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Sanctions de l’Union européenne - Déclaration de la Haute Représentante, Catherine Ashton, au nom de l’Union européenne (Bruxelles, 15 février 2011)

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L’Union européenne a décidé ce jour de retirer 35 personnes de la liste des personnes faisant l’objet de mesures d’interdiction de visa et de gel des avoirs et de prolonger la validité des autres mesures dont le Zimbabwe fait actuellement l’objet. Ces décisions sont prises à la suite de l’examen annuel que l’Union européenne a mené sur sa politique à l’égard du Zimbabwe, ainsi que d’une analyse approfondie de la situation économique, sociale et politique qui règne actuellement dans le pays.

Au cours de cet examen, l’Union européenne a pris note des progrès sensibles qui ont été réalisés en ce qui concerne la réponse à apporter à la crise économique et l’amélioration de la fourniture de services sociaux de base. Elle soutient activement ce processus et demeure le plus grand fournisseur d’aide au Zimbabwe. Depuis la mise en place du gouvernement d’union nationale, 365 millions d’euros ont été dépensés en faveur des secteurs sociaux, de la sécurité alimentaire et de la promotion de la gouvernance.

Cependant, les progrès économiques et sociaux n’ont pas été accompagnés de progrès équivalents sur le front politique. De plus amples réformes sont nécessaires dans le domaine du respect de l’Etat de droit, des droits de l’Homme et de la démocratie, réformes qui sont essentielles pour créer un environnement propice à la tenue d’élections crédibles. A cet égard, je me dois d’exprimer la vive préoccupation que m’inspire la recrudescence des violences politiques à laquelle on a assisté ces dernières semaines.

L’Union européenne réaffirme qu’elle reste disposée à travailler en étroite coopération avec le gouvernement d’union nationale pour relever les défis auxquels le pays est confronté. Nous aspirons à la poursuite régulière et en temps opportun de notre dialogue politique global.

L’Union européenne a estimé que les progrès réalisés ne sont pas encore suffisants pour justifier une modification plus substantielle de sa politique à l’égard du Zimbabwe. Nous avons donc décidé de proroger d’un an les mesures suivantes :
i) l’interdiction de visa et le gel des avoirs applicables à une liste de personnes et de sociétés,
ii) l’embargo sur les armes et
iii) d’autres mesures, prises dans le cadre de l’article 96 de l’accord de Cotonou.

A la suite de l’examen des noms figurant sur la liste des personnes et sociétés faisant l’objet de mesures d’interdiction de visa et de gel des avoirs, nous avons conclu que les 35 personnes visées ci-dessus peuvent en être retirées avec effet immédiat. Les 163 autres personnes et les 31 sociétés inscrites sur la liste sont toujours considérées comme liées à des atteintes aux droits de l’Homme, à la démocratie et à l’Etat de droit.

Je tiens à préciser que l’Union européenne reste disposée à modifier sa décision à tout moment au cours des douze prochains mois si de nouveaux progrès concrets sont réalisés. Je considère, en particulier, qu’il est d’une importance cruciale pour le processus démocratique dans le pays que les partis qui participent au gouvernement s’entendent sur les mesures nécessaires à prendre dans la perspective d’élections.

Je me félicite de l’intensification des efforts diplomatiques régionaux et soutiens l’action menée par la Communauté de développement de l’Afrique australe et ses Etats membres en vue de faciliter un accord sur une feuille de route pour la tenue d’élections démocratiques et pacifiques.

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