
La France et le Brésil réitèrent leur conviction que le changement climatique est l’un des défis les plus urgents auxquels nous faisons face aujourd’hui et qu’il exige une réponse globale immédiate guidée par les principes de justice et d’équité. Les deux pays soulignent que la lutte contre le changement climatique est un impératif qui doit être entièrement compatible avec une croissance économique durable et l’éradication de la pauvreté.
LireLes liens étroits d’amitié entre le Brésil et la France reposent traditionnellement sur des valeurs que les deux pays partagent : promotion des principes démocratiques et des droits de l’Homme, renforcement du droit international et du multilatéralisme, promotion du développement et respect de la justice sociale, défense de la paix et de la sécurité, attachement à la non-prolifération des armes de destruction massive et au désarmement, protection de l’environnement et de la diversité culturelle.
Depuis 1995, la volonté d’établir un « nouveau partenariat » politique avec le Brésil s’est traduite par des visites régulières au plus haut niveau : visite d’État du président Cardoso (mai 1996), visite au Brésil du président Chirac (mars 1997), rencontre des deux présidents en Guyane (novembre 1997) et au Sommet de Rio (juin 1999), visite du président Cardoso à Paris en octobre 2001, visite en France du président Lula da Silva (janvier 2003), entretiens entre les présidents Chirac et Lula en marge des 58ème et 59ème Assemblées générales des Nations unies (septembre 2003 et 2004) et du Sommet de Guadalajara (mai 2004), entretiens fréquents entre les ministres des Affaires étrangères, visite en France du président Lula da Silva du 12 au 15 juillet 2005.
L’Année du Brésil en France, dont la visite du président Lula a constitué le point d’orgue, a permis d’accroître encore les contacts au niveau ministériel. Le 12 février 2008, le président Nicolas Sarkozy a reçu le président Lula à Saint Georges de l’Oyapock, sur notre frontière commune. Les deux présidents ont marqué leur volonté de développer le partenariat stratégique entre la France et le Brésil dans ses dimensions transfrontalière, bilatérale et internationale.
Organisé avec le Sommet UE-Brésil du 22 décembre, dernier sommet de la présidence française du Conseil de l’Union européenne, le Sommet France-Brésil du 23 décembre 2008 à Rio a permis la signature d’un plan d’action ambitieux dans le cadre du partenariat stratégique. Face à ce pays, grande puissance en devenir, la France a fait le pari d’une relation donnant-donnant en s’engageant dans d’importants transferts de technologie afin de permettre au Brésil d’acquérir les instruments de sa souveraineté : dans le domaine militaire, avec la vente de quatre sous-marins Scorpène, le développement de la partie non-nucléaire d’un futur sous-marin nucléaire d’attaque brésilien et d’une base de sous-marins, ainsi qu’un important contrat portant sur les hélicoptères ; mais également dans le domaine spatial et, à terme, dans le nucléaire civil. Depuis le Sommet du 23 décembre, les relations franco-brésiliennes ont donc pris une consistance exceptionnelle, marquée par un dialogue politique renforcé pour la préparation du G20 de Londres et du G8/G14 de L’Aquila (avant lequel les présidents Sarkozy et Lula ont publié une tribune commune dans la presse internationale) et dans la perspective du sommet du G20 de Pittsburgh en septembre 2009 et de la conférence de Copenhague en novembre 2009. A cet égard, les accords relatifs à la coopération sur le développement durable du biome amazonien et la création du Centre franco-brésilien de la biodiversité amazonienne nous positionnent aux côtés des Brésiliens dans le domaine stratégique des questions climatiques, que confirme la création d’un groupe de travail conjoint afin d’aboutir à une position concertée à Copenhague. Notre coopération intègre également un important volet transfrontalier (la dernière commission mixte transfrontalière s’est réunie à Macapa les 13 et 14 août 2009), assuré notamment par les accords entourant la construction du pont sur l’Oyapock, fleuve frontalier. Enfin, un accord de coopération en matière d’enseignement professionnel favorise l’insertion des jeunesses de nos deux pays.
Par ailleurs, l’Année de la France, lancée au Brésil à cette occasion et inaugurée par les deux ministres de la Culture le 21 avril 2009 à Rio de Janeiro, permet à son tour d’intensifier nos échanges, et de présenter aux Brésiliens tout le spectre de notre coopération avec leur pays : culture, mais aussi économie, science, technologie, débat d’idées, environnement, sport... Elle présente une France moderne, ouverte sur le monde, à la société diverse.
La récente visite d’État du président Sarkozy à l’occasion de la fête nationale brésilienne, le 7 septembre 2009, a été couronnée de succès. Cette rencontre du président avec son homologue brésilien a été la cinquième en huit mois. Elle marque une nouvelle étape, après une séquence des plus fournies, dans une relation politique faite pour durer, et a permis de renforcer et d’élargir notre partenariat stratégique. La relation franco-brésilienne sera certainement amenée à se densifier encore au fil des grandes échéances mondiales et du rythme du travail en commun réalisé dans le cadre d’un dialogue politique inédit.
Mise à jour : 19.11.09
Brasilia
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