France a annoncé de manière indicative des engagements d’aide à hauteur de 59,34 millions €.

Parmi les projets les plus significatifs et les plus symboliques menés au Cambodge par la France, figurent la restauration du temple du Baphuon, sur le site d’Angkor, la codification du droit pénal et de procédure pénale et le laboratoire de l’Institut Pasteur de Phnom Penh.

L’AFD est présente au Cambodge où son aide s’élève à plus de 140 millions € d’engagements cumulés depuis 1993. Le Cambodge n’étant pas éligible aux prêts souverains, l’action de l’AFD privilégie le développement de prêts sans garantie de l’Etat et s’inscrit dans les secteurs d’intervention identifiés dans le Document d’orientation pour la coopération entre la France et le Cambodge 2011-2013, à savoir l’appui aux secteurs pivots de l’économie et le renforcement du capital humain. L’Agence accorde notamment un prêt non souverain à la régie des eaux de Phnom Penh (27 M euros sur 2006-2008).

Dans le domaine universitaire, plus de 500 000 euros ont été affectés aux bourses en 2010, ce qui place la France parmi les premiers contributeurs en la matière, au Cambodge. De plus, un nouveau projet d’« Appui à l’autonomisation et à la mise à niveau international de l’Université des Sciences de la Santé du Cambodge », doté de 800000 euros, vient d’être lancé.

Le dispositif culturel français au Cambodge s’articule autour d’un Institut français et de ses deux antennes (Siem Reap et Battambang) ; de deux centres de l’Ecole Française d’Extrême Orient (EFEO à Phnom Penh et Siem Reap) et du Lycée Français. En matière de recherche, la France dispose au Cambodge d’un laboratoire du Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD), d’un Institut Pasteur et d’un programme de coopération BIO Asie (sciences du vivant).

Mise à jour : 23.08.11

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