Birmanie

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Brève

Birmanie : entretien téléphonique du ministre d’État avec son homologue britannique, M. William Hague (17 janvier 2012)

Les deux ministres sont convenus que, pour encourager ce mouvement, l’Union européenne doit engager une révision graduelle du régime de sanctions européennes. La France et le Royaume-Uni souhaitent saisir l’occasion du Conseil Affaires étrangères de l’UE du 23 janvier prochain pour proposer des premières mesures à très court terme.

Introduction

La Birmanie est située au carrefour entre la Chine, l’Inde et la Thaïlande. Si les Birmans forment environ 70% de la population, le pays est composé de plusieurs dizaines de minorités ethniques, dont certaines sont depuis de nombreuses années engagées dans la lutte armée contre le pouvoir central. Un des pays les plus prospères d’Asie du Sud-Est dans les années 1960, la Birmanie est gouvernée par une junte militaire depuis 1962 et est devenue l’un des pays les plus pauvres du monde. Après des élections législatives et régionales en novembre 2010, les premières depuis vingt ans mais qui n’ont pas répondu aux normes démocratiques, le gouvernement birman semble résolu à s’engager dans une dynamique de réformes depuis la fin de l’été 2011. Le Président Thein Sein a établi, au mois d’août, un canal de dialogue avec Mme Aung San Suu Kyi. Le 12 octobre, il a décrété une amnistie qui a concerné plus de 220 prisonniers politiques. Une loi a été adoptée, quelques jours plus tard, reconnaissant aux travailleurs birmans le droit de faire grève et de se syndiquer librement. Des amendements à la loi sur l’enregistrement des partis politiques ont conduit la Ligue nationale pour la démocratie (parti d’Aung San Suu Kyi qui n’avait plus d’existence officielle) à annoncer, le 18 novembre, son intention de s’enregistrer afin de participer aux prochaines élections législatives partielles. La situation demeure cependant tendue entre l’armée birmane et certains groupes ethniques armés, notamment dans l’Etat Kachin.

Avec ses partenaires de l’Union européenne, la France a adopté graduellement depuis le milieu des années 1990 des sanctions ciblées sur le régime birman et continue, par ailleurs, à soutenir la société civile birmane à travers le financement de projets d’ONG locales et l’aide alimentaire. La France souhaite accompagner le début de dynamique positive qui se dessine entre l’opposition démocratique et le gouvernement, et encourage ce dernier à faire d’autres gestes dans l’intérêt de la réconciliation nationale, de la démocratisation du pays et du respect des droits de l’Homme. Nous continuons notamment à appeler à la libération inconditionnelle et sans délai des derniers prisonniers politiques.

- Site internet de l’Ambassade de France en Birmanie : www.ambafrance-mm.org

Mise à jour : 11.2011

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