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Présentation

Données générales

Nom officiel : Turkménistan (attention : le Turkménistan n’est pas dénommé « république »)
Chef de l’État, président du Cabinet des ministres : Gourbanguly BERDYMOUHAMEDOV

Données géographiques

Superficie : 488 100 km²
Capitale : Achgabat
Villes principales : Mary, Türkmenabat, Dasoguz
Langue officielle : turkmène
Langue courante : russe (reste d’un usage courant, y compris par l’administration et les officiels)
Monnaie : le Nouveau Manat (introduit le 1/1/2009)
Fête nationale : 27 octobre (Fête de l’Indépendance)

Données démographiques

Population : 5,05 millions (estimation, juillet 2011).
Densité : 10,0 hab./km².
Croissance démographique : 1,14 % (est. 2011).
Espérance de vie : 68 ans (est. 2011).
Taux d’alphabétisation : 99 %.
Religions : islam sunnite (89 %), orthodoxie.
Indice de développement humain : 102ème sur 186 (classement ONU 2013).

Données économiques

PIB (2012) : 33,46 milliards USD courants (source Banque Mondiale)
PIB/habitant (2012) : 5999 USD. (source FMI)

Taux de croissance (2012) : 8% (FMI)
Taux de chômage (au sens du BIT) (2010) : 39,4%
Taux d’inflation (2012) : 10,5 % (est. Coface)

Solde budgétaire (2012) : 1,4% (est. Coface)
Balance commerciale : 84 M€

Principaux clients (2011) : Chine, Turquie, Émirats arabes unis, Afghanistan et Iran (Worldfactbook de la CIA)
Principaux fournisseurs (2011) : Russie, Turquie, Chine, Émirats arabes unis et Allemagne (Worldfactbook de la CIA)

Exportations de la France vers le Turkménistan (2012) : 176 M€ (DG Trésor)
Importations de la France en provenance du Turkménistan (2012) : 21,2 M€

Site de la Direction générale du Trésor

Consulat de France : section consulaire de l’Ambassade de France à Achgabat.
Communauté française au Turkménistan : 373 Français en décembre 2012.


Politique intérieure

Le Turkménistan est demeuré un État à parti unique (le Parti Démocratique) jusqu’à la création du Parti des industriels et des entrepreneurs du Turkménistan le 21 août 2012, conformément aux annonces faites par le président Berdymouhamedov en 2010.
Le Président du Turkménistan cumule comme son prédécesseur les fonctions de chef de l’État, de chef du gouvernement, de commandant en chef de l’armée et de président du parti au pouvoir.
La réforme de la constitution en septembre 2008 et l’adoption d’une nouvelle loi électorale constituent des premiers signes d’évolution du système politique. Le nombre de députés au Parlement (Majilis), qui constitue désormais la seule instance législative, est passé de 65 à 125. Cette réforme ne remet cependant pas en cause l’absence de séparation des pouvoirs. Les prochaines élections législatives auront lieu le 15 décembre prochain.
Le Gouvernement (Cabinet des Ministres) est constitué de 10 Vice-Présidents du Cabinet du Ministre, couvrant chacun plusieurs ministères. Le rythme de rotation des portefeuilles ministériels est élevé.
Le Turkménistan a signé et ratifié les six grandes conventions des Nations unies relatives aux droits de l’Homme, mais n’a ratifié ni le protocole additionnel à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ni le statut de Rome établissant la Cour pénale internationale.


Situation économique

Le pays a renoué avec la croissance en 1998. Les autorités continuent d’asseoir leur politique économique quasi-exclusivement sur l’exploitation des importantes réserves en hydrocarbures (le gisement de Galkynysh, 2e plus important du monde, représente 21.200 Mds m3 de gaz), le pays étant 3e producteur de gaz de la CEI.

Le Turkménistan dispose de 3 000 Mds m3 de réserves de gaz prouvées, ce qui le place au 11e rang mondial. Ses réserves potentielles d’au moins 20 000 Mds m3 le placeraient au 4e rang mondial. 40% des gisements découverts sont actuellement exploités.

Le pays est peu touché par la crise mondiale : le PIB a crû de 9,2% en 2010 et de 9,9% en 2011. La croissance dont le principal moteur est la manne énergétique (50% du PIB, 90% des exportations) bénéficie surtout au secteur de la construction, qui fait l’objet d’importants programmes publics d’investissement (palais, ministères, hôpitaux, routes).


Politique extérieure

Le Turkménistan a fait le choix de la neutralité, reconnue par une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies en décembre 1995. Alors que son prédécesseur avait fortement réduit ses contacts avec l’étranger dans les dernières années de sa présidence, le président Berdymouhamedov donne des signes d’ouverture et multiplie les visites à l’étranger ainsi que l’accueil de personnalités étrangères.

Le Turkménistan souhaite s’émanciper de la Russie qui reste le premier partenaire commercial du Turkménistan. En raison de son statut de neutralité, Achgabat refuse de participer aux initiatives d’intégration renforcée au sein de la CEI et n’adhère pas aux organisations régionales sous tutelle russe (Organisation de Coopération de Shanghaï, Organisation du Traité de Sécurité Collective). La minorité russe (6%) est largement marginalisée.

Cette volonté d’indépendance s’est heurtée en 2009 à des positions plus fermes de Moscou dans le domaine énergétique avec l’interruption de l’importation de gaz du Turkménistan par Gazprom, provoquant ainsi une crise ouverte entre Moscou et Achgabat et une fragilisation de l’économie turkmène. En janvier 2010, les exportations ont repris mais à des volumes et un prix inférieurs à ceux escomptés par Achgabat (10 Mds m3/an ; 195 USD/m3).

Le pays entretient des relations apaisées avec ses voisins : avec l’Ouzbékistan grâce à des visites présidentielles régulières dans les deux sens et avec l’Azerbaïdjan grâce à un début de rapprochement depuis 2008 malgré la persistance du contentieux sur la délimitation de la mer Caspienne.

Le Turkménistan a des liens privilégiés avec la Turquie, qui mène une politique culturelle et commerciale très active, soutenue par une certaine proximité linguistique, et mène une politique de coopération avec le voisin iranien : Achgabat assure 40 % de la consommation en énergie de la conurbation industrielle de Téhéran du fait que ses propres champs gaziers ne sont pas reliés à la capitale iranienne (l’Iran exporte ses hydrocarbures du sud du pays vers l’Extrême-Orient). Un nouveau gazoduc vers l’Iran a été inauguré en janvier 2010 (6 Mds m3/an).

Sa politique à l’égard de l’Afghanistan est pragmatique, alliant soutien humanitaire et promotion de projets économiques, notamment celui du gazoduc TAPI. Le Turkménistan a apporté son soutien de principe à la coalition anti-terroriste après les attentats du 11 septembre 2001 et autorisé l’acheminement à travers son territoire de l’aide humanitaire sous l’égide de l’ONU, mais refuse tout déploiement de troupes étrangères sur son sol.

La coopération énergétique avec la Chine est dynamique : un gazoduc, inauguré en décembre 2010, construit en seulement 27 mois (7000 km à travers le Turkménistan, l’Ouzbékistan et le Kazakhstan), devrait permettre de fournir près de 30 milliards de mètres cube de gaz annuels à la Chine durant 30 ans (environ 6 milliards de mètres cubes en 2010). Il met un terme au monopole de Gazprom sur l’exportation du gaz turkmène. Par ailleurs, la Chine a accordé au Turkménistan des crédits dont le montant avoisine les 9 milliards de dollars.

Le Turkménistan accorde un rôle important aux Nations unies et accueille le premier Centre régional de diplomatie préventive des Nations unies qu’il souhaite valoriser pour affirmer son rôle de médiateur dans la région.


Mise à jour : 21.11.13


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