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La France et le Zimbabwe

Relations politiques

La France a salué premiers pas du gouvernement d’union nationale par un échange de visites (déplacement de Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, Mme Anne-Marie IDRAC, en mai 2009, première visite ministérielle depuis 1996). Le Premier Ministre zimbabwéen, M. Morgan TSVANGIRAI, a effectué une visite officielle en France du 24 au 26 juin 2009.

En octobre 2011, le Ministre de l’Education, de la Culture et des Sports du Zimbabwe, M. David COLTART, s’est rendu en France à l’occasion de la Conférence générale de l’UNESCO. La France a invité le Zimbabwe, (mais non, le Chef de l’Etat, soumis au régime de sanctions de l’Union Européenne) au Sommet Afrique-France de Décembre 2013. Le Zimbabwe n’a toutefois envoyé aucune délégation.


Relations économiques

Les relations économiques entre la France et le Zimbabwe sont limitées. Cinq entreprises françaises, dont Total et Lafarge, sont implantées localement. Les échanges commerciaux entre les deux pays sont également restreints depuis la crise économique, et dominés, au niveau des exportations françaises par les équipements miniers et, au niveau de nos importations par les produits de base. Les investissements sont nuls depuis 2001.


Coopération culturelle, scientifique et technique

La crise économique et politique qui a affecté le pays depuis la fin des années 90 a conduit à une reconfiguration de l’aide internationale, notamment française. L’aide humanitaire, notamment en matière alimentaire a été une priorité jusqu’en 2010.

La France est aujourd’hui le deuxième contributeur au Fonds Mondial de Lutte contre le sidala tuberculose et le paludisme et verse annuellement 23 MUSD au titre du Fonds mondial, et 1.5MUSD au titre d’Unitaid.

Le taux de prévalence du VIH est passé d’un pic de 29,7 % en 1997 à 14,7% en 2012, (selon Onusida), conséquence des avancées en matière de prise en charge des patients sous antirétroviraux, prévention et dépistage.

L’aide française parvient au Zimbabwe principalement par les canaux multilatéraux et européens. Les institutions onusiennes y jouent également un rôle important (OMS, PNUD, etc.). La part annuelle de la France dans l’aide européenne au Zimbabwe est d’environ 20 Meuros. Avec les contributions onusiennes, l’aide française au Zimbabwe oscille chaque année entre 22 et 25 Meuros.

En dépit des arriérés considérables du pays (environ 400 MUSD auprès de la France), des signatures en de concours Proparco avec l’opérateur de télécommunication Econet pour un montant de 20 MUSD ont eu lieu en 2011 suivies par deux autres signatures de 40 M$ auprès d’organismes bancaires (NMB et CABS) en 2013, (Une reprise des activités du Groupe AFD au Zimbabwe i dans le secteur non souverain et hors énergie fossile pourrait être envisagée , selon trois axes de priorité : eau, énergie, crédit de moyen et long termes).

La France contribue au développement durable et à la protection de l’environnement par le biais du Centre de Coopération internationale en Recherche agronomique pour le Développement (CIRAD), à travers des actions de terrain et de recherche universitaire. Le projet RENCARE mis en œuvre en décembre 2012, vise à limiter les effets négatifs des interactions entre les hommes et la vie sauvage en bordure des zones protégées.

En matière culturelle, les Alliances Françaises d’Harare et de Bulawayo constituent nos principaux points d’appui pour la diffusion de la langue et de la culture françaises. La France participe aussi à des manifestations culturelles locales de grande audience, tel le Harare International Festival of The Arts (cf site de l’ambassade de France).


Mise à jour : 14.08.14

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