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Site internet de l’Ambassade de France en Uruguay : www.ambafranceuruguay.org
Nom officiel : République orientale de l’Uruguay
Superficie : 176 065 km2
Capitale : Montevideo (1,34 million d’habitants)
Villes principales : Canelones (485 000 hab.), Maldonado (140 000 hab.), Salto (123 000 hab.), Colonia (119 000 hab.) et Paysandu (113 000hab.)
Langue officielle : espagnol
Monnaie : peso uruguayen (1 euro = 29 UYU au mois de septembre 2010)
Fête nationale : 25 août (indépendance : 25 août 1825)
Population : 3,3 M
Croissance démographique(2010) : + 0,3%
Espérance de vie : 75,9 ans
Taux d’alphabétisation : 98 %
Religion (s) : catholiques 66% ; protestants 2% ; juifs 1% ; autres et non-pratiquants 33% (Etat laïc depuis 1918)
PIB (2010) : 41 Mds USD
PIB annuel par habitant (2010) : 14000 USD
Taux de croissance (2010) : 9 %
Taux de chômage (2010) : 6,8 %
Taux d’inflation (2010) : 6,9 %
Déficit budgétaire (2010) : 1,2 % du PIB
Dépense publique (% PIB)(2009) : 16%
Rapport dette / PIB (2010) : 53%
Exportations française en Uruguay (2010) : 166 M€ (88ème client de la France)
Importations (2010) : 53 M€
Stock français d’IDE(2010) : 384 M€
Flux d’IDE (2010) : 49 M€
Solde de la balance commerciale (2010) : - 175 M USD
Principaux clients et fournisseurs : Brésil ; Argentine ; Chine ; UE ; Etats-Unis ; Russie
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
agriculture et pêche : 30 %
industrie et mines : 20 %
services : 50 %
Consulat (s) de France : section consulaire à l’Ambassade ; un consul honoraire à Punta Del Este et un autre à Paysandú.
Communauté française : 2850 inscrits au Registre (au 31/12/2010).
Constitution : La première Constitution date de 1830. Elle a été réformée à plusieurs reprises, notamment en 1966 (mandat présidentiel fixé à 5 ans), puis à la fin de la dictature militaire (1985).
Pouvoir exécutif : Le Président est élu pour cinq ans, lors d’un scrutin direct majoritaire à deux tours. Il nomme les membres du gouvernement. Il n’est pas autorisé à se présenter consécutivement pour un deuxième mandat.
Pouvoir législatif : Le Congrès comporte deux chambres, dont chacune est élue tous les cinq ans lors d’un scrutin proportionnel à un seul tour. La Chambre des députés compte 99 membres et le Sénat 30 (plus le vice-président de la République).
Système judiciaire : La Cour suprême de justice coiffe l’ensemble du système judiciaire. Ses cinq membres sont élus par le Parlement.
Parti National (PN) : Fondé en 1836, le parti « blanco » est la seconde force du pays, avec deux courants principaux : l’Alliance Nationale (Sénateur Jorge Larrañaga) et l’Herrerisme. Il est dirigé depuis juin 2011 par le sénateur Jorge Larraga. .
Parti Colorado (PC) : Aussi ancien que le PN (1836) et 3ème force politique, il est dirigé par Pedro Bordaberry (secrétaire général pour la période 2009-2014), dirigeant du courant Vamos Uruguay. Parmi les autres courants, le Foro Batllista (dominé par l’ex-secrétaire général et ex-président de la République Julio Maria Sanguinetti, 1985-1990 et 1995-2000) et Lista 15 (emmené par l’ex-président Jorge Battle, 2000-2005) paraissent en perte d’influence.
Frente Amplio (FA) : Parti du gouvernement. Créé en 1971, il regroupe aujourd’hui 21 partis allant du centre-gauche à l’extrême-gauche, dont les plus importants sont, en ordre décroissant, le Mouvement de Participation Populaire (MPP, tendance du Président José Mujica), l’Assemblée Uruguay (AU) et le Parti Socialiste (PS).
- Parti indépendant(PI) : petit parti de centre-gauche, dirigé par M. Pablo Mieres (2,49% des suffrages à l’élection présidentielle de 2009).
En 2004 M. Tabaré Vázquez, soutenu par une large coalition de gauche, le Frente Amplio (FA) est devenu le premier Président de gauche de l’histoire du pays. Il a mené à bien de 2005-2009 de nombreuses mesures progressistes, visant notamment à lutter contre la pauvreté : création d’un ministère du développement ; « plan d’urgence sociale », puis « plan d’Equité » pour réduire les inégalités sociales ; plan « Ceibal » (puis « Cardales ») pour généraliser à partir des écoles publiques l’accès à Internet ; réforme du système de santé publique ; instauration d’un impôt sur le revenu des personnes physiques. Le Président Vázquez s’était prononcé contre l’annulation de la loi d’amnistie, dite « de caducité » (1986), tout en autorisant l’arrestation de plusieurs dirigeants de la période militaire dont l’ex-président Juan Maria Bordaberry, introducteur de la dictature (condamné en février 2010 à trente ans de prison).
M. Mujica, candidat du FA, a été élu Président de la République, au second tour de l’élection présidentielle, le 29 novembre 2009 (52,6% des suffrages) devant le candidat du parti National M. Lacalle. Les élections législatives du 25 octobre 2009 ont assuré la majorité au FA, tant au Sénat (17 sur 30) qu’à la Chambre des Représentants (50 sur 99). Le FA et l’opposition ont fait jeu égal aux élections régionales et municipales de mai 2010. Le nouveau Président a proposé un « pacte d’union nationale » à l’opposition vaincue, qui s’est concrétisé par la signature le 7 juin 2010 d’un accord « historique » de gouvernement entre le parti FA, les deux principaux partis d’opposition (partis National et Colorado) et le petit parti indépendant, visant à les associer aux grandes orientations politiques du gouvernement. Cette politique de la main tendue permet un consensus sur les thèmes prioritaires : éducation, sécurité, environnement et énergie.
Depuis sa prise de fonction en mars 2010, le Président Mujica s’est inscrit dans la continuité de son prédécesseur. L’éducation reste une priorité et il œuvre pour que le slogan « l’Université pour tous » puisse devenir réalité. Le programme « Ceibal », qui permet à chaque écolier de disposer gratuitement d’un ordinateur portable (cas unique au monde), est devenu réalité et 90% des foyers bénéficient d’une couverture Internet. Il prolonge l’action entreprise par M. Vasquez en faveur de l’innovation et la recherche et souhaite y allouer 1% du PIB. La lutte contre la pauvreté se poursuit -(depuis 2004, le taux de pauvreté est passé de 40% à 20%)-, avec l’objectif de créer une solideclasse moyenne. M. Mujica y a ajouté une composante « socio-habitationelle », en lançant en mai 2010 le programme « Juntos », qui ambitionne d’attribuer un logement décent pour tous. Il souhaite réformer l’appareil d’Etat, qu’il juge trop bureaucratique. La protection de l’environnement et le renforcement de l’indépendance énergétique du pays figurent parmi les autres priorités de son mandat. Au niveau économique, il poursuit la politique économique libérale menée depuis 2005, basée sur une collaboration active avec le FMI et la recherche d’investissements étrangers. Dans le domaine des droits de l’Homme, deux référendums (en 1989 et 2009) avaient échoué à faire annuler la loi d’amnistie des militaires datant de 1986 (ley de caducidad). C’est finalement une loi de dérogation votée dans la confusion en octobre 2011 qui a permis d’annuler la loi d’amnistie des militaires. Après avoir envisagé de se représenter aux élections présidentielles prévues à l’automne 2013, l’ancien Président M. Tabaré Vasquez a annoncé au mois d’octobre son intention de se retirer de la vie politique du pays.
Le Président Mujica a prolongé l’action économique de son successeur, qui avait rassuré les milieux d’affaires en menant une politique budgétaire et monétaire prudente, accompagnée d’un programme de réformes structurelles, visant à attirer les investissements étrangers. Il s’appuie sur son vice-Président Danilo Astori, qui avait réformé le système fiscal en 2007 et permis la création d’un impôt sur les revenus des personnes physiques. En 2010, l’Uruguay a progressé dans la voie de la transparence financière avec l’adoption par le parlement d’une nouvelle loi de flexibilisation du secret bancaire et en signant plusieurs accords bilatéraux en matière fiscale (douze sont requis par l’OCDE pour sortir de la « liste grise »des Etats insuffisamment coopératifs en matière fiscale).
Après avoir connu entre 1999 et 2002 sa récession la plus profonde depuis l’après-guerre, l’Uruguay a bénéficié de taux de croissance élevés entre 2004 et 2008 (croissance annuelle moyenne de 6,7 %), ramené à 2,9 % en 2009 en raison de la crise mondiale. Le pays a connu un rebond en 2010 avec une croissance de 8,5 % avec un PIB de 41 Mds/USD. Son PIB par habitant (14000 USD/an en 2010) est l’un des plus élevés d’Amérique du Sud. Le tissu économique est basé sur l’industrie, le commerce et les services bancaires (Montevideo), ainsi que sur l’agriculture, l’élevage (dans l’intérieur du pays) et le tourisme (côte est).
Les investissements étrangers (+3,5 % du PIB en 2010) sont attirés par la stabilité politique, l’environnement des affaires et la main d’œuvre qualifiée. Hormis l’inflation (+5,9% en 2010), l’ensemble des données macroéconomiques sont saines : faible déficit budgétaire (1,2 % du budget en 2010) ; taux d’endettement en constante réduction (de 120% en 2004 à 53 % en 2010) ; chômage peu élevé (7 % en 2010) et balance commerciale équilibrée (prévision de + 0,2 % du PIB en 2010.
L’Uruguay est l’un des quatre membres fondateurs du Mercosur (1991), avec l’Argentine, le Brésil et le Paraguay. Elle abrite le Secrétariat administratif (1994) et le Parlement (2007) du Mercosur. Partisan déclaré de l’intégration régionale, elle n’en déplore pas moins les asymétries de l’ensemble régional et les mesures voilées de protectionnisme que ses principaux partenaires commerciaux, le Brésil et l’Argentine, mettraient parfois en œuvre au détriment des exportations uruguayennes. Elle attend beaucoup des négociations commerciales entre l’UE et le Mercosur, susceptibles à terme de libéraliser des échanges entre les deux zones. Elle préside le Mercosur au second semestre 2011.
Sur le plan multilatéral, l’Uruguay joue traditionnellement un rôle très actif au sein de l’ONU, où sa participation dans le domaine des Opérations de Maintien de la Paix (essentiellement à travers la Minustah en Haïti et la Monuc en RDC) est appréciée : elle est le second contributeur sud-américain en terme d’effectif derrière le Brésil (près de 2000 hommes dont 1110 en Haiti) et, surtout, le premier contributeur mondial au prorota de sa population. Montevideo a accueilli en septembre 2011 une réunion de l’Unasur qui a confirmé la volonté des neufs pays membres de réduire de 15% leurs effectifs à la Minustah, à partir de 2012 (pour revenir au niveau d’avant séisme). L’Uruguay se fait le héraut du combat contre le racisme et milite activement en faveur des droits de l’Homme et du droit à la différence. Depuis 2007, elle est l’un des 8 pays-pilotes pour la réforme des Nations-unies (visant à une plus grande efficacité et cohérence des prestations onusiennes). Elle assure au second semestre 2011 la présidence du Conseil des droits de l’Homme à Genève. Elle est candidate à un poste de membre non permanant du Conseil de sécurité pour le biennum 2016-2017.
Au niveau régional, l’Uruguay est un acteur pragmatique, qui cherche à entretenir des bonnes relations avec ses voisins et multiplier les partenariats. Les relations avec l’Argentine ont repris leur rythme normal en 2010, après trois années de vives tensions consécutives à la construction en 2007 de l’usine de pâte à papier « Botnia » sur le fleuve frontalier « Uruguay » (l’ancien Président M. Tabare Vasquez a avoué en octobre 2011 avoir envisagé une guerre avec l’Argentine). La Cour internationale de Justice a rendu un arbitrage en avril 2010, au terme duquel les activités de l’usine ont été autorisées. Les échanges entre Mme Kirchner et M. Mujica sont fluides et fréquents. Au cours de leur dernière rencontre en août 2011, les deux présidents ont annoncé la réouverture de la ligne ferrovière entre les deux capitales et confirmé le lancement prochain de 2 projets phares : la livraison pour 2013 d’une usine de régazeification dans la baie de Montevideo et le dragage des principaes voies de navigation de l’estuaire du rio de La Plata. Les relations bilatérales avec le Brésil sont bonnes. Le president Mujica considère que dans un contexte mondial caractérisé par un interaction sans cesse plus grande entre les blocs régionaux, le Bresil a vocation à être le "leader" et le "porte-parole" du continent sud-américain. Confirmant leur volonté de renforcer le partenariat existant entre leurs deux pays, MM. Lula et Mujica ont signé un accord de coopération militaire, le 4 août 2010. M. Mujica maintient des relations de confiance avec la Bolivie et il soutient le Président Morales dans sa revendication de dépénalisation de la mastication traditionelle de la feuille de coca. L’Uruguay souhaite renforcer son partenariat avec les Etats-Unis. Les deux pays ont signé en janvier 2007 un accord cadre sur le commerce et l’investissement (Trade and Investment Framework Agreement, ou TIFA) et entamé en 2010 des discussions visant à négocier un accord de coopération en matière de défense.
La Chine est un partenaire économique qui ne cesse de gagner du terrain. Elle est aujourd’hui le troisième partenaire économique et commercial de l’Uruguay, avec plus d’un MdsUSD d’échanges commerciaux en 2010 (derrière le Brésil et l’Argentine). L’Uruguay développe par ailleurs des relations croissantes avec la Russie, l’Iran et la Corée du Sud. A l’instar de la plupart des pays d’Amérique latine, elle a reconnu l’Etat de Palestine, au mois de mars 2011.
Relations avec l’UE
L’Uruguay est liée à l’Union européenne depuis 1992, par un accord-cadre de coopération économique et commerciale et, depuis 1995, par un accord cadre de coopération UE-Mercosur. Depuis juillet 2010, les négociations entre l’UE et le Mercosur se sont réouvertes. L’objectif est de permettre la signature d’un accord d’association entre les deux zones, comprenant une libéralisation des échanges économiques. L’UE est le 1er investisseur étranger en Uruguay, la seconde destination des produits uruguayens (995 MUSD ; 14,7% de ses exportations en 2010) et le 4ème partenaire commercial du pays (après le Brésil, l’Argentine et la Chine).
L’Uruguay bénéficie d’une coopération de l’Union européenne (UE) de 31 M €, pour la période 2007-2013 - destinée de manière prioritaire à la cohésion sociale et régionale (60%) et à l’innovation, la recherche et le développement économique (40%) -, ainsi que des projets menés dans le cadre de la coopération UE-Mercosur, soit 50 M € sur la période 2007-2013 - consacrés au soutien institutionnel (10%), à l’appui à la société civile (20%), au renforcement du Mercosur et au soutien à la mise en place d’un accord d’association avec l’UE (70%). L’Uruguay, après avoir choisi la norme de télévision numérique européenne, est revenu sur sa décision en décembre 2010 en optant pour la norme brésilo-japonaise.
Mise à jour : 25.11.11