Présentation du Togo
Présentation
Sommaire
Données générales
Nom officiel : République du Togo
Nature du régime : république
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : Faure Essozimna Gnassingbé
Données géographiques
Superficie : 56 785 km²
Capitale : Lomé
Villes principales : Sokodé, Kara, Kpalimé, Atakpamé
Langue (s) officielle (s) : Français
Langue (s) courante (s) : ewé, mina,
Monnaie : Franc CFA (100 FCFA = 0,15 euro)
Fête nationale : 27 avril (proclamation de l’indépendance en 1960)
Données démographiques :
Population : 6,2 millions d’habitants (recensement national novembre 2010)
Densité : 119,2 hab/km² (2011)
Croissance démographique : 2,08 % (2011, Banque mondiale)
Espérance de vie : 57 ans (2011, PNUD)
Taux d’alphabétisation : 56,9% (2011, PNUD)
Religion (s) : animisme (50%), christianisme (30%), islam (20%)
Indice de développement humain : 162ème sur 187 pays (2011, PNUD)
Données économiques :
PIB : 3,6 milliards US$ (2011,Banque Mondiale)
PIB par habitant : 772 US$ (2011 estimation PNUD)
Taux de croissance : 3,9% (2011, Banque Mondiale)
Taux d’inflation : 3,76% (2011, Banque Mondiale)
Principaux clients : Allemagne (13,1%), Bénin (10,5%), Ghana (10,4%), Burkina Faso (9,7%) (2010, EIU)
Principaux fournisseurs : Chine (45,3%), France (7,9%), Inde (6,6%), Etats-Unis (5,8%) (2010, EIU)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
agriculture : 38,9%
industrie : 19,3%
services : 36%
Exportations de la France vers le Togo : 247,289 M€ (2011)
Importations françaises depuis le Togo : 23,041 M€ (2011)
http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/togo
Consulat (s) de France : Lomé
Communauté française au Togo : 2.822 personnes immatriculées en 2009
Communauté togolaise en France : 9 000 au 1er janvier 2007
Politique intérieure
L’élection présidentielle a eu lieu le 4 mars 2010 avec un scrutin à un tour. Sur huit candidatures présentées, sept ont été validées par la Cour Constitutionnelle ; celle de Kofi Yamgnane, ancien Secrétaire d’Etat et maire de Saint-Coulitz (Bretagne) en France n’a pas été retenue. Les candidats étaient : le Président Faure Gnassingbé pour le RPT, Jean-Pierre Fabre de l’UFC (en remplacement de Gilchrist Olympio empêché de se présenter pour des raisons de santé), Yawovi Agboyibo pour le CAR, Nicolas Lawson du Parti pour le renouveau et de la rédemption (PRR), Agbéyomé Kodjo pour l’Organisation pour bâtir le Togo dans l’unité et la solidarité (OBUTS), Bassabi Kagbara pour le Parti Démocratique panafricain (PDP), Mme Adjamagbo-Johnson pour la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA).
Lors de ce scrutin, l’Union européenne a déployé une mission d’observation électorale, à laquelle la France a participé activement. Cette mission a été rejointe par celle de la CEDEAO avec 300 observateurs civils et militaires.
La proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle togolaise le 18 mars 2010 a confirmé la réélection du président sortant Faure Gnassingbé avec 60,88%. Le calme et la non-violence dans lesquels s’est déroulée cette élection, depuis la campagne jusqu’aux résultats, sont une réussite. La Mission d’Observation Electorale de l’Union européenne a admis des irrégularités qui ne remettent pas en cause le résultat.
L’UFC, suivant Gilchrist Olympio, a accepté de participer au gouvernement, dirigé par Gilbert Houngbo. L’opposition, menée par Jean Pierre Fabre au sein d’un nouveau parti dissident de l’UFC, l’ANC, maintient une mobilisation afin de protester contre une victoire qu’ils estiment volée, et contre la situation de neuf de ses députés déclarés démissionnaires par le président de l’Assemblée Nationale.
A l’approche des prochaines élections législatives qui auront lieu en 2012, deux nouvelles forces d’opposition ont vu le jour. Le collectif « Sauvons le Togo », rassemblant 7 associations de défense des droits de l’homme, 2 organisations de la société civile et 5 partis politiques dont l’ANC, se donne pour mission de parvenir à un changement radical de la gouvernance actuelle. La coalition « Arc-en-ciel, regroupement de 6 partis d’opposition modérée, entend s’associer ponctuellement avec le collectif, et obtenir des concessions de la part du pouvoir. Ces organisations organisent des manifestations qui sont parfois réprimées brutalement (juin 2012). Leurs revendications n’ont pas été prises en compte par le gouvernement.
Situation économique
Afin de restaurer la soutenabilité de sa dette, les créanciers du Club de Paris ont annulé, via un accord signé le 11 mai 2011, 76% de la dette du Togo, soit 203 M$. Avec cet accord et les efforts bilatéraux additionnels, la dette de la République togolaise à l’égard des créanciers du Club de Paris sera réduite de 95%, soit un total de 607 M$. La dette du Togo à l’égard de la France, visée dans l’accord, est constituée par les montants dûs à la Banque de France, à la Coface et à l’Agence française de développement.
Le Togo est par ailleurs soutenu dans ses réformes macroéconomiques, politiques et sociales par un programme de Facilité élargie de crédit de 3 ans, d’un montant total de 151,21 M$, qui a été conclu le 28 avril 2008. Le programme est suivi par des revues régulières du FMI. La 6ème revue a été approuvée le 18 juillet 2011 (en même temps qu’une revue au titre des consultations de l’article IV) et a permis un décaissement immédiat d’environ 14 M$)
Au 1er Avril 2010, la Banque mondiale avait fourni au Togo un appui sous forme de plus d’une cinquantaine de projets et plusieurs dons. Ces projets ont aidé à soutenir plusieurs domaines : l’agriculture, la fourniture des services de base en matière d’urbanisme, d’éducation et de santé, le rétablissement de la stabilité macroéconomique, la remise en état des infrastructures essentielles, et d’autres encore.
Pour l’année 2010, le montant total de l’aide publique au développement s’est élevée à 429 M$ (347M€) (source OCDE).
La pente ascendante lente mais ferme de l’économie togolaise depuis 2009 se poursuit en 2011. L’économie togolaise repose sur le commerce de transit.
Cette amélioration est due à une intensification de l’activité portuaire (le port de Lomé, seul port en eaux profondes de la région a bénéficié de la crise ivoirienne qui a bloqué le port d’Abidjan), mais également à l’activité BTP. Les réformes des finances publiques (meilleure gestion du trésor, du fisc et des douanes) ont également favorisé cette amélioration.
Néanmoins, le potentiel agricole est largement sous-exploité, de même que le secteur des phosphates, principale richesse du Togo dont la production a chuté à 1,5 Mt en 2009 (2,9 Mt en 1991), pâtit de l’absence de réforme.
Le secteur informel est très important et les chiffres officiels ne reflètent pas la réalité des échanges. La croissance demeure faible alors que l’accroissement démographique reste élevé.
Politique extérieure
Le Président EYADÉMA avait développé une diplomatie active au niveau régional. Doyen des chefs d’Etat africains, il avait présidé la CEDEAO en 1998-1999 puis l’OUA en 2000-2001. Il s’était également impliqué dans diverses médiations : Guinée, Sierra Leone (accord de juin 1999) et Côte d’Ivoire, en tant que coordinateur du groupe de contact de la CEDEAO jusqu’à l’accord de Marcoussis.
Après l’avoir suspendue en 1993, l’Union européenne a repris sa coopération avec le Togo en novembre 2006 à la suite de la préparation des élections législatives finalement organisées en octobre 2007.
Même si la diplomatie togolaise est désormais très concentrée sur la relation avec l’Union européenne, le Togo cultive ses relations de bon voisinage et les étend progressivement aux pays d’Afrique centrale. Dans le même temps, il diversifie ses relations en se rapprochant de la Chine, de l’Iran, de la Libye et du Maroc.
En matière militaire et d’opérations de maintien de la paix, il convient de souligner le rôle joué par le Togo dans la crise ivoirienne, avec une participation à l’ONUCI (326 hommes) et l’accueil du détachement aérien de l’opération française Licorne de 2004 à 2007.
Le Togo est membre non-permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour le biennum 2012-2013.
Le Togo a été parmi les premiers Etats africains à déployer des troupes au profit de la MISMA (déploiement d’un effectif total de 644 hommes au Mali au 15 février 2013).
Mise à jour : 20.02.13
Liens utiles
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