Présentation
Données générales
Politique intérieure
Situation économique
Politique extérieure et relations avec l’Union européenne
Données générales
Données géographiques
Nom officiel : République de Bulgarie
Superficie : 110.911 km²
Population : 7 642 185
Capitale : Sofia
Villes principales : Plovdiv, Varna, Bourgas, Rousse, Dobritch, Stara Zagora
Langue officielle : bulgare
Monnaie : lev
Fête nationale : 3 mars
Données démographiques
Croissance démographique : - 0,54 %
Espérance de vie : 72,7 ans
Taux d’alphabétisation : 98 %
Religions : orthodoxes (85 %), musulmans (13 %)
Indice de développement humain(Classement ONU 2004) : 0,816 - 54ème
Données économiques
PIB (2008) : 34,1 milliards d’euros
PIB (SPA) par habitant (2008) : 9800
Taux de croissance (2008) : 6,0 %
Taux de croissance 2009 (prévision) : -6%
Taux de chômage (2008) : 5,6%
Taux de chômage 2009 (prévision) : 7,3%
Taux d’inflation (2008) : 12 %
Taux d’inflation (prévision 2009) : 3,9%
Solde budgétaire (2008) : 1,5 %
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
primaire (2008) : 6,2 %
secondaire (2008) : 32,3 %
tertiaire (2008) : 61,5 %
Exportations de la France vers la Bulgarie (2008) : 3,3 % (8ème)
Importations françaises de Bulgarie (2008) : 4,2 % (7ème)
Consulat de France : Sofia (Consulat honoraire à Varna)
Communauté française en Bulgarie : 760 enregistrés (+ 150 non-enregistrés) (2007)
Politique intérieure
Institutions et gouvernement
La Constitution adoptée après la transition démocratique, en juillet 1991 a institué en Bulgarie une république de type parlementaire. Bien qu’élu au suffrage universel direct, le Président de la République (actuellement M. Guéorgui Parvanov, élu en 2001 et réélu en 2006 pour cinq ans) a des prérogatives limitées par rapport à celles du Premier ministre. Le gouvernement est responsable devant le Parlement qui nomme le Premier ministre, sur proposition du Président de la République, et les ministres, sur proposition du Premier ministre.
Ce régime institutionnel, ainsi que la désignation du Parlement au scrutin proportionnel (à l’exception de 31 sièges sur 240, attribués depuis 2009 au scrutin majoritaire), explique le relatif éclatement, aujourd’hui encore, de la scène politique bulgare (6 partis sont ainsi représentés au Parlement issu des élections de 2009).
La dernière législature a vu l’essor politique du maire de Sofia, M. Borissov : personnalité atypique parmi la classe politique bulgare, Boïko Borissov, ancien pompier, ancien entraîneur de l’équipe nationale de karaté, et propriétaire d’une des plus grandes sociétés de sécurité privée du pays, démarre sa carrière politique en 2001 lorsqu’il est nommé Secrétaire Général du Ministère de l’Intérieur dans le gouvernement de Siméon de Saxe-Cobourg. Il est ensuite élu maire de Sofia en 2005 et fonde en 2006 le parti GERB (« Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie », centre-droit, affilié au PPE). M. Borissov devient rapidement la personnalité politique la plus populaire de Bulgarie.
Après de courtes victoires sur le Parti socialiste bulgare aux élections européennes de mai 2007 et de juin 2008, le GERB remporte une nette victoire aux élections législatives du 5 juillet 2009, avec 116 députés sur 240 contre 78 à peine pour ses opposants du Parti Socialiste Bulgare (centre-gauche) et du Mouvement des Droits et Libertés (parti de la minorité turque), le reste des sièges étant répartis entre la « Coalition bleue » (droite traditionnelle, 15 sièges), le nouveau parti « Ordre, droit et justice » (droite populiste, 10 sièges) et Ataka (extrême-droite nationaliste, 21 sièges).
M. Borissov a choisi de former un gouvernement minoritaire, exclusivement constitué de personnalités issues ou proches de son parti, dont une large part de novices en politique. Lors de la séance d’investiture, il a néanmoins obtenu le soutien unanime de l’ensemble des partis de droite.
Situation économique
Après plusieurs années de forte croissance (supérieure à 6% depuis 2004), la Bulgarie a été durement touchée par la crise : la récession pour 2009 devrait s’élever à 6% du PIB au moins, et le taux de chômage devrait fortement augmenter, passant de 6% à 9% environ.
Dans ce contexte économique très dégradé, le gouvernement, sous la direction du ministre des finances, ancien expert de la Banque mondiale, a engagé une politique d’austérité (réduction de 15% des dépenses publiques d’ici la fin de l’année) afin de tendre vers l’équilibre budgétaire (contre un excédent de 3% en 2008). Agissant dans un cadre contraint (régime de parité fixe avec l’euro), son souci principal est de respecter les critères de convergence en vue d’une adhésion dès que possible au MCE II puis à l’euro (échéance espérée pour 2013).
Politique extérieure et relations avec l’Union européenne
Relations avec l’Union européenne
L’intégration à l’Union européenne a, depuis le retour à la démocratie en 1989, toujours constitué une priorité de politique étrangère faisant consensus dans la classe politique bulgare, même le parti d’extrême droite Ataka affichant un euroscepticisme modéré.
L’adhésion à l’UE, effective depuis le 1er janvier 2007, a toutefois été accompagnée (comme celle de la Roumanie) par la mise en place d’un « mécanisme de coopération et de vérification » des progrès en matière de lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent et le crime organisé et d’une clause de sauvegarde dans le domaine de l’aviation civile (levée en septembre 2008). Ce mécanisme permet de s’assurer que la Bulgarie poursuit les efforts qui lui sont demandés pour mettre à niveau sa justice et lutter efficacement contre la corruption et le crime organisé. Prévu sans durée limitative, ce mécanisme donne lieu à des rapports réguliers de la Commission européenne.
Dans le cadre de ce mécanisme, la Commission a publié le 23 juillet 2008 deux rapports de suivi portant l’un sur la justice et les affaires intérieures, l’autre sur l’utilisation des fonds européens. Ces deux rapports ont critiqué l’absence de résultats concrets et relevé des carences dans ces domaines, en particulier s’agissant de la gestion des fonds européens. Dans le même temps, la Commission a gelé plus de 800 millions € de fonds européens prévus pour la Bulgarie à cause de soupçons de malversations, notamment dans les domaines des infrastructures routières (programmes Phare et Ispa) et du développement agricole (programme Sapard). Les ministres des Affaires étrangères de l’UE, lors du Conseil (CAGRE) du 15-16 septembre 2008, ont adopté, sous présidence et sur proposition française, des conclusions qui rappellent le caractère « indispensable pour permettre un bon fonctionnement des politiques de l’UE » des réformes demandées en la matièreet précisé que le mécanisme devrait rester en place jusqu’à ce que les progrès demandés soient accomplis.
A la suite de déplacement à Bruxelles de M. Borissov (9-10 septembre 2009), 100 millions d’euros de fonds européens Sapard ont été débloqués, la Commission accordant un « crédit de confiance » au gouvernement Borissov.
Dans ce contexte, les conclusions adoptées par le Conseil du 14 septembre sur la base du rapport de la Commission s’inscrivent dans la ligne des conclusions adoptées sous PFUE : si elles reconnaissent les efforts de la Bulgarie, elles insistent néanmoins sur l’importance qu’il y a à mener à bien les réformes.
La perspective de l’adhésion à la zone euro (espérée pour 2014) et à l’espace Schengen (espérée pour 2011) demeurent les objectifs principaux de la politique européenne du gouvernement Borissov.
La Commissaire bulgare est Mme Roumiana Jeleva, en charge de la Coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la gestion des crises. Le successeur de Mme Jeleva, actuelle Ministre des Affaires étrangères de la République de Bulgarie, proposée par son gouvernement à M. Barroso.
La Bulgarie soutient enfin fortement le développement de l’Europe de la Défense. A titre d’exemple, elle participe à un Groupement Tactique 1500 depuis le second semestre 2007 (avec la Grèce en pays chef de file, Chypre et la Roumanie), renforçant ainsi son positionnement dans le cadre de la politique européenne de sécurité et de défense. Elle contribue en outre à la mission de surveillance en Géorgie EUMM et à l’opération ATALANTE près des côtes somaliennes.
L’OTAN constitue une autre priorité de la politique extérieure bulgare. La crise du Kosovo, puis le contexte "après 11-Septembre" ont donné l’occasion aux autorités bulgares de démontrer leur engagement aux côtés des Alliés. La Bulgarie est devenue membre à part entière de l’Alliance atlantique en avril 2004.
La Bulgarie se veut un allié loyal des Etats-Unis. Elle a ainsi participé à la coalition conduite par les Etats-Unis en Irak à partir de 2003. Toutefois, ses troupes ont quitté définitivement l’Irak le 15 décembre 2008. La Bulgarie a par ailleurs finalisé le 24 mars 2006 un accord permettant l’utilisation par les forces américaines de trois bases militaires et d’un dépôt logistique bulgares.
Politique régionale
La Bulgarie a des relations normalisées avec l’ensemble de ses voisins et souhaite bénéficier de la stabilisation de la région sous forme de retombées économiques et commerciales, de participation aux projets d’infrastructures régionaux, ainsi que par l’affirmation d’un rôle politique actif et modérateur, notamment dans les enceintes multilatérales régionales. Elle a ainsi développé une politique de bon voisinage avec la Grèce, la Turquie, la Roumanie. La Bulgarie soutient par ailleurs la perspective européenne des pays des Balkans, et particulièrement de l’ancienne République yougoslave de Macédoine (elle a été le premier Etat à reconnaître son indépendance), malgré des tensions ponctuelles liées à la question des double-nationaux bulgaro-macédoniens.
Elle participe également aux travaux des enceintes régionales à vocation politique (processus de coopération de l’Europe du sud-est), militaires (cycle de réunion des ministres de la Défense du sud-est de l’Europe, forces multinationales pour la paix dans le sud-est de l’Europe), économique (TRACECA, Coopération économique de la Mer Noire, Commission du Danube) et au Pacte de Stabilité pour l’Europe du sud-est, devenu Conseil de coopération régionale (CCR) . La Bulgarie est également très attentive à l’évolution et à la stabilité des Balkans occidentaux et elle a par ailleurs reconnu l’indépendance du Kosovo un mois après sa déclaration d’indépendance.
Enfin, la relation de la Bulgarie avec la Russie est traditionnellement étroite : outre le fait qu’elle est un partenaire économique de poids dont les investisseurs sont très présents dans l’économie bulgare (en particulier dans le secteur énergétique et dans l’immobilier), la relation historique avec la Russie est perçue de manière positive par la population bulgare. En effet les deux pays sont proches. Slaves tous les deux, ils ont en commun la religion orthodoxe, l’alphabet cyrillique et une proximité linguistique. Les Bulgares n’ont en outre pas oublié qu’ils doivent leur indépendance à la guerre entreprise en 1876-78 par la Russie contre l’Empire ottoman, même si l’image de la Russie a souffert de la récente crise gazière, qui a durement frappé la population bulgare.
Mise à jour : 25.11.09.




