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Présentation de Trinité-et-Tobago

Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Trinité-et-Tobago
Chef de l’Etat : M. Anthony AQUINAS CARMONA (depuis le 15 février 2013)
Premier ministre : Mme Kamla PERSAD-BISSESSAR (depuis le 26 mai 2010)


Données géographiques

Superficie : 5 130 km²
Capitale : Port-d’Espagne (57 000 hab.)
Villes principales : San Fernando, Arima
Langue officielle : Anglais
Langues courantes : Anglais trinidadien, Hindi, Espagnol, Créole français
Monnaie : dollar trinidadien (TT$), stable par rapport au dollar américain : 6,4 TT$ = 1 US$
Fête nationale : 31 août (1962, date de l’indépendance)


Données démographiques

Population : 1 351 000 hab.
Espérance de vie (PNUD 2013) : 70,3 ans
Croissance démographique : 0,30
Taux d’alphabétisation (CEPAL 2013) : 98,7 %
Composition ethnique : indo-trinidadiens (40,3 %), afro-trinidadiens (39,6 %), métis (18,4 %)

Religions : 50 % de chrétiens (dont 26 % de catholiques ; parmi les protestants, 7,8 % d’anglicans, 6,8 % de pentecôtistes, 4 % d’adventistes du 7ème jour, 3,3 % de presbytériens, 1,8 % de baptistes et 0,9 % de méthodistes) ; hindouistes (22,5 %) ; musulmans (5,8 %).

Indice de développement humain (Rapport PNUD 2013) : 0.760 (67ème rang)


Données économiques

PIB : 2713Mds US$
PIB par habitant : 20352 US$

Taux de croissance : 1,6 % en 2013 (CEPALC)
Taux de chômage : 5,6 %

Solde budgétaire : déficit budgétaire de 1,2 % du PIB pour l’année fiscale 2011-2012
Balance commerciale : excédent commercial en 2012 de 10,1 % du PIB
Dette publique totale : 46,6 % du PIB
Taux d’inflation : 5,6% (2013)

Principaux clients : Etats-Unis (57,7 %), Union européenne (12,7 % ; la France est le deuxième client parmi les 28), Jamaïque (4,6 %), République Dominicaine (2,6 %), Barbade (2,3 %).
Principaux fournisseurs : Etats-Unis (25,1 %), Union européenne (11,8 % ; la France est le 5ème fournisseur des 27), Brésil (10,6 %), Colombie (8,8 %), Gabon (6,8 %).

Communauté française à Trinité-et-Tobago : 625 inscrits.


Politique intérieure

Institutions

Le président de la République est élu par le Parlement. Celui-ci est bicaméral avec une Chambre des Représentants (41 membres élus au suffrage universel tous les 5 ans au scrutin majoritaire à un tour) et un Sénat (31 membres nommés par le président de la République, dont 16 sur proposition du Premier ministre et 6 du chef de l’opposition).

Les deux partis qui dominent la scène politique sont :

- l’United National Congress Alliance (UNC), qui s’appuie pour l’essentiel sur la population originaire du sous-continent indien (40 % de la population), dirigée par Mme Kamla PERSAD-BISSESSAR,.

- le People’s National Movement (PNM), au pouvoir de 2002 jusqu’aux élections anticipées du 24 mai 2010, dont l’électorat est afro-trinidadien (37 % de la population) et créole.

L’UNC avait remporté les élections en 1995, puis en 2000, contre le PNM. Lors d’élections anticipées le 10 décembre 2001, l’UNC et le PNM obtinrent un nombre égal de sièges provoquant une crise politique et institutionnelle. Celle-ci trouva son épilogue avec l’organisation de nouvelles élections le 7 octobre 2002, qui virent la victoire du PNM de M. Patrick MANNING, rééditée lors des élections du 5 novembre 2007.

Lors des élections anticipées de mai 2010, c’est une coalition (le People’s Partnership), constituée notamment de l’UNC, du Congress of the People (COP), créé en 2006 par un ancien dirigeant de l’UNC, M.Winston DOOKERAN, opposé à la politique traditionnellement menée par les partis sur une base ethnique, ainsi que du parti régional de l’île de Tobago, la Tobago Organisation of the People (TOP), qui l’emporte.

Mme Kamla PERSAD-BISSESSAR, dirigeante de l’UNC, devient Premier ministre. Elle a convoqué les élections municipales le 26 juillet 2010, à l’issue desquelles le PP et l’UNC ont conquis 11 des 14 municipalités du pays, alors que l’UNC n’en contrôlait que 5 auparavant. Le PNM conserve toutefois la mairie de Port-d’Espagne, la capitale.


Situation économique

Après quatre années de stagnation, dont deux de récession (2009 et 2011), le pays, riche en énergies fossiles, entame un lent redressement. Le secteur de l’énergie reste le pilier de l’économie (45 % du PIB, 80 % des recettes d’exportation et 55 % des revenus budgétaires). La dette souveraine de Trinité-et-Tobago est donc bien notée par les trois principales agences mondiales de notation (A pour Standard & Poor’s, par exemple), qui estiment que les perspectives économiques du pays sont stables. Les réserves du fonds souverain trinidadien, le « Heritage and Stabilization Fund », créé en 2007, atteignent 5 milliards de dollars américains , soit près de 20 % du PIB.

Les actifs du secteur bancaire et des assurances représentent plus de 110 % du PIB, détenus par les assurances à hauteur de 19,4 %. La faillite en 2009 du consortium d’assurances CLICO avait durement impacté l’ensemble de l’économie et représenterait un coût budgétaire final de 2 Mds TTD (1,2% du PIB) ; il a conduit le gouvernement à réexaminer sa réglementation en la matière. Les principales recommandations du Fonds monétaire internationale (FMI) en 2011 ont été suivies. Trinité-et-Tobago apparait au 80ème rang sur 176 dans le classement établi par l’organisme non-gouvernemental Transparency International, et au 69ème rang sur 185 dans le classement « Doing Business 2013 » de la Banque Mondiale.

Le gouvernement cherche à diversifier l’économie du pays. Il souhaite s’orienter vers le développement de filières pétrochimiques en aval de la production plastique) et d’autres secteurs, tels que le tourisme et les nouvelles technologies, ont été identifiés. Il cherche également à élargir la zone de chalandise de l’île et vise l’Amérique latine, notamment l’Amérique centrale (signature récente d’accords commerciaux avec le Panama) et le Brésil.


Politique extérieure

Trinité-et-Tobago est membre de l’Organisation des nations unies (ONU), de l’Organisation des Etats américains (OEA), de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), de l’Association des Etats de la caraïbes (AEC), dont le siège est à Port-d’Espagne), de la Communauté économique de la caraïbe (CARICOM), ainsi que du Commonwealth. Sa prospérité économique et son statut de pays à revenu élevé lui ont permis de renforcer son rôle à l’échelle régionale, notamment au sein de la CARICOM, dont le Secrétaire général était, de 1992 à 2010, le trinidadien Edwin Carrington.

Trinité-et-Tobago déploie une diplomatie dynamique. Le pays entretient un réseau de près de vingt ambassades et consulats généraux à travers le monde. Il a récemment ouvert des représentations diplomatiques au Costa Rica, à Cuba et en Ouganda. Mme PERSAD-BISSESSAR s’est rendue en visite en Inde du 5 au 14 janvier 2012. Le président nigérian, Jonathan GOODLUCK, était l’invité d’honneur de la célébration à Port-d’Espagne du 178ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage, en 2012.

L’appartenance à l’Organisation des Etats américains (OEA) et au Commonwealth reste une donnée essentielle de la politique extérieure du pays. Il avait ainsi accueilli successivement, en 2009, un sommet des Amériques (en avril), puis un sommet du Commonwealth (en novembre). Le pays contribue à la coopération régionale en matière de lutte contre la drogue et accueille le secrétariat du Groupe d’action financière des Caraïbes (GAFIC). Il a toutefois pris du retard dans la mise en œuvre de ses engagements en matière d’échanges d’informations fiscales :la phase 1 de la revue des pairs du Forum mondial fiscal a relevé trop de points non conformes, ce qui a conduit à repousser le passage du pays en phase 2.

Trinité-et-Tobago entretient une relation privilégiée avec les États-Unis d’où provient la majeure partie (69,2 %) des investissements directs étrangers reçus par le pays, et où s’est établie une importante diaspora trinidadienne (165 000 résidents légaux).


Mise à jour : 16.04.14

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