Présentation
Données générales
Politique intérieure
Situation économique
Politique extérieure et relations avec l’Union européenne
Données générales
Données générales et géographiques
Nom officiel : République fédérale d’Allemagne
Superficie : 356.959 Km²
Population : 81.800.000
Capitale : Berlin
Villes principales : Hambourg, Munich, Cologne, Francfort/Main, Essen, Dortmund, Stuttgart, Dusseldorf, Hanovre, Nuremberg, Dresde, Leipzig
Langue officielle : allemand
Monnaie : Euro
Fête nationale : 3 octobre
Données démographiques
Croissance démographique : -0,3 % (2009)
Espérance de vie : 77 ans pour les hommes et 82 ans pour les femmes.
Taux d’alphabétisation : N.C
Religions : catholicisme (32,9%) et protestantisme (32,5%)
Indice de développement humain(Classement ONU) : 18ème (France : 17ème rang)
Données économiques
PIB (2008) : 2.489 milliards d’euros
PIB par habitant (2008) : 30.310€
Taux de croissance (2009) : -5 %
Taux de chômage (décembre 2009) : 7,8 %
Taux d’inflation (2009) : 0,4 %
Solde budgétaire(2009) : - 3,2 % du PIB
Balance commerciale( 2008) : 187 milliards €
Principaux clients (2008) : France ( 9,7%), Etats-Unis ( 7, 2%), Royaume-Uni,, Italie, Pays-Bas, Autriche, Belgique.
Principaux fournisseurs(2008) : Pays-Bas(8, 8%), France (8,1 %), Chine, Etats-Unis, Royaume-Uni, Italie, Belgique
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
agriculture : 2,1 %
industrie : 25,4 %
tertiaire : 72,4 %
Exportations de la France vers l’Allemagne (premier semestre 2009) : 24,5 milliards d’euros
Importations françaises en provenance d’’Allemagne (premier semestre 2009) : 31,2 milliards d’euros
Consulats généraux de France : Dusseldorf, Francfort, Hambourg, Munich, Sarrebruck, Stuttgart
Communauté française en Allemagne : + de 155.000 personnes dont 106.842 inscrites au registre des Français établis hors de France au 31 décembre 2008.
Communauté allemande en France : N.C
Politique intérieure
Les partis politiques allemands
La vie politique allemande est dominée par deux grands partis, la CDU-CSU (l’union démocrate-chrétienne de Mme Merkel et son alliée bavaroise l’union sociale chrétienne) et le SPD (parti social-démocrate. Trois partis de moindre importance s’associent parfois aux coalitions gouvernementales : les Verts les libéraux du FDP et Die Linke (parti de la gauche). Ce dernier parti ne participe qu’à des alliances au niveau local ou régional.
Victoire des conservateurs et des libéraux aux législatives du 27 septembre 2009
Après 4 années de gouvernement de grande coalition (conservateurs/sociaux-démocrates), les élections législativesdu 27 septembre 2009 ont donné la victoire aux conservateurs et aux libéraux. Les résultats des élections sont les suivants : CDU-CSU (33,8%, 239 sièges) , SPD (23%, 146 sièges), FDP (14,6%, 93 sièges), Die Linke (11,9%, 76 sièges), Verts (10,7%, 68 sièges).
La Chancelière sortante, Mme Angela Merkel, a pu ainsi, comme elle le souhaitait, constituer un gouvernement de coalition avec les libéraux, qui dispose d’une majorité confortable de 332 voix sur 622 au Bundestag Mme Merkel (CDU), a été élue Chancelière par le Bundestag le 28 octobre 2009 et le gouvernement a prêté serment le même jour.
Les négociations préalables à la constitution du gouvernement de coalition entre la CDU-CSU et le FDP ont duré environ un mois. Le programme du nouveau gouvernement pour la législature 2009-2013 est détaillé dans le « contrat de coalition », un document écrit rendu public. Les principales dispositions de cet accord sont les suivantes :
baisses d’impôts et réforme structurelle de l’impôt sur le revenu tout en respectant la limite fixée par la Loi fondamentale aux déficits et à l’endettement publics,
réforme de l’assurance-maladie sur la base d’un découplage des cotisations patronales et salariales et introduction d’une part de capitalisation dans l’assurance-dépendance,
hausse des dépenses en matière de recherche et de formation (afin d’atteindre 10% du PIB en 2013),
renforcement de la concurrence sur le marché de l’énergie, prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires,
politique familiale active pour concilier vie familiale et professionnelle.
Fin novembre, M. Jung, Ministre du travail et des affaires sociales et ex-ministre de la défense (sous le gouvernement de grande coalition) a présenté sa démission à la suite d’une polémique relative au bombardement de Kunduz en Afghanistan. Il a été remplacé au poste de ministre du travail par Mme von der Leyen dont le portefeuille (famille) a été confié à Mme Köhler.
Un « paquet d’accélération de la croissance » a été adopté en décembre 2009. Il prévoit des allègements fiscaux à partir du 1er janvier 2010 en faveur des familles et des entreprises d’un montant de 8,5 Mds d’euros par an. Si l’on inclut les mesures déjà adoptées par le précédent gouvernement, les baisses d’impôts en 2010 représenteront un volume de 22 Mds d’euros.
Situation économique
L’Allemagne dont l’économie est fortement dépendante des exportations a été très durement touchée par la crise économique et financière internationale, notamment les secteurs-phares de l’automobile et de la machine-outil. La chute des exportations a été deux fois supérieure aux importations et la contribution du commerce extérieur à la croissance a été négative. La chute de la production industrielle a été la plus importante observée depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Les plans de relance en soutenant la consommation des ménages et les dépenses publiques ont permis de limiter l’ampleur de la récession.Sur l’ensemble de l’année 2009, l’économie a reculé de 5% et le budget affiche un déficit de 3,2% après avoir été équilibré en 2008.
.Pour 2010, une reprise progressive se confirme, soutenue par la remontée du commerce extérieur et du secteur industriel. La prévision de croissance du PIB pour 2010est de 1,2% mais la détérioration des comptes publics devrait se poursuivre (le déficit budgétaire pour 2010 est estimé à 5% du PIB). Malgré les baisses d’impôt prévues dans le programme de coalition à partir de 2011, l’Allemagne compte ramener son déficit public en dessous de 3% en 2013, conformément au Pacte de stabilité et afin de respecter la limite constitutionnelle à l’endettement public (0,35% du PIB), effective à partir de 2016.
Les interventions de l’Etat (plans de relance conjoncturelle de 80Mds € en 2009-2010, appui au secteur financier et aux entreprises) en soutenant la consommation des ménages et les dépenses publiques ont contribué au redressement de la situation économique en 2009.
Malgré l’ampleur de la récession, le taux de chômage n’a connu qu’une hausse modérée en 2009 (7,8% en décembre) grâce au recours au chômage partiel et aux accords des partenaires sociaux privilégiant le maintien de l’emploi . Une détérioration est attendue en 2010.
Politique extérieure et relations avec l’Union européenne
Depuis l’arrivée au pouvoir d’une génération née après 1945, l’Allemagne se veut plus active sur la scène internationale, tant en Europe (y compris avec des Etats non membres de l’UE), qu’en participant à des opérations menées dans le cadre de l’ONU, de l’OTAN et de l’Union européenne (lutte contre la piraterie dans l’Océan Indien, contrôle de trafics en Méditerranée orientale, Afghanistan). Tout en rappelant les responsabilités lieés au passé, les dirigeants du pays sont soucieux de lui donner une place à la mesure de son poids économique et de restaurer sa "normalité".
La politique étrangère du gouvernement issu des élections de septembre 2009 présente une forte continuité dans les choix fondamentaux que sont l’engagement de l’Allemagne en faveur de l’intégration européenne et le partenariat transatlantique qui en sont les deux piliers depuis 1949. Le discours de fermeté sur l’Etat de droit et le respect des Droits de l’Homme (vis-à-vis de l’allié américain comme de la Russie et de la Chine) tenu notamment par la Chancelière constitue une caractéristique forte de la diplomatie allemande, et le nouveau ministre des Affaires étrangères (FDP) Guido Westerwelle inscrit lui aussi son action dans ce sens, sans négliger pour autant la promotion des intérêts économiques et commerciaux du pays.
Comme le précise le « contrat de coalition », l’Allemagne entend occuper une position centrale en Europe, fondée sur le maintien d’un lien franco-allemand privilégié et la meilleure prise en compte des voisins, en particulier de la Pologne (au sein du Triangle de Weimar, avec la France).
La présidence allemande de l’UE au premier semestre 2007 a été un succès, marqué par l’adoption au Conseil européen de juin d’un accord politique sur le mandat pour la réforme des institutions (qui a abouti au Traité de Lisbonne) et des progrès sur les dossiers environnementaux et énergétiques (engagements pris par l’UE au Conseil européen de mars de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% d’ici 2020 et d’élever à 20% la part des énergies renouvelables). En juin 2009, l’avis de la cour de Karlsruhe précédant la ratification du traité de Lisbonne a donné lieu au vote d’une nouvelle loi d’accompagnement associant plus étroitement encore le Parlement allemand à la gestion des questions européennes (renforcement du principe de subsidiarité).
L’élargissement de l’Union, longtemps priorité de Berlin, est vu avec plus de réticence, . Sans parler officiellement de « pause » comme le programme de la CDU aux élections européennes, le nouveau gouvernement fait preuve de prudence et met l’accent sur l’absence d’automatisme dans les négociations, le respect des critères et, sur la Turquie, l’absence de garantie sur le résultat de la négociation.
La volonté de rapprochement avec les Etats-Unis après la crise irakienne est soutenue fermement par Mme Merkel, qui s’est rendue à Washington dès le3 novembre 2009 pour prononcer un important discours devant le Congrès. Sans modifier les fondamentaux de la politique allemande vis-à-vis des Etats-Unis, sans nier les différences qui ont pu apparaître dans les systèmes de valeurs des deux sociétés et les divergences sur certaines questions (environnement notamment), celle-ci a réussi à redonner une certaine chaleur aux relations germano-américaines, qui bénéficient aussi de la popularité du Président Obama.
Comme ses prédécesseurs, Mme Merkel souhaite développer le dialogue politique dans le cadre de l’Alliance atlantique, le renforcement de l’OTAN en tant que forum de discussion transatlantique étant pleinement compatible avec la « montée en puissance » de la PSDC. L’Allemagne participe activement à la construction de l’Europe de la défense (malgré certaines tensions dans le domaine industriel, comme sur le dossier de l’A400M), en lien étroit avec la France. Le contrat de coalition reste fidèle aux principes de la politique de sécurité allemande (maintien du service militaire, poursuite des opérations extérieures dans un cadre multilatéral, priorité à la défense du territoire). Toutefois, concession au FDP, la question du retrait -à terme- des armes nucléaires (américaines) du territoire fédéral est posée dans le "contrat de coalition". Le partenariat stratégique avec la Russie demeure par ailleurs essentiel(Mme Merkel a été le premier chef de gouvernement étranger reçu par M. Medvedev après son élection à la Présidence), notamment dans le domaine économique et énergétique, même si la Chancelière affirme une ligne plus critique sur la question des Droits de l’Homme.
Le gouvernement allemand maintient l’implication de l’Allemagne dans le traitement des crises régionales et des questions de gouvernance mondiale. L’Allemagne reste ainsi fortement engagée dans les Balkans militairement -Kosovo- et diplomatiquement -Groupe de contact) et en Europe orientale.
L’actuel gouvernement confirme l’intérêt ancien de l’Allemagne pour le conflit israélo-palestinien, lié notamment à la responsabilité particulière de l’Allemagne envers l’Etat d’Israël, réaffirmée par Mme Merkel lors de sa visite d’Etat en Israël, avec une intervention devant la Knesset (l6-18 mars 2008) et la première réunion des deux gouvernements en janvier à Berlin. Au Liban, la Bundeswehr a assuré le commandement de la force maritime internationale de surveillance des côtes et la surveillance de l’aéroport de Beyrouth.
Mme Merkel reste fidèle aux principes qui ont guidé la politique allemande vis-à-vis de l’Irak : absence d’engagement sur le terrain, priorité aux efforts de réconciliation nationale. La diplomatie allemande s’est également impliquée dans le dossier iranien, en étroite concertation avec ses partenaires européens (France, Royaume-Uni) et les Etats-Unis, la Chine et la Russie. L’Allemagne, dont la contribution financière et politique (processus de Bonn) à la stabilisation de l’Afghanistan est considérable, y a renforcé son engagement militaire, qui atteint environ 4500 hommes. L’engagement en Afghanistan, qui reste soumis au contrôle étroit du Bundestag, suscite de nombreux débats (démission fin novembre 2009 du CEMA et de l’ancien ministre de la défense à la suite de révélations de presse sur le bombardement de Kunduz en septembre, mise sur pied d’une commission parlementaire d’enquête, débat permanent dans la presse en raison de l’opposition d’une majorité d’Allemands au maintien des troupes allemandes dans ce pays).
Les deux visites de Mme Merkel en Chine en mai et en août 2007 ont confirmé le dynamisme de la diplomatie allemande en Extrême-Orient (accord sur la mise en place d’un « partenariat stratégique » germano-chinois) ; M.Westerwelle s’est aussi rendu au Japon et en Chine dans les premières semaines suivant sa prise de fonctions.
L’intérêt pour l’Afrique de la Chancelière est renforcé par les initiatives du Président fédéral Horst Köhler et le grand projet énergétique solaire « Desertec » (au Sahara et au Sahel) . L’Allemagne a également envoyé des troupes de la Bundeswehr en République Démocratique du Congo dans le cadre d’une mission de l’Union Européenne de soutien à la MONUC durant le processus électoral.
La candidature allemande à un siège permanent au Conseil de sécurité, expression de son investissement accru dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales, est maintenue. Le pays est candidat à un siège non permanent pour 2011-12.
Mise à jour : 05.03.10





