Site Internet de l’ambassade du France au Brésil : http://www.ambafrance-br.org
Nom officiel : République fédérative du Brésil
Superficie : 8 511 965 km² (quinze fois la France), 5ème rang mondial
Population : 192,4 millions (2011), 5ème rang mondial - Part des moins de 15 ans : 27,59%
Capitale : Brasilia (2 millions d’habitants)
Villes principales : São Paulo (19,8m), Rio de Janeiro (11,7m), Belo Horizonte (5,5m), Porto Alegre (3,9m), Salvador de Bahia (2,7m), Fortaleza (2,5m), Curitiba (1,6m), Recife (1,3m), Belem (1,1m), Goiania (1,1m).
Langue (s) officielle (s) : Portugais
Taux de change : 1$ = 2,43 Réais (14/12/11)
Fête nationale : 7 septembre
Croissance démographique : 1,33 % (2010)
Espérance de vie : 73 (moyenne) ; 68,5 ans (hommes) ; 76,6 ans (femmes)
Taux d’alphabétisation : 89 % (taux officiel)
Religions : catholiques (73,6 %) ; évangélistes (18 %)
Indice de développement humain (Classement PNUD) : 0 ,718 (84e)
Coefficient de Gini (degré d’inégalité de répartition des richesses) : 0,493
PIB (2010) : évaluation 2.090 Mds (7ème rang mondial - en 2009 : 1.572 milliards $ - 8ème rang).
PIB par habitant (2010) : 11.249 $
Taux de croissance (2010) : 7,5 % (2009 : -0,6% ; 2008 : 5,9%)
Taux de chômage (octobre 2011) : 5,8 %
Taux d’inflation (2010) : 5,6 % (2009 : 4,3%)
Salaire moyen : 1629 réais (680 euros)
Excédent primaire (octobre 2011) : 3,1 %
Exportations de biens et services : 201,9 milliards $ (2010)
Importations de biens et services : 181,6 milliards $ (2010)
Balance commerciale (2010) : 20,1 milliards US$
Dette extérieure totale (2010) : 211,6 milliards US$
Réserves Internationales (novembre 2011) : 360 milliards $
Principaux clients : Etats-Unis, Argentine, Chine, Pays-Bas (France 9e)
Principaux fournisseurs : Etats-Unis, Argentine, Chine, Allemagne, Nigeria (France 12e)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (évaluation fin 2010) :
agriculture : 6,7 %
industrie : 28 %
services : 65,3 %
sources : DGTrésor, Banque Mondiale, Banque centrale du Brésil, The Economist, IBGE, CEPALC
Ambassade de France à Brasilia et agences consulaires à Belém, Macapa, Maceió, Salvador, Porto Seguro, Fortaleza, São Luis, Natal et Aracaju ;
Consulat général à São Paulo et agences consulaires à Campo Grande, Campinas, Curitiba, Florianópolis, Foz do Iguazu, Porto Alegre, Santos et São Jose dos Campos ;
Consulat général à Rio de Janeiro et agences consulaires à Belo Horizonte et Vitoria ;
Consulat à Recife.
Communauté française au Brésil : 18 757 Français inscrits au registre des Français établis hors de France (31/12/10), dont 57% de binationaux, 67 % des inscrits résident au Brésil depuis plus de 5 ans, 6.5% depuis moins d’un an.
Communauté brésilienne en France : 2 000 enregistrés (25 000 estimés)
Constitution : la constitution en vigueur date de 1988. Le Brésil est un régime fédéral présidentiel.
Pouvoir exécutif : le président et le vice-président sont élus pour un mandat de 4 ans renouvelable une seule fois. Une majorité absolue des voix exprimées est requise pour l’élection du président, des gouverneurs des 26 Etats et du District Fédéral (la région de Brasilia, capitale fédérale) et des maires des villes de plus de 200 000 habitants. Le président nomme les ministres, a l’initiative des lois et peut opposer son veto. Les 27 Etats disposent de toutes les compétences qui ne leur sont pas interdites par la Constitution, le pouvoir fédéral ayant l’exclusivité en matière de défense, de relations extérieures, de monnaie et de crédit.
Pouvoir législatif : le Congrès est composé du Sénat fédéral (81 sénateurs, 3 par Etat, élus au suffrage direct et au scrutin majoritaire pour 8 ans) et de la Chambre des Députés (513 élus au suffrage direct et au scrutin proportionnel pour 4 ans). Les lois à valeur constitutionnelle sont adoptées à la majorité des 3/5èmes (308 députés et 49 sénateurs).
Pouvoir judiciaire : le contrôle direct de constitutionalité est exercé par le Tribunal fédéral suprême (STF), composé de 11 magistrats nommés par le Président de la République, après approbation par le Sénat. Des juges et des tribunaux spéciaux sont affectés à trois domaines spécifiques : la justice du travail, la justice électorale, et la justice militaire. Le Tribunal Supérieur de Justice juge les recours contre les décisions des tribunaux fédéraux et ceux des Etats.
Partis de la majorité présidentielle : coalition formée par le PT (Parti des Travailleurs de la Présidente) et une dizaine d’autres partisde gauche et centre-gauche, comme le PMDB (Parti du Mouvement Démocratique Brésilien : 1er parti du Sénat, 2nd de la Chambre des députés), mais aussi le PSB (parti socialiste), le PDT (parti démocrate travailliste), le PPB (parti progressiste), le PCdoB (parti communiste du Brésil), le PP (Parti Progressiste), le PTB (Parti Travailliste Brésilien) ;
Principaux partis de l’opposition : le PSDB (parti de la Social-Démocratie Brésilienne, centre droit), le PPS (Parti Populaire Socialiste) et le DEM (démocrates, droite) ;
Indépendants : Le PV (verts), le PR (parti de la République).
A l’issue de ses deux mandats, le Président Lula a quitté le pouvoir avec une popularité exceptionnelle, notamment parmi les classes populaires, fondée sur les deux piliers emblématiques de sa politique sociale : la « Bolsa Familia » (« bourses familiales » pour onze millions de foyers défavorisés) et le PAC (« programme d’accélération de la croissance » encourageant les investissements en matière de grandes infrastructures).
Sa dauphine, Mme Dilma Rousseff, a été élue le 31 octobre 2010, au second tour de l’élection présidentielle, avec 56,05% des voix, devant le candidat de l’opposition, José Serra (Parti de la Social-démocratie brésilienne), qui obtient 43,95%. Elle est la première femme Présidente de la République du Brésil. Inconnue de l’opinion un an auparavant, la « candidate de Lula » a su se faire un nom pendant la campagne. Le soutien appuyé et explicite de son mentor, la forte reprise de l’activité économique et un pays sortant plus fort de la crise de 2009 ont constitué par eux-mêmes des arguments de campagne à la fois solides et mobilisateurs. Les élections des gouverneurs et du Congrès ont été également globalement favorables à la coalition gouvernementale : à l’issue du second tour, sur 27 Etats fédérés, la majorité dispose de 16 gouverneurs, laissant à l’opposition la direction de 11 Etats, dont ceux de São Paulo et du Minas Gerais. Après le retrait en août 2011 du Parti de la République, Mme Rousseff dispose a priori d’une majorité de 362 députés sur 513 et de 56 sénateurs (sur 81), coalition de 10 partis, dont le PT, le PMDB et le PSD (ayant soutenu sa campagne ou s’étant joints à la majorité présidentielle lors de la rentrée parlementaire). L’opposition est réduite au Parti de la Social Démocratie Brésilienne (PSDB), aux Démocrates (DEM) et au Parti Populaire Socialiste (PPS) représentant 111 députés et 18 sénateurs. Le Parti des Verts, dont la candidate Marina Silva est arrivée en troisième position au premier tour de l’élection présidentielle avec 20 % des suffrages, devrait rester indépendant.
La Présidente a constitué son gouvernement de coalition en opérant de subtils équilibres, ce qui devrait être, tout au long de son mandat, la règle dans ses relations avec le Congrès pour mettre en œuvre son programme de gouvernement. Dilma Rousseff a fait de l’éradication de la misère la grande priorité de son mandat. Les programmes « Bolsa Familia », renforcé, et « Brésil sans misère » doivent éradiquer, d’ici 2014, la pauvreté extrême de plus de 16 millions de Brésiliens (8,5% de la population, dont 60% dans la seule région Nord-Est), consolider la position de la classe moyenne et assurer une plus grande inclusion sociale. Le programme « Science sans frontières », lancé par la Présidente elle-même, doit devenir une des mesures phares du gouvernement par l’octroi de près de 100.000 bourses de mobilité internationale d’ici 2015.
Première économie de l’Amérique latine (2.090 Mds USD de PIB en 2010), le Brésil, sorti plus fort de la crise de 2009, s’est donné comme priorité l’accélération de sa croissance et la réduction des inégalités dans le respect des équilibres économiques fondamentaux. Cette stratégie lui permet de jouir d’une bonne image auprès de la communauté financière internationale (risque pays en baisse) en mettant son économie à l’abri d’éventuels chocs externes ou internes.
Avec une croissance de 7,5% en 2010, le Brésil se place au 7ème rang des économies mondiales devant l’Italie après être passé au 8ème rang en 2009 devant la Russie. Cette évolution a été favorisée par plusieurs facteurs déterminants : ajustement du marché du travail au cycle économique, stabilité de l’emploi et du pouvoir d’achat des revenus les plus faibles (Bolsa familia, hausse du salaire minimum), mise en œuvre de politiques contra-cycliques, réduction du risque Brésil et confiance des non-résidents. Au plan intérieur, constatant un déficit récurrent d’investissements en infrastructures, qui constituait l’un des principaux freins structurels à l’accélération et à la pérennité de sa croissance, le Président Lula a lancé en janvier 2007, le Plan d’accélération de la croissance « PAC », mis en œuvre par Mme Dilma Rousseff en tant que chef de la Casa civil. Entre 2007 et 2010, 180 Mds d’euros ont été engagés, investissements associant l’Etat fédéral, les entreprises publiques et privées, consacrés à de grands chantiers dans le domaine de l’énergie, des transports, des logements, de l’assainissement), avec des résultats probants en terme de croissance (+5,7% en 2007, + 5,9% en 2008). L’accent sur les grands travaux à réaliser se poursuit aujourd’hui dans le cadre du Programme d’Accélération de la Croissance - PAC 2 (2011-2014) qui engage 955 milliards de reais (près de 415 milliards d’euros) d’investissements.
D’une manière générale, au cours des dernières années, le Brésil a su rééquilibrer ses marchés d’exportation en accroissant la part des nouveaux marchés : l’année 2009 avait été marquée par l’émergence de la Chine comme premier partenaire commercial du Brésil (et, au plan global, comme premier exportateur mondial, dépassant l’Allemagne), devant les Etats-Unis. Ces derniers restent, probablement pour la dernière année, le premier fournisseur du Brésil, car le poids de la Chine dans les échanges bilatéraux du Brésil ne cesse de se renforcer. Il était de moins de 4% du total en 2002 et atteint désormais près de 15%, soit une part quatre fois supérieure en l’espace de huit ans. En valeur nominale, le commerce bilatéral Brésil-Chine a été multiplié par près de 14, de 4,1 Mds USD à 56,4 Mds USD (+53% entre 2009 et 2010 notamment). Les Etats-Unis, historiquement premier partenaire commercial du Brésil, et qui assuraient 25% des débouchés à l’exportation du Brésil en 2002, ne représentent plus que 9,6% des exportations brésiliennes en 2010. Leur part dans les échanges extérieurs du Brésil a été divisée par deux, de 24% à 12%. Celle de l’Union européenne résiste mieux, passant de 27% à 21,4%, les exportations brésiliennes vers l’UE triplant pratiquement (de 15,6 Mds USD à 43,1 Mds USD). L’Union européenne reste ainsi le principal marché d’exportation pour le Brésil, avec 21,3% des ventes.
Avec un chômage à son plus bas niveau historique (5,8%), des exportations qui se diversifient, un flux important d’IDE (près de 35 Mds d’euro reçus en 2010) et une consommation intérieure dynamique, l’environnement économique brésilien reste très attractif. Le PIB de l’Etat de São Paulo (près de 30% du PIB du Brésil), comparable au PIB de la Turquie ou de l’Indonésie, marque à lui seul toute la puissance économique du Brésil. En 2010, la valeur des exportations agricoles et agroalimentaires a ainsi dépassé 84 Mds USD (41% du total), générant un excédant commercial de 70 Mds USD. Le Brésil est aujourd’hui le 3e exportateur mondial de produits agricoles. Le pays peut miser sur des perspectives d’importantes ressources qu’il retirera des gisements de pétrole et de gaz offshore récemment découverts et dont l’exploitation est à ses prémisses. Avec 2,7 millions barils/jour et des réserves prouvées de 12,8 Mds de barils (soit 1% des réserves mondiales), le Brésil est actuellement le 9e producteur mondial de pétrole. En outre, Dilma Rousseff, déterminée à faire avancer les intérêts brésiliens, participe activement à la constitution de champions brésiliens dans des secteurs stratégiques comme le pétrole avec Petrobras (une des dix plus grosses sociétés mondiales par la capitalisation boursière), Vale dans le secteur minier (deuxième compagnie mondiale), Odebrecht en génie civil, ETH energia dans les agro-carburants ou Embraer dans l’aéronautique. Le plan « Brasil maior » prévoit ainsi près de 11 Mds d’euros d’exonérations fiscales pour redonner des marges de compétitivité à l’industrie nationale.
Outre les interventions sur le marché des changes (la Banque centrale a acheté quelque 36 milliards de dollars au cours du premier semestre 2011), le gouvernement a augmenté les taxes sur les opérations financières, pour freiner l’entrée de capital étranger non destiné à des investissements productifs. La Banque centrale doit également surveiller la fluctuation du real (dépréciation forte ces dernières semaines, après une appréciation de 4,5% en 2010 et de 32,5% en 2009) qui dégrade la compétitivité externe du pays, alors que l’inflation dépassera cette année les 7 %. Le maintien d’un taux directeur élevé (à 11%, le plus élevé parmi les membres du G20) devrait contribuer à la maîtrise de l’inflation et au contrôle de la croissance.
La diplomatie brésilienne s’articule autour des priorités suivantes :
Se faire reconnaître comme une puissance mondiale porte-parole d’une réforme de l’ordre international. Le Brésil milite pour l’élargissement du Conseil de Sécurité des Nations unies et est candidat, avec le soutien de la France, à un siège de membre permanent. Il défend le G20 comme instance privilégiée de la gouvernance mondiale et de la réforme des institutions financières internationales. Il plaide pour la conclusion du cycle de Doha. Il joue un rôle majeur et constructif dans les négociations relatives au changement climatique et à la préservation de la biodiversité. Il s’est engagé en faveur des financements innovants du développement et a contribué au lancement en octobre 2006 d’une Facilité Internationale pour l’Achat de médicaments (FIAM).
Conclure des partenariats stratégiques avec les grands pays émergents et promouvoir la coopération Sud-Sud au sein de l’IBAS avec l’Afrique du Sud et l’Inde, et des BRICS. Le Brésil développe également une ambitieuse politique africaine et, depuis peu, une politique plus active vers le Moyen-Orient. Il entend par ailleurs jouer un rôle plus important dans la résolution de certains problèmes régionaux aux enjeux internationaux comme le conflit israélo-palestinien ou le nucléaire iranien (reconnaissance de l’Etat palestinien le 1er décembre 2010 ; participation accrue au sein de la FINUL ; accord Turquie-Brésil-Iran sur le nucléaire iranien de mai 2010 ayant amené le Brésil à voter contre les sanctions au CSNU). Dilma Rousseff semble insister davantage que son prédécesseur sur la défense des droits de l’Homme, ce qui revêt une importance particulière dans sa relation avec l’Iran et peut-être Cuba.
Renforcer le marché commun du Cône Sud (Mercosul) entre le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay (le Venezuela y a adhéré, il ne manque plus que la ratification du Paraguay ; la Bolivie a également exprimé son souhait de le rejoindre). Le Brésil, qui représente 80 % de sa population et ¾ du PIB, plaide pour la reprise des négociations avec l’UE, effectives depuis mai 2010. Les principaux obstacles portent sur les questions agricoles et les réticences, notamment brésiliennes, en matière d’accès aux produits industriels, de services et de marchés publics.
Être le moteur de l’intégration et le leader de l’Amérique du Sud. Sous l’impulsion du président Lula, le Brésil s’est impliqué davantage dans le règlement des crises régionales : Colombie, Venezuela, Bolivie et Haïti (commandement de la MINUSTAH). Outre l’intégration régionale via le Mercosur, il souhaite aujourd’hui renforcer l’UNASUR (Union desNations sud-américaines, douze Etats membres) en se concentrant sur les thèmes économiques (commerce, énergie, infrastructures) et de défense. Cette stratégie passe également par une protection militaire accrue de ses frontières terrestres et maritimes, contre les trafics illégaux (drogues, armes, marchandises) et le crime organisé.
Mise à jour : 14.12.11

