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Présentation de l’Algérie

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Présentation

Données générales

Nom officiel : République Algérienne Démocratique et Populaire
Nature du régime : présidentiel
Chef de l’Etat : Abdelaziz Bouteflika
Chef du gouvernement : Abdelmalek Sellal

Données géographiques

Superficie : 2 381 741 km2, dont 85% de désert
Capitale : Alger
Villes principales : Alger, Oran, Constantine, Annaba
Langue (s) officielle (s) : Arabe classique, Tamazight (langue nationale)
Langue (s) courante (s) : Arabe dialectal, français, langues berbères
Monnaie : Dinar Algérien (DA) (1 USD = 79,04 DZD 1 EUR = 102,98 le 23/10/2012)
Fête nationale : 1er novembre (anniversaire du début de la guerre d’indépendance)

Données démographiques

Population : 37,1 millions au 1er janvier 2012 (ONS)
Densité : 15,6 h/km2
Croissance démographique : 2,04 %
Espérance de vie : 76,5 ans
Taux d’alphabétisation : 77,9 %
Religion (s) : Islam sunnite de rite malékite (99%) christianisme et judaïsme (1%)
Indice de développement humain : 0.698 (96ème rang mondial)

(sources : PNUD, ONS)

Données économiques

PIB (2011) : 186 Mds USD
PIB par habitant (2011) : 5.082 USD
Taux de croissance (2011) : 2,5 % (5% hors hydrocarbures)
Taux de chômage (au sens du BIT) (2011) : 10 % (24,3 % des jeunes)
Taux d’inflation (2011) : 4,1 %
Solde budgétaire (2011) : -13,9 Mds USD
Balance commerciale (2011) : + 27 Mds USD
Principaux clients : USA, Italie, Espagne, Pays-Bas, France
Principaux fournisseurs : France, Chine, Italie, Espagne, Allemagne

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB en 2011 :
- agriculture : 12 %
- industrie : 56,5 %
- services : 31,5 %

Exportations de la France vers l’Algérie (2011) : 5,75 Mds d’euros
Importations françaises depuis l’Algérie (2011) : 4,4 Mds d’euros

(DGTPE, FMI, Banque Mondiale, CIA World Factbook)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulats de France : Alger, Annaba, Oran
Communauté française en Algérie : 28.830 français inscrits au 31 décembre 2011
Communauté algérienne en France : 562.731 Algériens titulaires d’un permis de séjour français au 31 décembre 2011

Politique intérieure

Confrontée à des émeutes de grande ampleur en janvier 2011, l’Algérie a accéléré le processus de réformes politiques, économiques et sociales qu’avait initié le président Bouteflika. Celui-ci a levé le 3 février 2011 l’état d’urgence qui était en vigueur depuis 1992, puis il a annoncé le 15 avril une révision constitutionnelle et une série de lois pour libéraliser le fonctionnement des institutions. Au terme d’un processus de consultations nationales, ces six lois (sur l’information, les partis, les associations, les élections, les incompatiblités parlementaires et la parité électorale) ont été adoptées par le parlement puis promulguées en janvier 2012.

A la suite des élections légisaltives du 10 mai 2012, le gouvernement Sellal a été nommé le 3 septembre 2012 en remplacement du gouvernement Ouyahia, avec pour mission d’entretenir cette dynamique de transition.

Depuis la mise en œuvre de la politique de concorde civile, matérialisée notamment par l’adoption par référendum de la « charte pour la paix et la réconciliation nationale » en 2005, le contexte sécuritaire s’est sensiblement amélioré. Avec un bilan de 371 victimes pour l’année 2011, le terrorisme a reculé à un niveau sans commune mesure avec celui des années 1992-1998. Toutefois, le GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat) rebaptisé AQMI (Al-Qaeda au Maghreb Islamique) en 2007 continue d’opérer de manière ponctuelle sur le territoire algérien (attentat de l’académie militaire de Cherchell le 26 août 2011).

Situation économique

La remontée des cours des hydrocarbures au cours des années 2000 ainsi qu’une gestion financière prudente permettent à l’Algérie de profiter actuellement d’une période de grande stabilité économique et financière. En effet, sa dette extérieure a été remboursée en quasi-intégralité tandis que ses réserves de change atteignent des niveaux historiques (186 Mds USD en 2012). La croissance est estimée à 2,5% et le taux de chômage à 10 % en 2011.

Les deux derniers plans quinquennaux (2004-2009 et 2009-2014) ont permis d’engager des efforts pour diversifier et libéraliser l’économie nationale, ce qui s’est traduit par une politique de grands travaux afin de moderniser les infrastructures et par des mesures pour encourager l’investissement privé. Des efforts ont également été entrepris pour ouvrir l’économie algérienne à l’international (entrée en vigueur de l’accord d’association avec l’UE en 2005, adhésion à la Zone Arabe de Libre Echange en 2009, négociations d’adhésion à l’OMC).

Politique extérieure

Le retour de l’Algérie sur la scène internationale après la décennie noire a été l’une des ambitions principales du président Bouteflika lors de son accession au pouvoir : messages d’ouverture à l’endroit des Etats-Unis et de la France, annonce d’un réexamen des relations avec le Maroc, relance des relations avec la Russie, reprise des liens avec les pays arabes et africains, ouverture vers l’Asie en général et la Chine en particulier. L’Algérie est aujourd’hui un acteur régional majeur.

Sur le plan bilatéral, l’Algérie s’est rapprochée durant les années 2000 de certains pays avec lesquels elle n’entretenait pas de relations étroites. Elle a ainsi développé des liens à dominante commerciale avec la Chine, l’Espagne et l’Italie et une coopération sécuritaire avec les Etats-Unis. Par ailleurs, l’Algérie a relancé les relations privilégiées qu’elle entretenait avec des pays tels que la France, la Russie. En ce qui concerne ses voisins du Maghreb, l’Algérie a reconnu les nouvelles autorités libyennes et entretient des relations très cordiales avec les nouvelles autorités tunisiennes. En outre, elle a entamé un processus de reprise du dialogue avec le Maroc.

Sur le plan multilatéral, la diplomatie algérienne est active pour faire entendre la voix de l’Algérie au sein des instances internationales et notamment sur les questions arabes et africaines, ou encore internationales (réforme de l’OCI, NEPAD, conférence du désarmement, changement climatique, etc.).

La question de la construction maghrébine est toujours en suspens, bloquée par la question épineuse du Sahara occidental et sujette à l’évolution de la relation algéro-marocaine, qui a connu un réchauffement au printemps 2012.

L’Algérie s’est arrimée à l’UE en signant un accord d’association avec cette dernière en 2002 (entré en vigueur en 2005). Si elle en est un partenaire exigeant, notamment sur le démantèlement tarifaire dont elle a repoussé le calendrier, elle a aussi multiplié les signes de rapprochement, avec une implication accrue dans l’Union pour la Méditerranée (ouverture au projet d’axe autoroutier transmaghrébin), la création en 2011 d’un mécanisme de dialogue politique/droits de l’homme, l’ambition de s’engager dans la politique européenne de voisinage, sa participation, le 16 décembre 2011, à un comité d’association, le premier depuis 2008, et son accueil d’une mission d’observation des élections aux législatives de mai dernier.

Mise à jour : 19.12.12

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