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Géographie et histoire

Géographie

Situé à l’extrémité Nord de l’Amérique du Sud, le Venezuela est bordé au Nord et au Nord-Est par la mer des Caraïbes et l’océan Atlantique, à l’Est par le Guyana, au Sud par le Brésil et à l’Ouest par la Colombie. Le pays comprend également 72 îles, dont la plus étendue est Margarita (2 211 km², dans la mer des Caraïbes).

La topographie du pays se répartit entre zones montagneuses (cordillère de Merida au Nord-Ouest, dont le point culminant est le pic Bolivar - 5.007m - ; le bouclier guyanais, au Sud, d’une altitude moyenne de 900 m), des zones côtières, des plaines sédimentaires (Llanos) et la vallée de Caracas.

Le Venezuela est irrigué par de nombreux fleuves et rivières dont le plus important est l’Orénoque, 3ème fleuve d’Amérique du Sud, long de 2 900 km (1 670 km navigables). La forêt (« Selva ») domine la partie méridionale du pays, dont le climat est sub-équatorial (chaud et humide). Se distinguant par une diversité biologique et géologique exceptionnelle, le pays compte d’immenses réserves naturelles, pour certaines inscrites au Patrimoine mondial.


Histoire

Le Venezuela est découvert par Christophe Colomb en 1498. Son nom de « Petite Venise » lui vient des habitations lacustres des Indiens du Maracaibo. Il est érigé en capitainerie générale en 1777. Après plusieurs tentatives, Venezuela se soulève, en 1810 contre les Espagnols.

Le 5 juillet 1811 un congrès proclame l’indépendance sous l’impulsion de Francisco Miranda et de Simon Bolivar. Mais les troupes espagnoles reprennent le contrôle du pays jusqu’en 1813. En août de la même année, Simon Bolivar arrive en vainqueur à Caracas. Le titre de Libertador lui est décerné par la municipalité de Caracas le 14 octobre 1813. Le Venezuela obtient son indépendance définitive le 24 juin 1821.

La première moitié du XXème siècle est marquée par une succession de gouvernements militaires. En 1958, un nouveau système politique est instauré : le Pacte du Punto Fijo entre l’Action Démocratique, social-démocrate, et le COPEI, social-chrétien (les gouvernements sont élus démocratiquement, les deux partis s’engagent à respecter les résultats des élections de décembre 1958.

Alors que la dictature de Marcos Pérez Jiménez venait de se terminer, ce pacte avait pour objectif de pérenniser le processus démocratique, en rendant possible l’alternance politique, et en écartant le Parti communiste vénézuélien). Ce pacte a assuré au Venezuela une grande stabilité politique.

L’équilibre s’est rompu avec le développement du clientélisme et de la corruption. Les 27 et 28 février 1989, le président Carlos Andres Perez réprime dans la violence un soulèvement populaire à Caracas (« Caracazo »), en réaction à l’augmentation du coût de la vie, puis fait face à une tentative de coup d’Etat dirigé par le lieutenant-colonel Hugo Chavez (4 février 1992). La présidence de Convergence nationale de Rafael Caldera (1994-1998) constituera une période d’accalmie.

Hugo Chavez gagne les élections de 1998 et accède au pouvoir en janvier 1999. Par trois fois, on tentera de l’en évincer. Le 11 avril 2002, l’opposition renverse le gouvernement durant 48 heures. La population descend massivement dans la rue et, le lendemain, Hugo Chavez recouvre le pouvoir. En décembre 2002 et janvier 2003, une grève massive est organisée par la direction et les hauts fonctionnaires de PDVSA (Petróleos de Venezuela), principale entreprise du pays. Cette grève est un échec et se solde par le licenciement d’un grand nombre de cadres.

L’opposition lance alors une procédure de referendum révocatoire qui est remporté par Hugo Chavez en août 2004. Le 4 décembre 2005, il gagne les élections législatives, boycottées par l’opposition. Il est réélu à la Présidence de la République en décembre 2006. Il perd le referendum sur la réforme constitutionnelle de décembre 2007, mais gagne celui de février 2009, qui permet la réélection indéfinie du Président (cette disposition vaut aussi pour les autres mandats électifs).

Bien qu’affaibli par la maladie, il sera réélu le 7 octobre 2012 avec 55% des voix. Le 8 décembre suivant, il part pour Cuba afin de s’y faire opérer après avoir désigné publiquement son dauphin en la personne du Vice-Président Nicolas Maduro. Son décès est annoncé le 5 mars 2013.


Mise à jour : 20.03.14


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