Nom officiel : République Algérienne Démocratique et Populaire
Nature du régime : Présidentiel
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : Abdelaziz Bouteflika
Nom officiel : République algérienne démocratique et populaire
Superficie : 2 380 000 km2, dont 85% de désert
Capitale : Alger
Villes principales : Alger, Oran, Annaba
Langues officielles : Arabe (Tamazight langue nationale depuis avril 2002)
Langues courantes : Arabe, Tamazight, Français
Monnaie : Dinar
Fête nationale : 1er novembre
Population : 35,7 Millions d’habitants (janvier 2010)
densité : 11,4 h/km² ; 56% de la population sur 3% du territoire
Croissance démographique : 1,21 %
Espérance de vie : 72,2
Taux d’alphabétisation : 77,9 %
Religion : islam sunnite
Indice de développement humain : 0.733 (104e)
Consulats de France : Alger, Oran, Annaba
Communauté française en Algérie : 34 718 Français immatriculés en Algérie (dont 90% de binationaux)
Communauté algérienne en France : 560.000 Algériens titulaires d’un titre de séjour
http://consulatalger.ambafrance.org/site/CG Alger
http://consulatoran.ambafrance.org/site/CG Oran
http://consulatannaba.ambafrance.org/site/CG Annaba
PIB : 140,9 Mds $
PIB par habitant(2008) : 4.681 $
Taux de croissance réel : 2,1 %
Taux de chômage : 11,3 %
Taux d’inflation : 5,4 %
Solde budgétaire : -860 Mds $
Balance commerciale(1er semestre 2010, source DGTPE) :+ 6,5 mds $
Principaux clients(1er semestre 2010, source DGTPE) : Etats-Unis, Italie, France
Principaux fournisseurs(1er semestre 2010, source DGTPE) : France, Chine, Italie, Allemagne
Exportations de la France versl’Algérie (source DGTPE) : 5 Mds $
Importations françaises depuisl’Algérie (source DGTPE) : 2,8 Mds $
(Données 2009, sources : FMI et autorités algériennes, sauf indication contraire) :
http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/algerie/
Les grands chantiers actuels de la politique algérienne sont la mise en œuvre de la politique présidentielle de réconciliation nationale et le soutien à la croissance : Dans le cadre du processus de réconciliation nationale engagé en 1999 au début de son premier mandat, le Président Bouteflika a fait adopter le 29 septembre 2005 par referendum (97,36 % des voix) une « Charte pour la paix et la réconciliation nationale », dont les principaux textes d’application ont été adoptés le 27 février 2006. Durant sa campagne de 2009, le Président Bouteflika a annoncé une troisième phase de la réconciliation. La situation sécuritaire s’est améliorée même si les politiques de concorde civile, puis de réconciliation nationale, n’ont pas permis de mettre un terme à la violence : depuis 2002, le nombre de décès a diminué de 75%, et celui des pertes civiles de 85%. Le terrorisme a baissé jusqu’à un niveau sans commune mesure avec les années 1993-1998. La scène politique algérienne s’est reconfigurée autour de l’alliance présidentielle, qui regroupe le Front de Libération nationale (FLN, ancien parti unique), le Rassemblement National Démocratique (RND) et le parti islamiste du Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), face à une opposition dispersée à l’assemblée. La révision constitutionnelle du 12 novembre 2008 a autorisé le Président à se présenter pour un troisième mandat. Cette réforme a renforcé le pouvoir présidentiel en limitant les prérogatives du Premier ministre, qui ne porte plus la responsabilité de l’action du gouvernement. Le président Bouteflika a été réélu avec 90,24% des voix, avec un taux de participation de plus de 74% des inscrits. Alors que le gouvernement avait été reconduit dans son intégralité à la suite du scrutin présidentiel, un remaniement ministériel est intervenu le 28 mai 2010. Ce remaniement a confirmé Ahmed Ouyahia à la tête d’un gouvernement désormais bicéphale. Son vice-Premier ministre, Yazid Zerhouni, ancien ministre de l’intérieur et proche du président, a en effet été nommé au poste de Vice Premier ministre.
Au cours de son deuxième mandat (2004-2009), le Président Bouteflika s’est employé à relancer les réformes économiques et sociales par un Plan complémentaire de soutien à la croissance (PCSC). Ce plan quinquennal (2005-2009) prévoyait la modernisation des infrastructures et la libéralisation de l’économie (privatisation des industries, hors hydrocarbures, et des services). Le Président a annoncé la poursuite de cet effort d’investissement au cours de son troisième mandat, avec un nouveau plan quinquennal. L’Algérie présente une grande stabilité économique et financière : la flambée des cours du pétrole jusqu’en 2008 et une politique prudente de gestion des grands équilibres se sont traduites par un niveau record des réserves de changes (141 milliards USD) ; une inflation maîtrisée (4,6% en 2009) ; un endettement extérieur en diminution (20,3 milliards USD en 2000 contre 5,1 milliards USD fin 2009). Le taux de croissance est estimé à 2,1% en 2009 pour un taux de chômage officiellement à 11,3%.
Dès son accession au pouvoir en 1999, le Président Bouteflika a fait du retour de l’Algérie sur la scène internationale l’une de ses priorités : messages d’ouverture à l’endroit des Etats-Unis et de la France, annonce d’un réexamen des relations avec le Maroc, relance des relations avec la Russie, reprise des liens avec les pays arabes et africains, ouverture vers l’Asie en général et la Chine en particulier. Si plusieurs de ces initiatives n’ont pas débouché sur des résultats concrets, Alger a cependant multiplié ses contacts bilatéraux avec de nombreux partenaires régionaux et internationaux, tout en asseyant son influence dans les questions multilatérales.
1. Sur un plan bilatéral
Alger a développé des contacts étroits avec plusieurs pays extérieurs à la région méditerranéenne. Si la relation avec les Etats-Unis garde encore une dimension sécuritaire importante, elle tend à se développer dans sa dimension commerciale, en particulier dans les hydrocarbures ; les relations avec la Chine et surtout la Russie ont considérablement évolué depuis 2001. Plusieurs pays européens entretiennent des liens étroits avec l’Algérie, en particulier l’Espagne, le Portugal et l’Italie, que ce soit dans leurs relations bilatérales ou dans les enceintes de dialogue euro-méditerranéennes (5+5, Forum méditerranéen…).
2. Sur un plan multilatéral
Alger a su profiter des enceintes internationales pour se faire entendre sur un certain nombre de sujets, en particulier les questions touchant les pays arabes et africains, mais également les questions internationales (Processus de paix au Proche-Orient, réforme des Nations-Unies, réforme de l’OCI, NEPAD, réchauffement climatique…). La question de la construction maghrébine reste toutefois posée, et dépend de l’évolution de la relation algéro-marocaine, et en particulier de la question épineuse du Sahara occidental. La politique de rapprochement avec l’UE, symbolisée par la signature de l’accord d’association de 2002, entré en vigueur en 2005, est un élément très important de la diplomatie du président Bouteflika, même si l’Algérie ne fait pas officiellement partie de la politique de voisinage. L’Algérie devrait jouer un rôle prépondérant dans l’Union pour la Méditerranée, dont le lancement, le 13 juillet 2008, et la conférence de Marseille des 3 et 4 novembre 2008, ont été couronnés de succès. L’Algérie a participé à la réunion ministérielle sur le développement durable qui a marqué en juin 2009 un nouvel élan dans ce processus.
L’Algérie a enfin fait preuve d’intérêt pour la Francophonie en participant à presque tous les sommets de l’OIF depuis 2002, et a régulièrement participé aux sommets Afrique-France, dont celui de Nice.
Mise à jour : 04.10.2010
