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Présentation de Trinité-et-Tobago

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Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Trinité-et-Tobago

Institutions : Le Président de la République est élu par le Parlement. Celui-ci est bicaméral avec une Chambre des Représentants (41 membres élus au suffrage universel tous les 5 ans au scrutin majoritaire à un tour), et un Sénat (31 membres nommés par le Président de la République, dont 16 sur proposition du Premier ministre et 6 du chef de l’opposition).

Chef de l’Etat : Georges Maxwell RICHARDS

Premier ministre : Mme Kamla PERSAD-BISSESSAR (depuis le 26 mai 2010)

Superficie : 5 130 km²

Capitale : Port of Spain (350 000 hab.)

Villes principales : San Fernando, Arima

Langue officielle : Anglais

Langues courantes : Anglais trinidadien, Hindi, Espagnol, Créole français

Monnaie : dollar trinidadien (TT$), stable par rapport au dollar américain : 6,3 TT$ = 1 US$

Fête nationale :31 août(1962, date de l’indépendance).

Données démographiques

Population : 1 303 000 hab.

Espérance de vie (PNUD 2011)  : 70,1 ans

Taux d’alphabétisation : 98,7%

Composition ethnique : indo-trinidadien (40,3%), afro-trinidadien (39,6%), métis (18,4%).

Religions : 50% de chrétiens (dont 26% de catholiques ; parmi les protestants, 7,8% d’anglicans, 6,8% de pentecotistes, 4% d’adventistes du 7ème jour, 3,3% de presbytériens, 1,8% de baptistes et 0,9% de méthodistes) ; hindoustes (22,5%) ; musulmans (5,8%).

Indice de développement humain (Rapport PNUD 2011) : 0.760(62ème rang sur 182 pays)

Données économiques

PIB : 22,7Mds US$

PIB par habitant : 17.158 US$

Taux de croissance : –1,3% en 2011, 1,7 en 2012 (prévision FMI)

Taux de chômage : 5,5 %

Solde budgétaire : après un léger déficit en 2011 (-0,7%) l’Etat renoue en 2012 avec un excédent budgétaire en 2012 (210 MUS$ sur les huit premiers mois de l’année fiscale 2011-2012)

Balance commerciale : excédent commercial attendu en 2012 de 10,8% du PIB

Dette publique totale  : 36,2 % du PIB (6,5% pour la dette publique externe)

Taux d’inflation : 5,3% (2011)

Principaux clients : Etats-Unis (57,7%), Union européenne (12,7% ; la France est le deuxième client parmi les 27), Jamaïque (4,6%), République Dominicaine (2,6%), Barbade (2,3%).

Principaux fournisseurs : Etats-Unis (25,1%), Union européenne (11,8% ; la France est le 5ème fournisseur des 27), Brésil (10,6%), Colombie (8,8%), Gabon (6,8%).

Communauté française à Trinité-et-Tobago : 649 inscrits.

Politique intérieure

Les deux partis dominant la scène politiquesont :
- l’United National Congress Alliance (UNC) qui s’appuie pour l’essentiel sur la population originaire du sous-continent indien (40% de la population), dirigée par Mme Kamla PERSAD-BISSESSAR,.
- le People’s National Movement (PNM), au pouvoir de 2002 jusqu’aux élections anticipées du 24 mai 2010, dont l’électorat est afro-trinidadien (37% de la population) et créole.

L’UNC avait remporté les élections en 1995, puis en 2000, contre le PNM. Lors d’élections anticipées le 10 décembre 2001, l’UNC et le PNM obtinrent un nombre égal de sièges provoquant une crise politique et institutionnelle. Celle-ci trouva son épilogue lors de nouvelles élections le 7 octobre 2002, avec la victoire du PNM de M.Patrick Manning, renouvelée lors des élections du 5 novembre 2007. Lors des élections anticipées de mai 2010 c’est une coalition (le People’s Partnership) constituée notamment de l’UNC, du C ongress of the People (COP), créé en 2006 par un ancien dirigeant de l’UNC, M.Winston DOOKERAN, opposé à la politique traditionnellement menée par les partis sur une base ethnique, ainsi que du parti régional de l’île de Tobago, la Tobago Organisation of the People (TOP), qui l’emporte. Mme Kamla PERSAD-BISSESSAR, dirigeante de l’UNC, devient Premier ministre. Mme PERSAD-BISSESSAR a convoqué les élections municipales le 26 juillet 2010. Le PP et l’UNC ont conquis 11 des 14 municipalités du pays, alors que l’UNC n’en contrôlait que 5 auparavant, mais le PNM conserve la capitale Port d’Espagne.

Histoire

Après la découverte par Christophe Colomb de l’île de la Trinité (Trinidad en l’honneur de la Sainte Trinité) et de celle de Tobago (nommée Bella Forma), l’Espagne prit possession des lieux en 1532. Conquise par les Britanniques en 1797, l’île de Trinidad leur fut concédée en 1802 par le traité d’Amiens. La culture de la canne à sucre à Trinidad n’a pris son essor qu’au début du XIXème siècle. L’île s’est rapidement trouvée confrontée à l’interdiction de la traite (1806) puis à l’abolition de l’esclavage par les Britanniques en 1833. A cette époque, l’île compte environ 20 000 habitants et la terre appartient à la Couronne (« Crown lands »). Entre 1845 et 1930, 145 000 personnes immigrèrent d’Inde, 8 000 d’Afrique (principalement de Sierra Leone), des dizaines de milliers des autres îles à sucre des Caraïbes, des milliers d’asiatiques (Chinois), et des milliers d’Europe et du Moyen-orient, base de la diversité ethnique actuelle. L’île de Tobago passa successivement sous tutelle espagnole et néerlandaise avec une importante communauté wallone et française huguenote et britannique. La flotte française de l’Amiral Jean d’Estrées détruit celle du Vice-Amiral hollandais Hinkes dans la rade de Tobago le 3 mars 1677. Puis il s’empare de l’île lors d’une bataille le 29 décembre de cette même année. L’île a été rattachée à Trinidad en 1889. Trinidad–et-Tobago fit partie de l’éphémère fédération des Indes Occidentales à partir de 1958 avant de devenir un Etat indépendant membre du Commonwealth en 1962.

Situation économique

Riche en énergies fossiles, Trinidad-et-Tobago est l’un des Etats les plus dynamiques de la Caraïbe grâce à l’essor de son secteur pétrolier et gazier (5ème producteur mondial de gaz naturel liquéfié) et au développement de l’industrie pétrochimique (1er exportateur mondial de méthanol et d’ammoniaque). Le secteur de l’énergie représente 45% du PIB, 90% des recettes d’exportation et plus de la moitié des revenus de l’Etat. Le pays a signé un accord avec le Venezuela en 2007 en vue de l’exploitation conjointe des réserves d’hydrocarbures de la plate-forme de Deltana, de part et d’autre de la frontière commune. Le gouvernement trinidadien a cherché à épargner une partie de l’excédent des recettes fiscales provenant des hydrocarbures pour abonder un Fonds de stabilisation des revenus, doté à sa création de 1,2 Mds US$. La dimension d’épargne intergénérationnelle a été affirmée en 2006 avec sa transformation en Fonds d’héritage et de stabilisation (HSF), qui atteignait 4,1 Mds US $ à la fin 2011.La chute de la demande mondiale, consécutive à la crise financière, a eu un impact sensible (-3% de croissance du PIB en 2009, zéro croissance en 2010 et -1,4% en 2011). Le pays devrait cependant renouer avec la croissance en 2012.

Le gouvernement cherche à diversifier l’économie du pays. Il souhaite s’orienter vers le développement de filières pétrochimiques en aval de la production (mélanine, plastique) et d’autres secteurs, tels que le tourisme ou les nouvelles technologies, ont été identifiés. Il cherche également à diversifier les débouchés commerciaux de l’île et vise l’Amérique latine, notamment l’Amérique centrale (signature récente d’accords commerciaux avec le Panama) et le Brésil.

Relativement riche par rapport à la région, Trinité-et-Tobago est toutefois pays d’émigration, notamment de cadres (80% des diplomés de l’enseignement supérieur vivraient à l’étranger), vers les pays de l’OCDE. La Banque Mondiale estimait en 2005, que 362 000 Trinidadiens, soit plus d’un quart de la population du pays, résidaient à l’étranger, aux Etats-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne principalement. Le Venezuela, la Barbade, les îles Vierges américaines, l’Australie, l’Allemagne et les Pays-Bas comportent également des communautés trinidadiennes significatives. Mais Trinité-et-Tobago accueille aussi des immigrés, près de 38 000 selon l’estimation de la Banque Mondiale, provenant de la Grenade, du Guyana et de pays développés.

Politique extérieure

Trinité-et-Tobago est membredel’ONU, de l’OEA, de l’OMC, de l’AEC (dont le siège est à Port d’Espagne) et de la CARICOM, ainsi que du Commonwealth. Sa prospérité économique et son statut de pays à revenu élevé lui ont permis de renforcer son rôle à l’échelle régionale au sein de la CARICOM, dont le Secrétaire général était, de 1992 à fin-2010, le trinidadien Edwin Carrington.

Trinité-et-Tobago déploie une diplomatie dynamique. Le pays entretient un réseau de près de 20 ambassades et consulats généraux à travers le monde. Des ambassades ont récemment été ouvertes au Costa Rica, à Cuba et en Ouganda. Mme PERSAD-BISSESSAR a effectué une visite en Inde du 5 au 14 janvier 2012. Le président nigérian, Jonathan GOODLUCK, était l’invité d’honneur lors de la célébration à Port d’Espagne du 178ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage en 2012. L’appartenance à l’OEA et au Commonwealth reste une donnée essentielle de la politique extérieure du pays. Il avait organisé le Sommet des Amériques d’avril 2009, et celui du Commonwealth en novembre 2009. Trinité-et-Tobago est également un des fondateurs de l’Association des États de la Caraïbe (AEC) dont le secrétariat général se trouve à Port d’Espagne. Le pays contribue à la coopération régionale en matière de lutte contre la drogue et accueille le secrétariat du Groupe d’action financière des Caraïbes (GAFIC). Il a pris du retard dans la mise en œuvre de ses engagements en matière d’échanges d’informations fiscales. La phase 1 de la revue des pairs du Forum mondial fiscal a relevé trop de points non conformes, ce qui a conduit à repousser le passage en phase 2 de la revue.

Trinidad-et-Tobago entretient une relation privilégiée avec les États-Unis d’où provient la majeure partie des investissements (69,2% du total des investissements directs étrangers en 2007) et où s’est établie une importante diaspora (165 000 résidents légaux).

Mise à jour : 06.09.12

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