Présentation
Données générales
Politique intérieure
Situation économique
Politique extérieure
Données générales
Données géographiques et générales
Nom officiel : République du Bénin
Superficie : 112 622 km²
Population : 9 millions d’habitants (Banque mondiale, 2008)
Capitale : Porto-Novo
Villes principales : Cotonou, Djougou, Parakou, Abomey
Langue officielle : Français
Monnaie : Franc CFA (100 FCFA = 0,15 euro)
Fête nationale : 1er août (proclamation de l’indépendance en 1960)
Données démographiques
Croissance démographique : 3 % en 2007 (Banque mondiale, 2008)
Espérance de vie : 54 ans (PNUD, 2004)
Taux d’alphabétisation : 34,7% (PNUD, 2004)
Religion(s) : Vaudou (61%), catholicisme (19%), islam (15%), protestantisme (3%), autres (2%)
Indice de développement humain : 163ème sur 177 pays (PNUD)
Classement Transparency International : 96ème sur 180 pays (2008)
Données économiques
PIB : 5,4 milliards de dollars en 2007 (Banque mondiale)
PIB par habitant : 600 dollars
Taux de croissance : 4,6% en 2007 (Banque mondiale, 2008)
Taux de chômage : Nd
Taux d’inflation : 6,1% en 2006 (Banque mondiale, 2007)
Balance commerciale : -535 millions de dollars en 2007 (EIU, 2008)
Principaux clients : Chine, Indonésie, Inde, Niger (EIU, 2008)
Principaux fournisseurs : Chine, France, Etats-Unis, Thailande (EIU, 2008)
Part des secteurs d’activités dans le PIB : Primaire : 32% ; Secondaire : 13% ; Tertiaire : 54% (Banque mondiale, 2007)
Exportations de la France vers le Bénin : 260 millions d’euros en 2007 (DGTPE, 2008)
Importations françaises du Bénin : 4,3 millions d’euros en 2007 (DGTPE, 2008)
Consulat de France : Cotonou
Communauté française au Bénin(fin décembre 2007) : 3.025 Français (dont 52 % de binationaux) inscrits au registre des Français établis au Bénin. Le nombre des non inscrits est estimé à 1.000
Communauté béninoise en France : Environ 7.000 personnes
Politique intérieure
Après 18 ans de régime marxiste, le Bénin a connu, à partir de 1990, une transition démocratique marquée par le départ volontaire du pouvoir du président Mathieu Kerekou et l’élection de Nicéphore Soglo. Cette transition est notamment attestée par :
des élections démocratiques depuis la Conférence nationale de 1990 ;
des institutions qui fonctionnent de manière satisfaisante ;
une vie politique marquée par la multiplication des partis (près d’une centaine) ;
les libertés individuelles et collectives qui ne connaissent pas d’atteintes sérieuses ;
une presse qui jouit d’une liberté d’expression totale.
Revenu au pouvoir à l’occasion de l’élection présidentielle de 1996 et réélu en 2001, le Président Kerekou, qui ne pouvait briguer un nouveau mandat (dépassement de la limite d’âge et deuxième mandat successif), a su résister aux pressions de son entourage l’encourageant à faire modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir, confirmant ainsi son image d’homme d’Etat attaché au respect des institutions et de la démocratie.
L’élection présidentielle de mars 2006, jugée libre et transparente par les observateurs, a vu la victoire au second tour de Thomas Boni Yayi avec 74,52% des voix contre Adrien Houngbedji, ancien président de l’assemblée nationale et président du Parti du Renouveau Démocratique (PRD).
Né en 1952, M. Thomas Boni Yayi a notamment suivi des études supérieures en France et occupé différentes fonctions à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) entre 1975 et 1992, avant de diriger la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) de 1994 à 2006. La cérémonie d’investiture du président Boni Yayi a eu lieu le 6 avril 2006. Non issu de la classe politique, jouissant d’une réputation de bon gestionnaire, le nouveau président a fait campagne sur les thèmes du changement (pour un « Bénin émergent ») et de la moralisation de la vie publique.
L’espoir d’une population appauvrie dans un nouveau chef d’Etat apportant le changement s’est à nouveau manifesté à l’occasion des élections législatives de mars 2007 (35 députés de la liste des « Forces Cauris pour un Bénin Emergent » (FCBE) ont été élus, soit plus de 40% de l’Assemblée nationale).
Cependant, le Président a perdu au printemps 2008 l’appui des députés qui lui avaient permis jusque là de disposer de la majorité absolue. Par ailleurs, si les élections locales du 20 avril 2008 ont vu une victoire relative de la mouvance présidentielle au niveau national, l’opposition se maintient dans les grandes villes, dont Cotonou. Les tensions croissantes avec l’opposition et l’absence de consensus à l’Assemblée nationale entraînent une situation de blocage politique. Le remaniement ministériel du 22 octobre 2008 n’a pas permis de constituer de gouvernement d’« ouverture ».
Situation économique
L’économie béninoise reste dominée par le secteur agricole, en particulier par le coton qui assure directement ou indirectement les revenus d’une grande partie de la population. Sa production est à nouveau en hausseaprès avoir connu une diminution importante : la production pour la campagne 2007/2008 a été estimée à environ 300.000 tonnes, soit +25%.
Les échanges commerciaux, tant nationaux que régionaux (principalement avec le Nigeria), sont surtout de nature informelle.
La fin du régime socialiste et l’élection de Nicéphore Soglo avaient été marquées par un large mouvement de privatisations entre 1991 et 1996. Ce processus, qui a ensuite connu une phase de ralentissement, devrait redémarrer, notamment avec les projets de privatisation de la SONAPRA (coton), de la SBEE (eau et électricité) et de Bénin télécoms.
Alors que le début de la décennie avait été marqué par une décélération continue de la croissance, une inversion de tendance est apparue depuis 2005. Le climat des affaires s’améliore et la confiance est de retour chez les opérateurs. Mais les problèmes liés à la production et à la distribution d’énergie (délestages) subsistent. On note cependant une amélioration dans le règlement des arriérés de l’Etat aux entreprises.
L’aide publique au développement représente 8,2 % du PIB (le ratio de l’APD par habitant est de 43,7 $). Bénéficiaire de l’initiative pour les Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), le Bénin en a atteint le point de décision en juillet 2000 et le point d’achèvement en mars 2003. Il a bénéficié d’importantes annulations de dettes dans le cadre des initiatives PPTEet IADM (Initiative d’Allégement de la Dette Multilatérale). La dette extérieure envers les créanciers publics est tombée à 22% du PIB en 2006 (contre 66% en 2002).
Membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Bénin a constitué une « zone de coprospérité » avec le Nigeria et le Togo (février 2007) afin d’accélérer l’intégration régionale.
Politique extérieure
La politique étrangère du Bénin, malgré un poids économique modeste au sein de l’UEMOA et de la CEDEAO, le place en position d’arbitre dans le traitement des crises de l’Afrique de l’Ouest. En effet, la stabilité du pays depuis quinze ans, dans une sous-région de l’Afrique de l’Ouest secouée par de graves crises politiques, en fait un médiateur recherché. De plus, le rôle modéré et constructif qu’il a joué comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies dans les années 2004-2005 a été apprécié par l’ensemble de la communauté internationale.
Le Bénin participe à plusieurs opérations de maintien de la paix menées par la CEDEAO et l’ONU. Il a déployé des contingents au Liberia et en Côte-d’Ivoire où il participe à l’ONUCI. Il contribue également à la MONUC en RDC, avec un contingent de 750 hommes. Son action résolue en faveur du maintien de la paix dans la sous-région lui a valu d’être retenu pour accueillir, à la fin de l’année 2004, l’exercice sur le terrain du cycle RECAMP IV, avec la participation des pays de la CEDEAO.
Sur le plan économique, le Bénin s’est fait le porte parole des pays ouest-africains producteurs de coton (avec le Burkina Faso, le Mali et le Tchad) qui ont abouti à l’échec des négociations sur ce produit lors de la conférence de l’OMC à Cancun. Il continue d’être, à Genève, un pays moteur de ces négociations, dont l’un des objectifs est la disparition des subventions aux agriculteurs européens et américains.
Le Bénin exerce une diplomatie dont la compétence est reconnue. Respectueux du droit international, il s’est conformé à la décision de la Cour internationale de justice attribuant l’île de Lété au Niger (arrêt de la CIJ du 12 juillet 2005). Membre très actif de la Francophonie, dont il a fait l’un des axes de sa politique étrangère, le Bénin a accueilli à Cotonou le Sommet des chefs d’Etat des pays ayant le français en partage en 1995. Il joue un rôle important par l’intermédiaire des programmes de l’AUF et, sur le plan linguistique, par le développement du CEBELAE (centre béninois des langues étrangères) en direction du Nigeria, du Ghana et de la Guinée équatoriale. Plusieurs villes du Bénin sont membres de l’Association internationale des maires francophones (AIMF).
Il convient enfin de rappeler que l’accord de partenariat entre les membres du groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique et la Communauté européenne, qui succède à la convention de Lomé IV, a été signé à Cotonou le 23 juin 2000.
Mise à jour : 31.03.09.




