La France et le Bangladesh

Brève

Bangladesh : démission de Muhammad Yunus de la direction générale de la Grameen Bank (13 mai 2011)

La France déplore cette démission et tient à rappeler son attachement au rôle et à l’action de Muhammad Yunus en faveur de la micro-finance pour réduire la pauvreté dans le monde.

Présentation

Relations politiques

Les relations bilatérales ont connu, à la fin des années 1980 et au début des années 1990, un essor lié à la visite du Président Mitterrand en 1990 et à la proposition française de programme d’aménagements pour la prévention des crues. Mme Hasina, alors Premier ministre, s’était rendue en France en 1999.

Depuis, des visites ministérielles récentes ont permis de confirmer ce dialogue politique. Le ministre bangladais des Affaires étrangères, M. Morshed Khan s’est rendu en France en avril 2006, une première depuis l’indépendance du Bangladesh. Le secrétaire d’Etat bangladais à la Justice et aux relations parlementaires a effectué une visite de travail à Paris en mai 2009, Jean-Louis Borloo, s’est rendu à Dacca en octobre 2009, dans la perspective du Sommet de Copenhague, et Martin Hirsch, Haut Commissaire aux Solidarités actives à visité le Bangladesh en décembre 2009. Il y a notamment rencontré le Professeur Mohammed Yunus, Prix Nobel de la Paix et fondateur de la Grameen Bank, spécialisée dans le micro-crédit.

Mme Dipu Moni, ministre des Affaires étrangères du Bangladesh a été reçue à Paris par M.Bernard Kouchner le 21 juin 2010. Cet entretien a donné à nos deux pays l’occasion de donner un nouvel essor à nos relations.

- Site de l’Ambassade de France à Dacca : http://ambafrance-bd.org

Relations économiques bilatérales

Un accord d’encouragement et de protection des investissements est en vigueur depuis octobre 1986. Parmi nos investissements directs, l’implantation de la cimenterie Lafarge de Chhatak dans le nord du pays et d’une capacité de 1,2 million de tonnes par an, occupe la première place. Il s’agit du plus important investisseur étranger au Bangladesh (253 M.USD), hors secteur gazier. Les secteurs du gaz GPL (Total avec un investissement de 15 M USD dans la construction d’une usine à Chittagong, inaugurée en janvier 2003), du traitement des eaux (Ondéo-Degrémont a réalisé, sur financement français, la partie électromécanique de la station de Saiadabad) et de la pharmacie (Aventis) figurent parmi les priorités des investissements français.

Les échanges bilatéraux de la France ont progressé de 12 % en 2008. Ces échanges sont marqués par un déficit structurel qui s’est établi à 809 millions EUR en 2008 contre 723 millions en 2007, soit près de 12 % d’augmentation.

Les importations ont augmenté de 12%, passant de 787 millions EUR en 2007 à 883 millions en 2008. Les exportations ont atteint 74 millions EUR en 2008 contre 64 millions EUR en 2007, soit un essor de 15 %. Les prévisions de croissance pour l’année 2008-09 (juillet-juin) avaient été revues à la baisse de 6,5% à 5,5%.

Malgré une reprise des exportations françaises (+15% en 2008, contre -30% en 2007), la stagnation tendancielle des exportations depuis cinq ans traduit un intérêt insuffisant des entreprises françaises pour le marché bangladais. Les exportations françaises sont concentrées sur les biens d’équipement (40%), les biens intermédiaires (29%) et les biens de consommation (19%). Le quadruplement des importations bangladaises de biens d’équipement sur la période 2003-2004 à 2007-08, passées de 729 millions USD à 2,8 milliards USD , souligne le dynamisme de l’activité industrielle et des investissements privés et publics.

Les importations françaises en provenance du Bangladesh ont atteint 883 millions EUR en 2008, en augmentation de 14% par rapport à 2007 (787 millions EUR). Premier poste d’importations, les biens de consommation, entièrement constitués de produits d’habillement, représentent 590 millions EUR. Les biens intermédiaires, composés en quasi-totalité de produits textiles, totalisent 267 millions EUR en 2008 (30% des importations), contre 243 millions en 2007, soit 11% d’augmentation. Face à la crise, la filière textile habillement bangladaise possède de solides atouts : une production ciblée sur les articles de basse et moyenne gamme, une production de bonne qualité et un climat de confiance entretenu avec les principaux acheteurs étrangers.

- Plus de détails sur : http://www.dgtpe.fr/se/bangladesh

Coopération culturelle, scientifique et technique

Notre politique de coopération dans les domaines culturel, scientifique et technique avec le Bangladesh s’inscrit dans le cadre d’un accord de coopération culturel signé le 10mars 1987. Elle s’appuie notamment sur les deux Alliances françaises de Chittagong et de Dacca, des établissements anciens et reconnus. Celle de Dacca a brillamment fêté son cinquantenaire le 5 février 2010. Notre coopération universitaire et technique, notamment dans le domaine de préservation et mise en valeur du patrimoine, est également une action privilégiée.

Signe de la qualité de nos relations culturelles, le mois du Bangladesh (avril 2011) est organisé à Paris par la Fondation de l’Alliance Française.

La France a annulé en 1991 la dette publique du Bangladesh (598 MF). Depuis la réforme de notre politique de coopération, le Bangladesh ne fait partie ni de la Zone de solidarité prioritaire (ZSP), ni de la liste des pays éligibles à la réserve pays émergents (RPE).

- Pour en savoir plus : http://ambafrance-bd.org/france_bangladesh, rubrique Présence Française et http://www.afdacca.org/ (Alliance Française de Dacca)

Mise à jour : 03.03.11

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