Nom officiel : Belize
Nature du régime : Monarchie constitutionnelle
Chef du Gouvernement : Dean Barrow
Superficie : 22966 km²
Capitale : Belmopan (13 400 h.)
Villes principales : Belize City (60 000 h.), Orange Walk, San Ignacio et Santa Elena, Dangriga
Langue(s) officielle(s) : anglais
Langue (s) courante (s) : créole (Bileez kriol), espagnol, garifuna, langues mayas, allemand bas-saxon
Monnaie : dollar bélizien (BZD)
Fête nationale : 21 Septembre
Population (2010) : 319 000
Densité : 14 h/km2
Croissance démographique (2010) : 2.06%
Espérance de vie (2010) : 68
Taux d’alphabétisation (2010) : 76,90%
Religion (s) : Catholique (50 %), protestants évangélistes (40%), hindouistes (6%), musulmans (4%)
Indice de développement humain (2010) : 0,694 ; rang 78
PIB (2010) : 1.3 Mds $
PIB par habitant (2010) : 4 355 $
Taux de croissance (2010) : 1,50%
Taux de chômage (2009) : 13,1%
Taux d’inflation (2010) : 4,1 %
Déficit budgétaire (2009) : 2,1% du PIB
Balance commerciale(2010) : - 151 M$
Principaux clients(2009) : Etats-Unis (33,9%), Grande Bretagne (33,6%), Jamaïque
Principaux fournisseurs(2009) : Etats-Unis (35,7%), Mexique (13%), Cuba (7,7%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2008) :
agriculture : 29 %
industrie : 19,9 %
services : 54,1%
Exportations de la France vers le Belize (2010) : 1,218 M€
Importations françaises depuis le Belize (2010) : 659 000 €
Consulat de France : section consulaire de l’Ambassade de France au Salvador
Communauté française au Belize (2010) : 33
Communauté bélizienne en France : entre 20 et 30
Conformément à la Constitution de 1981, le pouvoir exécutif est détenu par le Premier ministre et son gouvernement. Le chef du gouvernement est désigné par le parti majoritaire à la Chambre des représentants.
Le Parlement est bicaméral. La Chambre des représentants est composée de 29 membres, élus au scrutin majoritaire à un tour, pour un mandat de cinq ans. Le Sénat est composé de douze membres nommés, dont six par le gouvernement, trois par l’opposition et trois par le Conseil des églises, l’Association des syndicats et le secteur privé.
Deux grands partis dominent la vie politique bélizienne depuis 1974 : le Parti uni du peuple (People’s United Party - PUP) de centre-gauche, et le Parti démocratique uni (United Democratic Party - UDP), de tradition libérale.
Le Belize a connu depuis son indépendance une alternance politique régulière au sommet de l’État : UDP en 1984, PUP en 1989, UDP en 1993, PUP en 1998-2003 et UDP en 2008.
L’actuelle équipe gouvernementale s’attache à améliorer la situation économique, lutter contre la corruption et poursuivre la normalisation des relations avec le Guatemala. Le gouvernement veut s’appuyer sur sa large majorité pour lancer des réformes politiques et constitutionnelles. Dans un contexte économique difficile, depuis la crise financière internationale, les autorités doivent faire face, à l’instar des autres pays d’Amérique Centrale, au développement de la criminalité générée par le narcotrafic (crime organisé, homicides en augmentation, maras). Belize est sur la route de la cocaïne exportée de l’Amérique du sud vers le Mexique puis les États-Unis.
Ces dernières années, avant la crise financière internationale, l’économie du Belize a connu une évolution positive avec un niveau de croissance soutenu (9,2% en 2003, 4,6% en 2004, 3,2% en 2005, 3,5 en 2006, 1,6 % en 2007 et 5,3% en 2008).
Cependant, le contexte économique du Belize est difficile depuis la crise. Le déficit de la balance commerciale s’est encore creusé en 2010 et atteint 151 Millions de dollars.
La croissance a chuté à 0% en 2009, pour remonter à seulement 1,5 % en 2010.
Le gouvernement doit faire face à des difficultés telles qu’une dette externe importante, un taux de chômage de 13%. Bien que le Belize dispose du second revenu par habitant le plus élevé d’Amérique Centrale, la disparité de revenus est énorme ; en 2010, 43% de la population vivait encore sous le seuil de pauvreté.
L’économie nationale repose majoritairement sur les services, qui contribuent au PIB à hauteur de 54%. Le tourisme (développement du tourisme vert) est la première activité du pays. Cependant, la crise financière et économique a frappé l’industrie touristique, les Américains formant l’essentiel de la clientèle.
Les zones franches se développent, notamment le long de la frontière mexicaine, où elles accueillent en particulier des centres d’appels et des sociétés de vente à distance.
Le secteur primaire représente 29% du PIB. De superficie modeste, le Belize est doté de ressources riches et variées : produits agricoles d’exportation (canne à sucre, banane, agrumes, cacao), produits de la pêche d’exportation (poissons, crevettes, langoustes), et ressource énergétique (pétrole).
La moitié des terres arables est affectée à la canne à sucre mais l’industrie sucrière décroit. La pêche a connu un fort développement, notamment grâce aux fermes d’élevage de crustacés, dont les revenus d’exportation dépassent ceux du sucre. Les forêts couvrent 60% du territoire, constituant un important potentiel. Le secteur manufacturier (9% du PIB), qui emploie à peine 10% de la population active, a investi dans la transformation des produits agricoles et élargit désormais son activité aux ateliers de confection.
Un gisement de pétrole a été découvert en 2005 dans le Nord du pays, ce qui a permis de stimuler la croissance. Cependant, le pays continue à importer l’essentiel de son énergie, principalement des Etats-Unis, du Mexique, mais également du Venezuela dans le cadre de l’accord Petrocaribe.
Principaux partenaires du Belize, les Etats-Unis et la Grande Bretagne absorbe 70% des exportations. Le Belize exporte aussi vers le Nigéria (environ 5%) et la Cote d’Ivoire (environ 4,5%).
Le Belize importe des Etats-Unis, Mexique, Cuba, Guatemala, l’Espagne et la Chine, des équipements de transports et de machines, des biens manufacturés, des combustibles, des produits pharmaceutiques, de l’alimentation, de l’alcool et du tabac.
Les principales préoccupations de la diplomatie de ce jeune État résident dans le souci d’affirmer sa souveraineté et de fidéliser l’aide internationale nécessaire à son développement.
Sur le plan régional, le Belize appartient à deux ensembles : l’espace caribéen, auquel il est lié à travers son adhésion à l’Association des États de la Caraïbe (AEC) et à la CARICOM (Communauté de la Caraïbe), et l’espace centraméricain à un moindre degré : le Belize est à la fois membre du SICA (Système d’intégration centraméricain), du Parlement et de la Cour de justice centraméricains. Il n’est pas membre du SIECA (Système d’intégration économique centraméricain). Il a adhéré au Plan Puebla-Panama et entretient des relations privilégiées avec le Mexique, le Venezuela et Cuba.
Depuis 1946, le Belize connait un contentieux frontalier avec le Guatemala, qui revendique plus de la moitié du territoire bélizien, où se trouvent les terres les plus productives. Les relations bilatérales se sont sensiblement améliorées ces dernières années, depuis que les deux gouvernements ont signé, sous l’égide de l’OEA, un accord historique, le 8 décembre 2008, par lequel ils s’engagent à porter leur différend devant la Cour Internationale de Justice.
Une coopération s’est engagée entre les deux pays pour combattre l’insécurité frontalière due à l’augmentation du narcotrafic. Le Belize s’est également engagé à participer à la politique de sécurité régionale dans le cadre de la CARICOM et du SICA. Le Royaume-Uni et les Etats-Unis offrent au Belize une assistance importante en matière de sécurité et de défense.
Mise à jour : 03.05.11