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Présentation de la Tunisie

Présentation

Données générales

Nom officiel : République Tunisienne
Nature du régime : République (gouvernement provisoire)
Chef de l’Etat : Moncef Marzouki (depuis le 12 décembre 2011)
Chef de gouvernement : Ali Larayedh (depuis le 22 février 2013)

Données géographiques

Superficie : 162.155 km²
Capitale : Tunis
Villes principales : Tunis, Sfax, Gabès, Sousse, Kairouan, Bizerte
Langue (s) officielle (s) : arabe
Langue (s) courante (s) : arabe dialectal, langues berbères, français
Monnaie : Dinar Tunisien (1 EUR = 2,1338 DT le 05/06/2013)
Fête nationale : 20 mars (commémoration de l’indépendance en 1956)

Données démographiques

Population : 10,77 millions (1/7/2012 source : INS Tunisien)
Densité : 65,82 hab./km²
Croissance démographique : 1,29 % (2011) (source : INS)
Espérance de vie : 74,9 années (2011) (source : INS)
Taux d’alphabétisation : 77,6 % (source : rapport 2013 du PNUD sur le développement humain)

Religion (s) : Islam sunnite (98% de la population dont 85 % de rite malékite, minorité ibadite à Djerba), christianisme(1 %), judaïsme et autres (1%)
Indice de développement humain : 0,712 (94ème) (source : rapport 2012 du PNUD sur le développement humain)

Données économiques

PIB (2012) : 35,2 Mds €
PIB par habitant (2012) : 7 300 €
Taux de croissance (2012) : +3,5 %
Taux de chômage (2012) : 16,7%
Taux d’inflation (2012) : 5,7 %
Solde budgétaire (2012) : -6,6 % du PIB
Balance commerciale (2012) : -5,8 Mds€
Principaux clients : France (28,7%), Italie, Allemagne, Espagne, Suisse
Principaux fournisseurs : France (18,9%), Italie, Russie, Etats-Unis, Turquie, Chine

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2012) :

  • agriculture : 8,9 %
  • industrie : 29,6 %
  • services : 61,5 %

Exportations de la France vers la Tunisie : 3,6 Mds € (2012)
Importations françaises depuis la Tunisie : 3,7 Mds € (2012)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/tunisie

Consulat (s) de France : Tunis
Communauté française en Tunisie : 25000 dont 70 % de binationaux
Communauté tunisienne en France : 625.864

Politique intérieure

L’immolation par le feu, à Sidi Bouzid, de Mohamad Tarek Bouazizi, le 17 décembre 2010, a entraîné des manifestations dans tout le pays qui ont conduit au départ du Président Ben Ali le 14 janvier 2011.

Après son élection le 23 octobre 2011, l’Assemblée Nationale Constituante a commencé à travailler à l’élaboration d’une nouvelle constitution. L’ANC s’est déjà accordée sur la nature du régime politique de la nouvelle Tunisie qui sera semi-présidentiel. Un vote en première lecture du projet de constitution est prévu pour Juillet 2013 et des élections sont attendues d’ici la fin de l’année.

Actuellement en période de transition politique, la Tunisie est dirigée par une troïka alliant le parti islamiste Ennahda, le Congrès pour la République (gauche nationaliste) et Ettakatol (socialiste laïc). Le fonctionnement institutionnel actuel est fixé par la loi d’organisation des pouvoirs (petite Constitution), adoptée le 10 décembre 2011 par l’ANC :

- Le Président de la République, Moncef Marzouki (CPR), représente l’Etat tunisien et a des attributions partagées soit avec le chef du gouvernement (diriger la politique étrangère, nommer les ambassadeurs), soit avec la Constituante (déclarer la guerre). Il est chef des armées.

puceoupas  Le Chef du gouvernement, Ali Larayedh (Ennahda), dirige le gouvernement qui exerce le pouvoir exécutif.

- Le Président de la Constituante, Mustapha Ben Jaafar (Ettakatol), dirige les travaux de l’assemblée qui exerce le pouvoir législatif.

Situation économique

L’économie a globalement montré une certaine résilience depuis le début de l’année 2011 mais la croissance est restée négative. En effet, en dépit d’une bonne résistance des exportations, la situation macro-économique s’est dégradée. Les flux d’Investissements Directs à l’Etranger reçus ont baissé sur cette période.

L’économie tunisienne a cependant renoué avec la croissance en 2012 atteignant un taux supérieur à celui espéré. Les prévisions sont également positives pour 2013 et 2014. Les flux d’Investissements Directs à l’Etranger ont augmenté de 85% par rapport à 2011. Malgré cela, l’aggravement des déséquilibres budgétaires en 2012 et la dégradation de la notation souveraine de la Tunisie en début d’année 2013 l’ont conduite à négocier un accord avec le FMI de 2.7 Mds TND (1.33 Md €) visant à soutenir le programme économique du gouvernement et à renforcer la stabilité budgétaire et extérieure du pays. (Source : www.tresor.economie.gouv.fr/pays/tunisie)

Après une chute en janvier 2011 (-70%), les recettes en devises ont progressé, pour à nouveau diminuer en octobre de la même année. Les recettes du tourisme en 2011 (7% du PIB, 400.000 emplois), même si elles ont légèrement rebondi, accusaient en 2011 une baisse de 34% par rapport à 2010. Au premier trimestre de 2013, les recettes du tourisme ont baissé de 2,8% par rapport à l’année précédente.

Le maintien de la croissance et la baisse du taux de chômage, des jeunes en particulier, constituent un enjeu crucial. Le taux de chômage, estimé à 18% en 2011, est resté stable en 2012.

Politique extérieure

a) La priorité européenne

Traditionnellement, la Tunisie revendique sa dimension méditerranéenne. Sa participation dynamique au dialogue "5+5" et son rôle actif dans le processus euro-méditerranéen visent à renforcer son ancrage à l’Union européenne, son principal partenaire : 74% des exportations tunisiennes sont destinées à l’UE, dont proviennent 63% des importations du pays.

b) La politique arabe

La Tunisie entretient de bonnes relations avec ses voisins maghrébins. Au cours de la crise libyenne, les autorités tunisiennes ont soutenu l’action de la France et accueilli des milliers de réfugiés libyens. Les Tunisiens sont conscients que la reconstruction de la Libye est une opportunité pour leurs entreprises et leur main-d’œuvre. C’est en Libye, le 2 janvier 2012, que le Président tunisien Moncef Marzouki a effectué sa première visite officielle depuis sa prise de fonction. Il a ensuite effectué en février 2012 une tournée régionale (Maroc, Mauritanie, Algérie) pour relancer l’Union pour le Maghreb arabe (UMA).

Les Palestiniens bénéficient d’un fort capital de sympathie en Tunisie. Celle-ci a accueilli le siège de l’OLP de 1982 à la signature des accords d’Oslo en septembre 1993. Hamadi Jebali, ex-Premier ministre tunisien, a invité Ismaïl Haniyeh, chef du gouvernement Hamas de Gaza, à effectuer une visite en Tunisie du 5 au 9 janvier. Cette initiative d’Ennahda a tendu les relations de la diplomatie tunisienne avec l’autorité palestinienne.

La relation de la Tunisie avec le Qatar s’est renforcée. L’émirat a une réelle influence « culturelle » sur les Tunisiens, par le biais d’Al Jazeera (10% de téléspectateurs). Après le scrutin du 23 octobre, Rached Ghannouchi a effectué son premier déplacement au Qatar.

Le Conseil national syrien (CNS) s’est réuni du 16 au 19 décembre 2011 à Tunis. Cette rencontre a été rendue possible par le soutien personnel du Président Marzouki. Le 4 février 2012, Moncef Marzouki a annoncé que la Tunisie cessait de reconnaître le gouvernement du président Bachar Al Assad comme l’autorité légitime en Syrie et a expulsé l’ambassadeur syrien à Tunis. Le 5 février, Hamadi Jebali a appelé tous les pays à expulser les ambassadeurs syriens pour protester contre la répression sanglante.

c) Le reste du monde

La Tunisie souhaite également se tourner vers les grands pays émergents que sont la Turquie et le Brésil. La Turquie a d’ailleurs annoncé un prêt de 500M$ à la Tunisie.

Mise à jour : 03.07.13

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