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Présentation

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Données générales

Nom officiel : République démocratique de Timor-Est
Nature du régime : démocratie parlementaire
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : Taur Matan Ruak (José Maria de Vasconcelos), Président de la République (depuis le 20 mai 2012)

Données géographiques

Superficie : 15 410 km²
Capitale : Dili
Villes principales : Bacau
Langue (s) officielle (s) : tetum, portugais
Langue (s) courante (s) : tetum, portugais, indonésien
Monnaie : dollar américain (à partir d’1$) et centavos (en-dessous d’1 $)
Fête nationale : 20 mai

Données démographiques

Population (2011) : 1.176 M
Densité : 78 h/km²
Croissance démographique : 2,4%
Espérance de vie (2011) : 62,5 ans
Taux d’alphabétisation (2011) : 79 %
Religion (s) : catholique à plus de 90%
Indice de développement humain (2011) : 0,495

Données économiques

PIB (BM 2011) : 1,054 milliards US$ (Papouasie-Nouvelle-Guinée : 17 milliards US$ ; Indonésie : 846 milliards US$)
Taux de croissance (FMI 2011) : 10% (Papouasie-Nouvelle-Guinée : 7,5% ; Indonésie : 6,2%)
Taux de chômage : 10 %, sous-emploi important
Taux d’inflation (Banque centrale, avril 2012, sur 12 mois) : 11% (Papouasie-Nouvelle-Guinée : 1,4% en 2012 ; Indonésie : 5,4% en 2011)
Balance commerciale : -0,4 Md US$ (2010), -39,1 M US$ (avril-juin 2011) (en 2011 : Papouasie-Nouvelle-Guinée : 2721 millions US$ ; Indonésie : 25,4 milliards US$)
Principaux clients : Australie, Etats-Unis, Nouvelle-Zélande
Principaux fournisseurs : Indonésie, Singapour, Australie
Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB (2011) :
- agriculture : 31,5 %
- industrie : 15,9 %
- services : 52,6%

Exportations de la France vers Timor-Est (2008) : 1 M €
Importations françaises depuis Timor-Est (2008) : 276 000 €

Pour plus d’informations, se reporter au site du service économique : http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/timor-oriental

Communauté française : environ 40 personnes

Politique intérieure

L’élection présidentielle de 2002 a vu l’élection de Xanana Gusmão, ancien chef de la résistance, avec plus de 82 % des suffrages. La situation politique et sécuritaire est cependant restée fragile. De violents affrontements entre l’armée et la police en mai 2006 ont conduit le président Gusmão à demander l’intervention de la communauté internationale. Une force militaire de 2 500 hommes, fournis par l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Malaisie et le Portugal, a rétabli l’ordre dans les rues de Dili et sécurisé l’aéroport. Une nouvelle mission de police (la MINUT) a été créée par le Conseil de sécurité des Nations unies (résolution 1704) en août 2006, notamment pour aider l’organisation des élections de 2007. Son mandat s’est achevé à la fin de l’année 2012.

M. José Ramos Horta, prix Nobel de la paix et ancien Premier ministre, est devenu en mai 2007 président de la République, avec 69 % des voix face au candidat du parti « historique » Fretilin, après un scrutin qui s’est déroulé dans de bonnes conditions. Les élections législatives du 30 juin 2007 ont été marquées par un fort taux de participation et le recul du Fretilin. L’ancien président Xanana Gusmão a été nommé Premier ministre à la tête d’un gouvernement de coalition excluant le Fretilin.

Une tentative d’assassinat organisée par des rebelles en fuite depuis les événements de 2006 a été fomentée en février 2008 contre M. Ramos Horta et son Premier ministre. Le président de la République a été grièvement blessé mais le choc causé par cet événement a permis d’accélérer le traitement de la situation des mutins de 2006, qui se sont tous rendus aux autorités. Les forces de police ont progressivement repris, depuis mai 2009, la responsabilité du maintien de l’ordre dans le pays.

Le scrutin présidentiel des 17 mars et 16 avril 2012 a porté à la présidence de la République Taur Matan Ruak (José Maria de Vasconcelos), chef des forces de libération nationale de Timor-Est (Falintil) pendant la lutte pour l’indépendance, puis ancien chef des forces armées (2001-2011). Des élections législatives ont eu lieu le 7 juillet 2012. Ces différents scrutins se sont déroulés dans des conditions satisfaisantes.

Situation économique

Timor-Est est l’un des pays les plus pauvres d’Asie. Il possède des gisements de pétrole et de gaz naturel, pour la plupart en mer, qui ont commencé à être exploités. Les revenus qui en sont tirés, principalement placés sur un fonds d’utilisation, ont conforté la croissance économique du pays (croissance annuelle moyenne de 10,9% sur les cinq dernières années). La dépense publique, alimentée par les revenus pétroliers, reste de loin le premier facteur de croissance, avec une forte progression des dépenses d’investissement.

Le chômage atteint des niveaux très élevés, surtout en ville (17%), tandis que le pays est confronté au manque de personnel qualifié. 65 % de la population active est employée dans le secteur agricole (contre 80% il y a dix ans). Les cultures sont essentiellement vivrières (riz, maïs, manioc), à faible productivité, et l’autosuffisance alimentaire est loin d’être assurée (le pays consomme quatre fois plus de riz qu’il n’en produit). Timor-Est produit aussi du café qui commence à être labellisé et exporté. Les résultats du recensement mené en 2010 montrent un exode rural rapide et des disparités croissantes entre villes et campagnes.

Les autorités timoraises ont défini une stratégie ambitieuse de développement : un « plan stratégique de développement 2011-2030 » a été adopté en juillet 2011. Reposant sur le développement de la filière pétrolière, il doit servir de cadre aux investissements publics et aux politiques de développement. L’un de ses objectifs est notamment d’éradiquer l’extrême pauvreté d’ici 2030 (41% de la population vivait en 2010 sous le seuil de pauvreté) et de faire en sorte que Timor-Est rejoigne le groupe des pays à revenus intermédiaires.

Politique extérieure

Timor-Est privilégie ses relations avec ses deux voisins immédiats, l’Indonésie et l’Australie, ainsi que son insertion en Asie du Sud-Est (il est partenaire de l’ASEAN et a fait acte de candidature). Des liens très forts persistent avec le Portugal. Le portugais est l’une des deux langues officielles et est utilisé pour la rédaction des textes de loi. Timor-Est est le 4e bénéficiaire de l’aide au développement portugaise.

Les relations avec l’Indonésie se veulent cordiales et sans rancœur. Le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono s’est rendu en visite officielle à Timor-Est en avril 2005 tandis que le président Ramos Horta a effectué en Indonésie en juin 2007 son premier voyage officiel. Les deux pays ont une frontière terrestre commune et Timor-Est est souverain sur un territoire enclavé dans la partie occidentale de l’île de Timor (enclave d’Oecussi). Un accord sur les frontières terrestres a été signé en avril 2005. Une commission de réconciliation « Vérité et Amitié », sans pouvoirs judiciaires, a été établie en décembre 2004 pour faire la lumière sur les événements de 1999. Elle a conclu en juillet 2008 à la responsabilité institutionnelle de l’Indonésie, à propos de laquelle le président indonésien a exprimé ses profonds regrets. Les deux pays ont établi en 2011 des consultations sur les questions stratégiques et de sécurité et la coopération entre leurs forces armées. Des coopérations dans les domaines de l’éducation et de la formation, du tourisme, de l’industrie, du développement des infrastructures se mettent en place.

Les relations sont bonnes avec l’Australie, qui a fourni l’essentiel de la force multinationale (Interfet) déployée pour ramener le calme au lendemain de la proclamation des résultats du référendum d’autodétermination en 1999. Une nouvelle intervention a eu lieu en mai 2006 pour rétablir l’ordre. L’Australie, premier donateur bilatéral, fournit une aide particulièrement importante (environ 340 M€ entre 1999 et 2007, 123,7 MA$ pour 2011-2012). Les deux pays ont signé en novembre 2011 un accord de partenariat pour le développement (éducation, santé, infrastructures rurales et gouvernance). Par ailleurs les concessions pétrolières et gazières en mer de Timor, à l’origine réparties de façon égale entre l’Indonésie et l’Australie, ont été renégociées au bénéfice des Timorais (90 % des ressources fiscales sur le gisement de Bayu Undan, 50 % sur celui de Greater Sunrise).

Mise à jour : 12.04.13

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