Andorre

Brève

Déplacement de David Douillet à Barcelone et en Andorre (du 28 au 30 juillet 2011)

Le Secrétaire d’Etat souhaite personnellement se rendre compte de la pression exercée sur un poste consulaire important par le surcroît d’activité estivale.

Introduction

 
- Il existe en Andorre l’institution de la Co-Principauté, héritage historique, qui a créé entre notre pays et Andorre des liens spécifiques. Le chef de l’Etat français est, en effet, avec l’évêque d’Urgell, Coprince d’Andorre depuis la fin du XVIème siècle.
- Indépendamment de cette institution, des relations diplomatiques ont été nouées avec la Principauté lorsque celle-ci s’est dotée, en mai 1993, d’une Constitution et est devenue un Etat indépendant, souverain et reconnu internationalement.

La France est représentée en Andorre par M. Jean-Pierre BERCOT (juin 2010). La Principauté d’Andorre est représentée en France par M. Julian VILA COMA (janvier 2010).

Les relations bilatérales franco-andorranes sont marquées par une importante activité conventionnelle : enseignement, coopération administrative, sécurité sociale, bureau commun de douanes à "contrôles juxtaposés". Deux accords réglementant le séjour des ressortissants andorrans en France et celui des Français en Andorre ont été signés le 4 décembre 2000.

La place de la France en Andorre a néanmoins connu un déclin significatif ces vingt dernières années, étant progressivement supplantée par l’Espagne. Les raisons en sont la configuration géographique locale et les insuffisances d’infrastructures côté français qui rendent l’Espagne plus accessible, mais aussi la présence de 30 000 Espagnols en Andorre (contre 25.000 Andorrans souvent d’origine espagnole et moins de 5 000 Français), la communauté de langue et de culture entre l’Andorre et la Catalogne, l’attrait de Barcelone, et la réticence des exportateurs français à investir en Andorre (commerce via les filiales ou les relais en Espagne).

Les autorités andorranes sont pleinement conscientes de la nécessité d’un rééquilibrage, notamment par crainte d’une véritable absorption par l’Espagne, comme en témoigne la nomination régulière de hauts fonctionnaires français à des postes de responsabilité.

Les dernières rencontres à haut niveau entre autorités françaises et andorranes ont été les suivantes :
- 6 février 2006 : entretien à Paris entre la Ministre déléguée aux Affaires européennes et le Ministre des Affaires étrangères andorran, M. Minoves.
- 21 mars 2006 : entretien à Paris entre Premier Ministre et le Chef du gouvernement andorran M. Pintat.
- 22 mai 2006 : entretien à Paris entre la ministre française de l’Ecologie et le ministre andorran de l’Agriculture et du Patrimoine naturel, M. Montella.
- 24-25 octobre 2006 : visite à Paris du Président du Conseil Général (parlement) andorran et entretien avec les Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat.
- 21 septembre 2009 : entretien à Andorre du chef du gouvernement andorran avec le ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction Publique et d la Réforme de l’Etat, M. Eric Woerth.
- 21 juin 2010 : entretien du ministre avec M. Espot, Ministre des Affaires étrangères et des relations institutionnelles de la Principauté d’Andorre.
- 29 juillet 2010 : visite d’Etat en Andorre du Président de la République et entretien avec le Président du Gouvernement, M. Bartumeu.

Le groupe d’amitié France-Andorre de l’Assemblée Nationale est présidé par M. François Calvet, député des Pyrénées Orientales, et compte 23 membres, alors que le groupe d’amitié France-Andorre au Sénat est présidé par M. Jean-Paul Alduy, Sénateur des Pyrénées Orientales, et compte 24 membres.

Le site de l’ambassade de France en Andorre

Mise à jour : 17.05.11.

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