Cet été, Franca.Br2009, l’année de la France au Brésil accueille plusieurs manifestations autour du cinéma français.
La Cinémathèque de Sao Paulo accueille à partir du 4 juillet au jusqu’au 2 août une rétrospective Emile Cohl.
Ce programme conçu par le Forum des images à Paris, en collaboration avec Gaumont Pathé Archives et Les Archives françaises du film du CNC, réunit l’intégrale des films conservés et restaurés d’Emile Cohl, en six séances.
Les films sont diffusés dans l’ordre chronologique avec une musique originale de Bernard Lubat.

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Le premier plan de Fantasmagorie, premier film d’Emile Cohl, nous montre sa main, traçant à la craie le trait qui, depuis ce moment, sera en perpétuelle transformation, et donnera vie à tout un univers de surprises sans cesse renouvelées, d’une inventivité toujours imprévisible.
L’œuvre d’Emile Cohl ne se limite pas à cette technique dont la simplicité et la force ont fait le succès. Il n’est guère de techniques auxquelles, en à peine quinze années de création cinématographique, il n’ait pas cherché à appliquer sa prodigieuse imagination. Burlesque, vaudeville, documentaire scientifique ou historique, publicités, film abstrait, en prises de vues réelles comme en pixilation, marionnettes, papiers découpés, incrustation ou objets animés. Et toujours, le dessin, comme moyen privilégié et direct d’une expression d’une intense liberté formelle.
S’il y a un mot qui convient particulièrement à Emile Cohl, c’est celui d’inventeur. Ce sont des circonstances presque hasardeuses qui ont conduit ce personnage hors du commun et déjà célèbre, caricaturiste, philatéliste, escrimeur, prodigieux dessinateur, à franchir les portes de la société Gaumont, en 1908, pour réaliser, à plus de 50 ans, son premier film. Qui sera suivi de beaucoup d’autres, chez Gaumont, chez Pathé ou chez Eclair, pour qui il travaillera même quelques années aux Etats-Unis.
Lorsqu’en 1923, entraîné dans le déclin économique du cinéma français après la première guerre mondiale, Emile Cohl abandonnera la caméra, il aura réalisé plus de trois cents courts métrages.
Même si, malheureusement, la majeure partie de cette œuvre est aujourd’hui perdue, les efforts conjugués de plusieurs institutions ou entreprises nous permettent aujourd’hui de présenter cette intégrale de l’œuvre conservée et restaurée d’Emile Cohl. Ce sont des années de recherche, des mois de minutieuses manipulations sur les pellicules, des heures et des heures de travaux d’exploration dans les fonds d’archives, qui trouvent ici leur aboutissement. Il faut donc saluer tout particulièrement cette collaboration, et remercier Gaumont Pathé Archives, les Archives Françaises du Film, la Cinémathèque française et bien sûr Pierre Courtet-Cohl, pour nous avoir accompagné dans cette aventure pendant toutes ces années. Et aussi tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre, ont apporté leur pierre à cet édifice.
Il y a des inventeurs dont le destin est d’être moins reconnu que d’autres. Emile Cohl est de ceux-là. Probablement parce qu’il a été le pionnier de ce type de cinéma toujours un peu à l’écart de l’histoire traditionnelle de cet art, le cinéma d’animation, il a connu quelques traversées du désert dont ce programme devrait être l’occasion de le faire sortir définitivement.
Plus d’un siècle après Fantasmagorie, alors que l’animation est devenue l’un des domaines les plus créatifs du cinéma contemporain et occupe une nouvelle place dans le paysage cinématographique, la force poétique des films d’Emile Cohl reste intacte : à jamais expérimentale, inventive, fugace, fantasmatique.

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L’Année de la France au Brésil accueille dans 4 villes brésiliennes (Belo Horizonte, São Paulo, Rio de Janeiro et Brasília) une vaste rétrospective des films de Jean Rouch.
Parallèlement, un cycle de débats est organisé autour de son oeuvre cinématographique et anthropologique (avec la participation de ses plus éminents spécialistes et interprètes, notamment français et brésiliens, mais aussi du domaine anglophone) et un livre-catalogue comprenant des textes de et sur Jean Rouch, ainsi que des matériaux de travail (filmographie, bibliographie, photos) sera édité.

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Plusieurs villes brésiliennes accueilleront le festival "Présence et Passé du cinéma français" :
du 19 au 26 août à Goiânia (Cinemas Lumières)
du 27 août au 2 septembre à Recife (Teatro do Parque)
du 3 au 7 septembre à Maceió (Senac)
du 10 au 14 septembre à Garanhuns (Praça Central)
du 16 au 23 septembre à Belém (Cinema Olympia)
du 23 au 30 septembre à Paulinia (Teatro Municipal)

Hommage à Jean-Marc Barr, acteur et réalisateur : Too much flesh et Chacun sa nuit de Jean-Marc Barr et Pascal Arnold, Le grand bleu de Luc Besson, Europa de Lars Von Trier
Hommage à Denis Lavant : Mauvais sang, Boy mets girl et Les amants du Pont Neuf de Léos Carax, Tókio de Bong Joon-ho, Léos Carax et Michel Gondry
Découverte de Fred Hilgemann (Jean-Marc Cazenave et Marie-Anne Sorba) : 68 non-stop, L’épreuve des urnes, Le carnaval de Kwen
Les films classiques : Pickpocket de Robert Bresson, Mon oncle de Jacques Tati
Les enfants au cinéma : La guerre des boutons d’Yves Robert, Jeux interdits de René Clément, Zéro de conduite de Jean Vigo, Enfances collectif de jeunes réalisateurs, Les 400 coups de François Truffaut
Jeunes réalisateurs : La Sentinelle d’Arnaud Desplechin, Le petit lieutenant de Xavier Beauvois, Mange ta soupe de Mathieu Amalric
Courts-métrages : Un petit bol d’air et L’entre deux de Marcelo Teles, Oktapodi collectif de jeunes réalisateurs, Les Yeux au plafond de Mathieu Amalric
Documentaires : Fla-Flu de Pierre Goismier, Pas de Stress à Speluncatu de Marcelo Teles
Film Surprise : une projection surprise réservée à chaque ville !
Ateliers et conférences : Jean-Marc Barr et Pascal Arnold ("Ecrire, produire et réaliser" et "Travailler ensemble"), Fred Hilgemann ("Comment produire un documentaire sans argent"), Stéphanie Boutinaud ("Postproduction" et "Effets spéciaux"), Brigitte Faure ("Les enjeux de la coproduction")
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Source : site culturesfrance

