
Conformément au cadre adopté au niveau européen, les autorités françaises n’ont pas de contacts bilatéraux avec leurs homologues biélorusses au niveau ministériel. Les relations politiques entre les deux pays demeurent donc très limitées. Les visites à Paris en 2006 et 2008 d’Alexandre Milinkievitch, chef de l’opposition, ont été l’occasion de marquer le soutien de la France aux évolutions démocratiques dans le pays.
Interrompues depuis octobre 2004, des consultations bilatérales se sont tenues le 6 septembre 2006 à Paris avec M. Valéry Romachko, Directeur d’Europe au ministère biélorusse des affaires étrangères. Cette rencontre a permis de rappeler nos condamnations à l’encontre des violations répétées des droits de l’homme dans le pays et de réitérer notre disponibilité à entretenir avec la Biélorussie des relations normalisées pour autant que le régime adresserait à la communauté internationale des signaux démontrant l’adoption de mesures concrètes en faveur de la démocratisation du régime et prendrait des engagements fermes et irrévocables pour la défense des libertés fondamentales. Des consultations politiques avec le Vice-Ministre biélorusse des Affaires étrangères, M. Valéry Voronetsy, ont en outre eu lieu le 27 novembre 2007 à Minsk, le 12 juin 2008 à Paris et le 24 novembre 2008 à Minsk. Ces rencontres ont permis de réitérer aux interlocuteurs biélorusses les messages relatifs au nécessaire respect de la démocratie, de l’Etat de droit et des droits de l’Homme. Il leur a également été précisé que l’UE et la France étaient disposées à une normalisation progressive, séquencée et conditionnelle des relations avec la Biélorussie, dès lors que l’ensemble des prisonniers politiques seraient libérés. L’accent a également été mis par le Directeur d’Europe continentale sur l’importance d’un déroulement des élections législatives du 28 septembre 2008 conformément aux standards de l’OSCE/BIDDH.
Mise à jour : 01.07.09.