La France félicite le président Karzaï et le gouvernement afghan pour ces décisions, qui se situent dans le prolongement de la visite du président afghan en janvier dernier et à l’occasion de de laquelle avait été signé le traite d’amitié et de coopération entre nos deux pays. Ces décisions traduisent aussi les progrès enregistrés sur le terrain par l’action conjuguée des forces de la Force internationale d’Assistance à la Sécurité et des forces de sécurité afghanes.
Tant par solidarité avec le peuple afghan qu’avec ses alliés, la France considère la stabilisation de l’Afghanistan comme un enjeu essentiel. Elle y a ainsi fortement accru son engagement depuis 2008 dans les domaines militaire, civil et politique. Cet engagement s’inscrit dans la durée comme l’illustre la signature, le 27 janvier 2012, d’un traité d’amitié et de coopération franco-afghan, qui couvrira l’ensemble de notre coopération, civile et militaire, et sera assorti d’engagements financiers concrets pour les cinq prochaines années.
Malgré des progrès indéniables, notamment en matière d’infrastructures et de développement économique, l’insécurité entretenue par la rébellion demeure le premier obstacle à la reconstruction durable du pays. Le gouvernement peine à asseoir son autorité sur l’ensemble du territoire en raison de la faiblesse tant de la gouvernance et des structures administratives que des forces nationales de sécurité. La montée en puissance de ces dernières doit s’étaler jusqu’à la fin 2014, date prévue de la fin du processus de transition, lancé en 2011, qui doit mener au transfert complet des responsabilités de sécurité aux autorités afghanes.
Mise à jour : 01.02.12.
