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Présentation du Vanuatu

Présentation

Données générales

Nom officiel : Vanuatu
Nature du régime : République parlementaire
Chef de l’État et/ou du gouvernement : le Président est M. Iolu Johnson Abbil, élu le 2 septembre 2009


Données géographiques

Superficie : 12 189 km² (ZEE : 641 456 km2)
Capitale : Port-Vila
Villes principales : Port-Vila, Luganville
Langue(s) officielle(s) : bichelamar, anglais, français
Langue(s) courante(s) : le bichelamar est la langue véhiculaire commune aux anglophones et aux francophones. De nombreuses autres langues vernaculaires existent également
Monnaie : vatu (1 vatu = 0,0077500000, 16 décembre 2013)
Fête nationale : 30 juillet (anniversaire de l’indépendance)


Données démographiques

Population (estimations octobre 2013, office des statistiques du Population (estimations octobre 2013, office des statistiques du Vanuatu) : 267 370 habitants, Port-Vila : 44 039 hab. (recensement de 2009, environ 50 000 en 2013) et Luganville : 13 156 hab
Densité : 21,9 habitants par km2
Croissance démographique (2011) : 2,3%
Espérance de vie (2009) : Hommes : 69,6 ans ; Femmes : 72,7 ans
Taux d’alphabétisation : 74%

Religion(s) : environ 83% de la population est chrétienne, dont 32% presbytérienne, 13% catholique, 13% anglicane, et 11% adventistes du septième jour. D’autres groupes se réclamant du christianisme représentent 14% de la population. Par ailleurs, le « Mouvement John Frum », groupe politico-religieux autochtone, s’est développé sur l’île de Tanna et comprend environ 5% de la population. Les autres confessions présentes sont le Bahaïsme, l’Islam et le Bouddhisme

Indice de développement humain (2012) : 0,626 (124ème rang mondial)


Données économiques (prévisions du FMI)

PIB (2013) : 830 millions d’USD
PIB par habitant (2013) : 3 239 USD

Taux de croissance (2013) : 4,3%
Taux d’inflation (2013) : 1,7%
Balance des paiements courants (2013) : - 52 millions USD

Principaux clients (2012) : Australie, Japon, Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Calédonie (source : banque centrale du Vanuatu)
Principaux fournisseurs (2012) : Chine, Australie, Singapour, Nouvelle-Zélande, Fidji (source : banque centrale du Vanuatu)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • services : 70,4%
  • agriculture : 19,7%
  • industrie : 9,9%

Exportations de la France vers le Vanuatu (2013) : 7,9 M € (source : Douanes)
Importations françaises depuis le Vanuatu (2013) : 0,1 M € (source : Douanes)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulat(s) de France : Port-Vila (section consulaire de l’ambassade)
Communauté française au Vanuatu : 1 996 français inscrits en 2013 (source DFAE)
Communauté vanouataise en France : non déterminée pour l’Hexagone, environ 7 000 Vanouatais en Nouvelle-Calédonie


Politique intérieure

Le Vanuatu est une république dont le président est élu au suffrage indirect par le Parlement pour un mandat de 5 ans. Le président en exercice est M. Iolu Johnson Abbil, élu le 2 septembre 2009. Le gouvernement est dirigé par un Premier ministre issu des rangs parlementaires. Le Parlement est monocaméral et compte 52 députés élus pour 4 ans. Au cours des dernières années, la vie politique a été marquée par une grande instabilité gouvernementale.

M. Natapeï a été élu au poste de Premier ministre à l’issue des élections générales du 2 septembre 2008 (marquées par la victoire relative du Vanua’aku Pati, VP, dont il est le président). Renversé le 2 décembre 2010 par une motion de censure (résultat de changements d’alliances au sein du Parlement) adoptée à huis clos, il est remplacé par M. Sato Kilman (anglophone) auparavant Vice-Premier ministre et chef du People’s Progress Party (PPP). Celui-ci a cherché, par divers remaniements, un équilibre entre partis politiques et provinces au sein de la coalition gouvernementale. Il est à son tour victime d’une motion de censure et remplacé par le chef de file de l’Union des Partis Modérés (UPM), M. Serge Vohor, le 24 avril 2011.

Le 13 mai 2011, la Cour suprême vanouataise déclare le gouvernement Vohor anticonstitutionnel, car ne disposant pas d’une majorité réelle, et rétablit M. Sato Kilman dans ses fonctions de Premier ministre. Mais une autre décision de justice, prononcée par la Cour suprême du Vanuatu le 16 juin 2011, invalide l’élection de M. Kilman de décembre 2010 et désigne M. Edward Natapeï comme Premier ministre intérimaire à compter du même jour. M. Sato Kilman redevient Premier ministre le 26 juin 2011 à la suite d’une nouvelle élection au sein du Parlement. Il remet en place l’équipe qu’il avait constitué un mois auparavant.

Les dernières élections législatives ont eu lieu le 30 octobre 2012. La question foncière, la corruption mais également une récente crise ouverte à la tête des forces de sécurité ont été au cœur de la campagne. Le Vanua’aku Pati, dirigé par M. Edward Natapeï, est arrivé en tête avec huit sièges, suivi par le People’s Progressive Party (PPP) de M. Sato Kilman (six sièges) et l’Union des Partis Modérés (UPM) de M. Serge Vohor (cinq sièges). Le parti Terre et Justice de M. Ralph Regenvanu et le National United Party (NUP) de M. Ham Lini ont obtenu chacun quatre sièges. Les autres partis représentés ne disposent que de trois élus au maximum.

M. Kilman, dont le principal allié était le NUP de M. Ham Limi, a été reconduit dans ses fonctions lors de la séance inaugurale du Parlement, le 19 novembre, avec une majorité absolue de 29 voix. Moins d’un mois après sa mise en place, le gouvernement Kilman a dû faire face à une première motion de censure, rejetée par les membres du Congrès. Toutefois, suite à plusieurs affaires de trafic de stupéfiants et de passeports impliquant des membres du gouvernement, dont le ministre des Affaires étrangères, M. Alfred Carlot, le leader de l’opposition, M. Edward Natapeï, chef du Vanua’Aku Pati, a déposé une nouvelle motion en mars 2013, avec le soutien de l’Union des Partis Modérés (UPM) du francophone Serge Vohor et du parti Terre et Justice (Ground and Justice) de Ralph Regenvanu.

Le 21 mars, alors que le Parlement était réuni pour débattre de cette motion, M. Kilman a causé la surprise en présentant sa démission. Deux jours plus tard, le Congrès a élu pour lui succéder, M. Moana Carcasses Kalosil, francophone né en Polynésie française, par 34 voix sur 52. Celui-ci devient ainsi le premier naturalisé vanouatais à accéder à cette fonction. Le nouveau chef du gouvernement a déjà exercé plusieurs fonctions ministérielles. Il a notamment été chargé des finances et des affaires intérieures. M. Edward Natapeï obtient, pour sa part, les portefeuilles de vice-Premier ministre, de ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur.

Le prochain scrutin présidentiel devrait se tenir en 2014.


Situation économique

Le Vanuatu connaît depuis plusieurs années une croissance économique régulière. Le pays a plutôt bien résisté au ralentissement de l’activité économique mondiale en 2009. La croissance économique, 3% en 2010, a été tirée par les bons résultats du tourisme (240 000 visiteurs en 2010 contre 172 000 en 2009). En 2012, la croissance du PIB s’est maintenue à 2,7% et le FMI table sur une croissance de l’ordre de 4,3% pour 2013.

Le tourisme contribue à hauteur de 40% au PIB et emploie près de 15% de la population active. Les touristes proviennent essentiellement d’Australie, de Nouvelle-Zélande et de Nouvelle Calédonie. Près de 80% de la main-d’œuvre est employée dans l’agriculture, à l’origine de près de 80% des exportations (huile de coco, coprah, viande de bœuf, kava).

Dans le budget, le gouvernement semble donner la priorité aux grands projets d’infrastructures susceptibles de maintenir la croissance. Parmi les projets jugés essentiels figurent la rénovation de l’aéroport international de Bauerfield à Port-Vila et la création ultérieure d’un nouvel aéroport international dans le nord de l’île d’Éfaté, le plan routier et d’assainissement des eaux usées de Port-Vila, le premier câble sous-marin de télécommunications (pose en décembre 2013) et la construction d’un nouveau port commercial à Port-Vila.

Le Vanuatu figure parmi les cinq Pays les moins avancés (PMA) d’Océanie. Pays structurellement fragile, marqué par son relatif isolement géographique, la faiblesse de ses infrastructures et l’étroitesse de son marché intérieur, il présente aussi une forte vulnérabilité aux risques naturels comme aux besoins économiques (les importations représentent le tiers du PIB). Il bénéficie d’une importante assistance des bailleurs de fonds internationaux qui est prioritairement orientée vers le développement du secteur productif et des infrastructures de santé et d’éducation. Les importations de denrées alimentaires et d’animaux vivants représentent 14% des importations totales.

L’Australie est le premier donateur bilatéral avec 57,29 millions d’euros en 2012-2013. La Nouvelle-Zélande et le Japon développent d’importants programmes d’assistance dans le pays. Les États-Unis ont mené un programme quinquennal sur les infrastructures, notamment routières, de 47 millions d’euros sur la période 2006-2011. La Chine figure désormais parmi les donateurs importants en matière de développement économique après avoir privilégié des réalisations à forte visibilité (bâtiment du Parlement, collège agricole de Luganville, aile francophone de l’Université régionale USP à Port-Vila, palais des congrès – en construction -, projet de rénovation du collège anglophone de Malapoa).


Politique étrangère

Le Vanuatu accorde sa priorité aux questions régionales et au maintien de la sécurité dans sa zone. Il manifeste une forte solidarité avec ses voisins mélanésiens du Pacifique qui s’est, notamment, traduite par l’envoi de contingents de police en Papouasie-Nouvelle-Guinée (conflit sur l’île de Bougainville) et, plus récemment, aux Iles Salomon (participation à la RAMSI, la Mission régionale d’assistance aux Iles Salomon) ainsi qu’au Timor oriental.

Le Vanuatu est un membre actif du Groupe du Fer de Lance mélanésien (GFLM) créé en 1988 et qui regroupe Fidji, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Iles Salomon, le Vanuatu et le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) de Nouvelle-Calédonie et dont le siège est à Port-Vila. Il en a assuré la présidence tournante en 2009-2010.

Le Vanuatu est un membre actif du Forum des Iles du Pacifique (FIP), la principale organisation politique régionale, fondée en 1971, qui regroupe l’Australie, la Nouvelle Zélande et quatorze Etats et territoires insulaires de la région. Le Vanuatu en a assuré la présidence tournante annuelle en 2010-2011.

Le Vanuatu entretient des liens étroits avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande. L’ancien Premier ministre, M. Edward Natapeï, s’est rendu en visite officielle à Canberra en mai 2009 et à Wellington en novembre 2009. Le Gouverneur général australien, Lady Quentin Bryce, a participé aux célébrations marquant le 30ème anniversaire de l’indépendance du Vanuatu. Le Secrétaire d’Etat australien pour le Pacifique s’est rendu à Port-Vila à de nombreuses reprises et le ministre des Affaires étrangères de Nouvelle-Zélande, M. Murray McCully, s’est déplacé deux fois au Vanuatu au cours de l’année 2011.

Le Vanuatu a ouvert une Haute Commission (ambassade) à Canberra en mars 2012 et Mme Julie Bishop, ministre des Affaires étrangères de l’Australie, a effectué son premier déplacement à Port-Vila en décembre 2013.

Les relations avec la Chine s’intensifient également. Après l’ouverture d’une ambassade à Pékin en janvier 2006 et la visite officielle en Chine du Président de la République, M. Kalkot Mataskelekele, en juillet 2007, la Chine s’était engagée en 2008, pour une durée de trois ans, à offrir une franchise de douane pour 60% des produits importés du Vanuatu afin d’aider ce dernier pays à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement. L’ambassadeur de Chine au Vanuatu a signé, avec le ministre du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, M. Ham Lini, une extension de cette franchise à 95% des biens en provenance du Vanuatu, prolongeant à cette occasion l’engagement sur toute l’année 2013. Le trentième anniversaire des relations diplomatiques entre Port-Vila et Pékin a été célébré en mars 2012.

Le Vanuatu a renforcé ses relations avec Israël où le Président de la République, M. Iolu Abbil, s’est rendu en visite officielle du 21 au 25 novembre 2011. A l’UNESCO, le Vanuatu a voté contre l’admission de la Palestine comme membre plein lors de la session du 31 octobre de la Conférence générale de cette organisation, à laquelle le ministre de l’Education et de la Francophonie, M. Marcellino Pipite a lui-même participé. Port-Vila s’abstenait auparavant dans les votes à l’ONU sur le conflit israélo-palestinien. Il l’a de nouveau fait lors du vote sur l’octroi du statut d’Etat non-membre aux territoires palestiniens fin novembre 2012.

Le Vanuatu est l’unique membre océanien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Quatre pays possèdent une représentation diplomatique à Port-Vila : l’Australie, la Chine, la France et la Nouvelle-Zélande. Le Japon dispose d’une antenne de la Japan International Cooperation Agency (JICA) et les Etats-Unis sont présents au travers d’un bureau de liaison du Peace Corps où sont affectés 80 volontaires. Le Vanuatu dispose de trois ambassades à Canberra, Pékin et Bruxelles, plus une représentation auprès des Nations unies à New York et huit consulats à Sydney, Auckland, Nouméa, Saipan, Manille, Pékin, New Dehli, Rome.


Les Nations unies et le Vanuatu

Le Vanuatu est membre des Nations unies depuis septembre 1981 et est devenu officiellement le 157ème membre de l’Organisation Mondiale du Commerce le 24 août 2012.


L’Union européenne et le Vanuatu

Le 10ème Fonds européen de développement (FED) de l’Union européenne (2008-2013) consacre 21,6 millions d’euros au Vanuatu pour des projets relatifs à la création d’emplois et au développement des ressources humaines. Le Vanuatu bénéficie également de l’instrument communautaire de régulation STABEX (Stabilisation des exportations) et de fonds prêtés par la Banque européenne d’investissement (pour l’installation d’un champ d’éoliennes sur l’île d’Éfaté).

Le 11e FED (2014 – 2020) devrait, au Vanuatu, être centré sur le développement agricole.

Le Vanuatu a accueilli du 11 au 16 juin 2012 la réunion des pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) suivie du conseil conjoint UE/ACP.


Mise à jour : 19.05.14

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