Présentation
Relations politiques
Coopération culturelle, scientifique et technique
Relations politiques
La France, par ses contacts bilatéraux mais aussi par sa place au sein des instances multilatérales (Conseil de sécurité, FMI, banque mondiale) s’est efforcée de mobiliser la communauté internationale pour soutenir le processus de paix au Burundi, et en particulier pour encourager le déploiement d’une force de maintien de la paix de 5600 hommes. En raison des liens étroits qui existent entre le Burundi, le Rwanda et la RDC, la réussite de la transition burundaise est un enjeu essentiel pour la stabilisation de la région des Grands Lacs.
Cette relation se traduit par des contacts politiques réguliers : plusieurs visites à Paris des présidents du Burundi entre 2002 et 2006 [Buyoya (16 septembre 2002, février 2003), puis du président Ndayizeye (15-16 février 2004) et du président Nkurunziza (9 et 10 novembre 2006)]. Après la visite de M. Josselin à Bujumbura (octobre 99), et à Arusha (février et août 2000), l’année 2002 a été marquée par la visite conjointe de M. Hubert Védrine et M. Jack Straw (janvier 2002), puis la tournée dans les Grands Lacs de M. Dominique de Villepin (septembre 2002). M. Pierre-André Wiltzer, ancien Ministre de la coopération a conduit la délégation française aux cérémonies d’investiture du Président Nkurunziza le 26 août 2005. Le Ministre des Affaires Etrangères, M. Douste-Blazy s’est rendu à Bujumbura les 4 et 5 février 2006, Mme Yade, Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères et aux droits de l’homme les 26 et 27 février 2009 et M. Laporte, Secrétaire d’Etat au Sport, du 21 au 24 mars 2009. Visite de l’ancien président Buyoya à Paris le 20/10/2009 (M. Alain Joyandet, M. André Parant).
Coopération culturelle, scientifique et technique
Suspendue en 1996 (à la veille de la crise de 1993, la France était le premier bailleur du Burundi), notre coopération biltatérale a repris en 1998, d’abord à un niveau très modeste (moins de 1 M€) pour atteindre, tous appuis confondus, 8,5 M€ en 2006 puis 12 M€ en 2007 et 2008.
Pour accompagner la dynamique de sortie de crise, de nouveaux projets de coopération ont démarré depuis 2006, notamment dans le domaine de l’éducation, priorité du gouvernement burundais, ainsi que la formation des cadres des nouvelles forces de police burundaises et la coopération en matière linguistique et culturelle. Nous avons également apporté notre appui à la médiation sud-africaine dans le cadre des négociations entre le gouvernement burundais et les FNL. Un document cadre de partenariat, d’un montant de 47 M€ pour la période 2006-2010, a été signé à Paris en novembre 2006 lors de la visite du Président Nkurunziza. La France participe également au travers d’un fonds commun créé avec la Belgique, la Grande-Bretagne et le Luxembourg dans le domaine de l’éducation.
La France a récemment annoncé qu’au-delà de l’effort d’annulation de dette déjà consentie dans le cadre de l’initiative PPTE, elle proposera prochainement aux autorités burundaises la signature d’un contrat de désendettement et de développement (C2D). Il s’agit d’un mécanisme innovant qui permettra de transformer des échéances de la dette du Burundi à l’égard de la France en un nouveau programme de développement.
Mise à jour : 10.12.09.



