Présentation
Sommaire
Données générales
Site internet de l’Ambassade de France en Uruguay
Donnés géographique
Nom officiel : République orientale de l’Uruguay
Superficie : 176 065 km2
Capitale : Montevideo (1,34 million d’habitants)
Villes principales : Canelones (485 000 hab.), Maldonado (140 000 hab.), Salto (123 000 hab.), Colonia (119 000 hab.) et Paysandú (113 000 hab.)
Langue officielle : espagnol
Monnaie : peso uruguayen (1 euro = 24,7 UYU au mois d’avril 2013)
Fête nationale : 25 août (indépendance : 25 août 1825)
Données démographiques
Population : 3,31 M
Croissance démographique (2010) : + 0,24%
Espérance de vie : 76,4 ans
Taux d’alphabétisation : 98 %
Religion (s) : catholiques 66% ; protestants 2% ; juifs 1% ; autres et non-pratiquants 33% (Etat laïc depuis 1918).
Données économiques
PIB (2012) : 49 Mds USD
PIB annuel par habitant (2012) : 14 778 USD
Taux de croissance (2012) : 3,9 %
Taux de chômage (2012) : 6 %
Taux d’inflation (2012) : 8,1 %
Indice de Gini : 0,449
Rapport dette / PIB (2011) : 53%
Flux global d’IDE (2012) : 2,2 Mds USD
Part de l’investissement dans le PIB (2012) : 22,1%
Principaux clients et fournisseurs : Chine ; Brésil ; Argentine ; UE ; Etats-Unis ; Russie
Exportations françaises en Uruguay (2012) : 193 M€
Importations françaises (2012) : 74,5 M€
Solde commercial français (2012) : 118,4 M€
Stock français d’IDE (2011) : 384 M€
Consulat (s) de France : section consulaire à l’Ambassade ; un consul honoraire à Punta Del Este et un autre à Paysandú.
Communauté française : 2850 inscrits au Registre (au 31/12/2011).
Politique intérieure
Institutions
- Constitution : La première Constitution date de 1830. La Constitution actuellement en vigueur a été adoptée le 27 novembre 1966, inspirée de celle des États-Unis. Elle a été modifiée à plusieurs reprises.(1989, 1994, 1997 et 2004).
- Pouvoir exécutif : Le Président est élu pour cinq ans, lors d’un scrutin direct majoritaire à deux tours. Il nomme les membres du gouvernement. Il n’est pas autorisé à se présenter consécutivement pour un deuxième mandat.
- Pouvoir législatif : Le Congrès comporte deux chambres, dont chacune est élue tous les cinq ans lors d’un scrutin proportionnel à un seul tour. La Chambre des députés compte 99 membres et le Sénat 30 (plus le vice-président de la République).
- Système judiciaire : La Cour suprême de justice coiffe l’ensemble du système judiciaire. Ses cinq membres sont élus par le Parlement. Il n’y a pas de ministre de la justice.
Principales forces politiques
- Frente Amplio (FA) : Coalition actuellement au pouvoir. Créée en 1971, elle regroupe aujourd’hui 21 partis allant du centre-gauche à l’extrême-gauche, dont les plus importants sont le Mouvement de Participation Populaire du Président José Mujica, l’Assemblée Uruguay et le Parti Socialiste.
- Parti National (PN) : Fondé en 1836, le parti « blanco » est la deuxième force du pays dirigé par Luis Alberto Heber (parti du sénateur Jorge Larañaga) avec deux courants principaux : l’Alliance Nationale et l’Herrerisme.
- Parti Colorado (PC) : Aussi ancien que le PN (1836) et troisième force politique, il est dirigé par Pedro Bordaberry (secrétaire général pour la période 2009-2014), dirigeant du courant Vamos Uruguay. Parmi les autres courants, le Foro Batllista (dominé par l’ex-secrétaire général et ex-président de la République Julio Maria Sanguinetti, 1985-1990 et 1995-2000) et Lista 15 (emmené par l’ex-président Jorge Battle, 2000-2005) paraissent en perte d’influence.
- Parti indépendant (PI) : petit parti de centre-gauche, dirigé par M. Pablo Mieres (2,49% des suffrages à l’élection présidentielle de 2009).
Situation politique interne
Longtemps dominée par le Parti Colorado et le Parti National, la vie politique intérieure uruguayenne a connu un bouleversement historique avec l’élection en 2004 du premier président de gauche, Tabaré Vázquez, à la suite de la pire crise économique qu’ait connue le pays (1999-2002). José Mujica, ancien Tupamaro emprisonné pendant toute la durée de la dictature et ministre de l’Agriculture de 2005 à 2008, lui a succédé en remportant l’élection présidentielle du 29 novembre 2009 avec 52,6% des suffrages à la tête de la coalition du Frente Amplio. Les élections législatives du 25 octobre 2009 ont assuré la majorité au FA tant au Sénat (17 sièges sur 30) qu’à la Chambre des Représentants (50 sièges sur 99).
Dès son entrée en fonctions, M. Mujica s’est attaché à promouvoir un dialogue avec l’opposition et lui a proposé un « pacte d’union nationale » pour l’associer aux orientations prises sur des sujets majeurs (éducation, sécurité, énergie, environnement) et lui accorder des sièges dans les comités directeurs des entreprises publiques. La « méthode Mujica » n’a toutefois pas porté ses fruits et le divorce est aujourd’hui consommé entre le gouvernement et l’opposition, à moins de deux ans des élections présidentielles et législatives de 2014. Le Parti Colorado et le Parti National reprochent notamment au gouvernement un manque de résultats concrets en matière de lutte contre l’insécurité qui reste une forte préoccupation des Uruguayens. La gestion par le gouvernement de la faillite de la compagnie aérienne nationale Pluna et son positionnement face aux évolutions au sein du Mercosur (suspension du Paraguay, adhésion du Venezuela) sont également remis en cause.
L’action du président Mujica s’inscrit dans la continuité de celle de son prédécesseur. L’éducation reste une priorité de son mandat et de même que l’innovation et la recherche (création de l’Université technologique UTEC). Porté par une forte croissance économique, les deux gouvernements successifs du Frente Amplio sont parvenus à résorber la pauvreté de manière significative (de 40% de la population en 2004 à 12% aujourd’hui) avec l’objectif de faire émerger une solide classe moyenne. M. Mujica y a ajouté la composante du logement, en lançant en mai 2010 le programme « Juntos », qui vise à attribuer un toit décent à chacun. Il a entrepris de réformer l’appareil d’Etat, qu’il juge trop lourd. La protection de l’environnement et le renforcement de l’indépendance énergétique du pays figurent également parmi ses priorités. En matière sociétale, le gouvernement a dépénalisé l’avortement en octobre 2012 et légalisé le mariage entre personnes de même sexe en avril 2013.
Dans le domaine des droits de l’homme, les Uruguayens ont refusé par deux fois (référendums de 1989 et 2009) d’annuler la loi d’amnistie de 1986 des responsables d’exactions commises pendant la dictature qui avait été jugée incompatible avec la Convention américaine des droits de l’homme par la Cour de San José. Le Frente Amplio était toutefois parvenu dans la confusion à faire adopter une loi permettant de rendre les crimes commis imprescriptibles, loi que la Cour Suprême de justice a jugée inconstitutionnelle en février 2013. Une Institution nationale des droits de l’homme et de défense du peuple, auprès de la présidence de l’Assemblée générale, a par ailleurs été mise en place en 2012.
Situation économique
Après avoir connu entre 1999 et 2002 sa récession la plus profonde depuis l’après-guerre, l’Uruguay a bénéficié d’une croissance élevée (presque 6% par an en moyenne) malgré un net ralentissement en 2012 (3,9%). Dans les années à venir, elle devrait être comprise entre 3 et 4% et la situation économique reste bonne malgré des signes de fragilité.
L’économie uruguayenne s’est diversifiée depuis une quinzaine d’années avec le développement de l’industrie, du commerce, des services et du tourisme. Elle reste toutefois très axée sur l’agriculture et l’élevage et dépendante des exportations de matières premières agricoles dont les prix sont élevés sur les marchés internationaux. L’Uruguay commerce principalement avec le Brésil, la Chine et l’Argentine et l’ensemble de ses exportations a atteint en 2012 le niveau record de 8,75 Mds USD.
La croissance est également soutenue par une importante demande interne (8,5 Md USD) et de forts investissements dans les infrastructures notamment (22,1% du PIB en 2012). Ces derniers sont, pour une partie d’entre eux, le fait d’entreprises étrangères qui trouvent en Uruguay un environnement juridique et politique stable et de la main-d’œuvre qualifiée. Les gouvernements du Frente Amplio ont fait de l’attraction de capitaux étrangers une priorité et ont doté le pays d’une agence de promotion des investissements, Uruguay XXI. Ils se sont employés à rassurer les milieux d’affaires : réforme du système fiscal en 2007, maîtrise de la dette (un peu plus de 50% du PIB) réévaluée par les agences de notation, réserves de change élevées, lutte contre le blanchiment et faible niveau de corruption.
En 2010, l’Uruguay a progressé dans la voie de la transparence financière en adoptant une loi de flexibilisation du secret bancaire et en signant seize accords bilatéraux en matière fiscale, qui lui ont permis de sortir en décembre 2011 de la « liste grise » de l’OCDE des Etats insuffisamment coopératifs en matière fiscale.
Ce bon état de santé de l’économie uruguayenne ne masque pas de réelles fragilités dans un pays encore traumatisé par la crise économique de 2001-2002. Malgré l’objectif gouvernemental de la maintenir entre 4 et 6%, l’inflation s’élève à pratiquement 10% par an, ce qui n’empêche pas le peso uruguayen de s’apprécier (+30% en moins de trois an). Il découle de cette évolution un renchérissement du coût de la vie et une perte de compétitivité de l’économie, accentuée par les augmentations de salaires imposées. En raison du ralentissement de la croissance en 2012, le déficit a atteint presque 3% du PIB alors que l’équilibre était atteint les années précédentes dans un pays aux fortes dépenses publiques. L’Uruguay reste exposé aux conséquences des mesures protectionnistes du Brésil et de l’Argentine.
Politique extérieure et relations avec l’Union Européenne
Politique extérieure
L’Uruguay est actif sur la scène internationale et investi dans le multilatéralisme onusien. Candidat à un poste de membre non permanent du Conseil de sécurité pour le biennium 2016-2017, il a exercé la présidence du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies en 2011-2012. Il fournit des troupes pour les opérations de maintien de la paix, notamment en Haïti (MINUSTAH) et en République démocratique du Congo (MONUC) et est le premier contributeur mondial en proportion de sa population (près de 25 000 hommes en 2011). A l’occasion du Sommet de Kinshasa en octobre 2012, l’Uruguay a adhéré à l’Organisation internationale de la Francophonie en tant que membre observateur. Cette démarche, qui témoigne des liens historiques avec notre pays et notre langue, permet l’ouverture de la Francophonie à l’Amérique du Sud.
Membre fondateur du Mercosur dont il abrite le secrétariat, l’Uruguay est l’un des principaux promoteurs de l’intégration régionale et déplore les asymétries internes au marché commun et les mesures protectionnistes prises par l’Argentine et le Brésil. Il attend beaucoup des négociations commerciales entre l’UE et le Mercosur, susceptibles à terme de libéraliser des échanges entre les deux zones. Les récentes évolutions de l’organisation régionale ont mis les Uruguayens dans l’embarras. La suspension du Paraguay, après la destitution expéditive du président Lugo, et les conditions dans lesquelles le Venezuela a pu adhérer au Mercosur (juin 2012) ont provoqué de vifs débats.
Sur le plan bilatéral, M. Mujica a clairement donné priorité aux relations avec les pays sud-américains et au développement des relations commerciales avec les grands pays d’Asie. Les relations avec l’Argentine sont complexes et sujettes à des crispations régulières. L’accalmie qui avait suivi les vives tensions liées à la construction d’ une usine de pâte à papier sur le fleuve frontalier « Uruguay » n’a pas duré : la question du dragage et de l’approfondissement du Canal Garcia Martin constitue une nouvelle pomme de discorde entre les deux pays qui s’ajoute aux contentieux commerciaux relatifs au protectionnisme de Buenos Aires. M. Mujica a donc accéléré en 2012 sa politique de rapprochement avec le Brésil dont il considère qu’il a vocation à être le « porte-parole » du sous-continent.
Un groupe de travail de haut niveau a été mis en place et est chargé de favoriser « l’intégration productive » et la libre circulation des personnes, des biens et des services entre les deux pays. Confirmant leur volonté de renforcer leur partenariat, MM. Lula et Mujica ont signé un accord de coopération militaire en 2010. M. Mujica maintient des relations de confiance avec la Bolivie et il soutient le président Morales dans sa revendication de dépénalisation de la mastication traditionelle de la feuille de coca. L’Uruguay est proche du Venezuela avec lequel il développe ses relations commerciales. La Chine est un partenaire économique qui compte de plus en plus pour Montevideo. Elle est aujourd’hui le deuxième partenaire économique et commercial de l’Uruguay, avec plus d’un milliard de dollars d’échanges commerciaux en 2010 (derrière le Brésil). L’Uruguay développe par ailleurs des relations croissantes avec la Russie, l’Iran et la Corée du Sud.
Relations avec l’UE
L’Uruguay a signé avec l’Union européenne un accord-cadre de coopération économique et commerciale en 1992 et est partie à l’accord-cadre de coopération UE-Mercosur de 1995. Il soutient les négociations entre les deux blocs, réouvertes en 2010, pour parvenir à un accord de libre-échange. L’UE est le premier investisseur étranger en Uruguay, la seconde destination des produits uruguayens (995 M USD en 2010) et le quatrième partenaire commercial du pays (après le Brésil, la Chine et l’Argentine).
L’Uruguay bénéficie de crédits de coopération de l’Union européenne (31 M €) pour la période 2007-2013, destinés avant tout à la cohésion sociale et régionale (60%) et à l’innovation, la recherche et le développement économique (40%). Des projets sont également menés dans le cadre de la coopération UE-Mercosur (50 M € sur la période 2007-2013), consacrés au renforcement du Mercosur et au soutien à la mise en place d’un accord d’association avec l’UE (70%), au soutien institutionnel (10%) et à l’appui à la société civile (20%).
Mise à jour : 23.04.13
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