Le Sommet Afrique - France a connu, à Nice, une évolution importante : le Sommet s’est ouvert aux forces vives françaises et africaines. La spécificité des relations entre la France et l’Afrique tient en effet à ce qu’elles ne se limitent pas aux relations d’Etat à Etat, mais s’étendent également aux mondes économique, culturel et associatif. Ainsi, pour le Sommet de 2010 à Nice, 80 entrepreneurs français et 150 entrepreneurs africains, venant de toutes les régions du continent, ont été conviés à participer aux travaux, de même que des organisations syndicales. Cette ouverture au monde économique et social a été une première dans l’histoire des Sommets Afrique - France.
52 Etats africains ont été invités à participer au Sommet, ainsi que les représentants de l’Union européenne, de l’Organisation Internationale de la Francophonie, de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, de la Commission de l’Union africaine et de la Banque Mondiale.
Le Président de la République française a tenu trois réunions à huis clos avec l’ensemble des Chefs d’Etat et de Gouvernement sur les enjeux politiques majeurs du 21ème siècle : la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale (lundi 31 mai après-midi) ; renforcer ensemble la paix et la sécurité (lundi 31 mai après-midi) ; le climat et le développement (mardi 1er juin matin).

Par ailleurs, les ministres à compétence économique français et africains, ainsi que les représentants des entreprises et des syndicats ont travaillé, le lundi après-midi, sur cinq sujets économiques : l’environnement des affaires ; le financement des entreprises en Afrique ; la formation professionnelle ; la responsabilité sociale et environnementale des entreprises ; les sources d’énergie de demain.
En effet, comme l’a souligné le Président de la République française lors de son discours au Cap en février 2008, la croissance économique de l’Afrique et la lutte contre la pauvreté dépendent de l’aide publique au développement mais aussi de l’accroissement du volume des investissements privés sur le continent. Le Sommet de Nice a mis donc en valeur le rôle de l’entreprise privée dans le développement économique et l’emploi en Afrique.
Un atelier de travail portant sur le rôle des migrants dans le développement des investissements privés en Afrique s’est tenu également le mardi 1er juin dans la matinée. Les ministres des Affaires étrangères se sont réunis la veille du sommet, le dimanche 30 mai, pour finaliser les textes qui ont été adoptés par les chefs d’Etat et de gouvernement.
Lire le discours d’ouverture du président de la République, Nicolas Sarkozy (Nice, 31 mai 2010)
"L’Afrique est notre avenir. Longtemps en marge, le continent africain s’impose chaque jour davantage comme un acteur absolument majeur de la vie internationale. Le formidable dynamisme démographique de l’Afrique, ses ressources considérables, en font la principale réserve de croissance de l’économie mondiale pour les décennies à venir. De son évolution, je veux dire de l’évolution de l’Afrique, de notre capacité commune à assurer son développement, dans la paix et la stabilité, dépend pour une large part notre propre devenir."
"La France croit dans l’avenir de l’Afrique. Tout est dans cette phrase. La France croit dans la maturité politique et économique de l’Afrique. Tout est dans cette phrase. La France pense que nous sommes condamnés à réussir ensemble ou à échouer ensemble."
Lire le discours de clôture de Nicolas Sarkozy (Nice, 1er juin 2010)
"Au fond, que voulions-nous vous dire, à vous, nos amis africains ? C’est que la France croit à l’avenir de l’Afrique. La France est optimiste sur les capacités et les atouts de l’Afrique. L’Afrique a une superficie considérable, dans un monde où l’espace va devenir une denrée rare. L’Afrique a une démographie exceptionnelle dans un monde qui va manquer de jeunesse. L’Afrique a un dynamisme, une croissance sur laquelle on peut appuyer un développement économique."
"Je pense que l’Afrique est heureuse de voir qu’un grand pays européen est à ses côtés pour qu’elle ait sa place dans la gouvernance mondiale. Je pense que l’Afrique est heureuse qu’un grand pays, qu’une grande économie développée se soit battue à Copenhague pour que l’Afrique soit la première bénéficiaire des fonds."
En savoir plus :
Thèmes du Sommet
Chiffres clés
XXIVème sommet Afrique-France(Cannes, 15 et 16 février 2007)
XXIIIème conférence des chefs d’Etat d’Afrique et de France (3-4 décembre 2005)
