Yémen

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Echéance électorale (Q&R - Extrait du point de presse - 25 janvier 2012)

Q : Avez-vous une reaction aux derniers developpements au Yemen, avec le depart du President Saleh, les immunites accordees et certaines critiques concernant l’impunite pour l’ancien regime ?

R : Pour la France le départ du président Saleh est une bonne nouvelle.

C’est une étape indispensable pour que le Yémen retrouve le chemin de la paix et de la réconciliation nationale. Le départ de M. Saleh doit contribuer à favoriser la mise en œuvre de l’accord et à apaiser les tensions. Nous relevons à cet égard que le président a réaffirmé son engagement à respecter pleinement l’application de l’accord du CCEAG et à quitter ses fonctions au lendemain de l’élection du 21 février.

Nous réitérons notre attachement à la poursuite de la transition au Yémen, dont la prochaine étape essentielle sera l’élection présidentielle anticipée du 21 février.

Le bon déroulement de cette élection est indispensable pour qu’une nouvelle phase puisse s’ouvrir, que le dialogue national s’instaure, qu’une constitution soit adoptée et que la souveraineté nationale puisse à nouveau s’exercer sur l’ensemble du territoire yéménite. Nous sommes par principe attachés au caractère pluraliste et démocratique de cette élection. Nous respectons toutefois la décision prise par les députés yéménites d’approuver une candidature de consensus, en la personne du vice-président Hadi, comme le prévoit d’ailleurs le plan du CCEAG, même si différents candidats pouvaient se présenter à ce scrutin.

Nous avons par ailleurs pris note du vote, en toute souveraineté, par l’assemblée yéménite du projet de loi d’amnistie le 21 janvier, qui s’inscrit dans le cadre de l’accord de transition signé le 23 novembre par les parties yéménites. Nous notons que cette loi prévoit un processus de réconciliation nationale qui doit permettre au pays de retrouver son unité et sa cohésion. La France reste attachée à ce que ce processus se fasse dans le plein respect des droits de l’homme et de la légalité internationale, conformément à la résolution 2014 du conseil de sécurité des Nations Unies.

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