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Géographie et histoire

Géographie

Le Tadjikistan est un pays enclavé, montagneux à 93 % et dont plus de la moitié du territoire a une altitude supérieure à 3000 m. Son point culminant est le Pic Ismail Samani (7495 m). Les seules plaines se situent au nord, dans la vallée de la Fergana, et au sud-ouest, dans le bassin de l’Amou-Daria. Le centre du pays est dominé par des chaînes de montagnes qui empêchent en hiver les communications entre la capitale et le nord du pays. À l’est, la région autonome du Haut-Badakhchan est constituée de hautes montagnes et de vallées difficiles d’accès - le Pamir. Les glaciers du Pamir sont la principale source d’eau de l’Asie centrale.


Histoire

Le Tadjikistan est le seul Etat persanophone d’Asie centrale post-soviétique. Son territoire a appartenu à différents empires de l’antiquité jusqu’à la conquête arabe. Le premier Etat persanophone est celui des Samanides, du nom de son fondateur Ismaïl Samani, revendiqué aujourd’hui comme le fondateur de la nation tadjike. Après l’invasion de Gengis Khan, les timourides reconstruisent une civilisation turco-persane florissante à partir du 14e siècle (villes de Samarkand et Boukhara).

Les khanats d’Asie centrale sont conquis par les Russes dans la seconde moitié du 19e siècle, jusqu’au Pamir qui tombe en 1895. La révolution russe de 1917 débouche sur une guerre civile en Asie centrale (insurrection des Basmatchis vaincue au cours des années 1920). Le pouvoir soviétique crée une République autonome tadjike au sein de l’Ouzbékistan en 1924, qui devient République Soviétique à part entière en 1929, les villes historiques de Samarkand et Boukhara demeurant en Ouzbékistan. Sous l’Union soviétique le Tadjikistan restera le pays le plus pauvre de l’Union, avec une population essentiellement rurale.

Au moment de la dislocation de l’Union soviétique en 1991, le pouvoir était détenu par des fractions du nord (Khodjent, à l’époque Leninabad) soutenues par celle de Kouliab. Leur légitimité fut contestée par de nouveaux partis à l’assise à la fois politique et régionaliste : le Parti Démocratique du Tadjikistan, créé en juin 1991, le mouvement nationaliste Rastokhez, les Pamiris ismaéliens de la région du Haut-Badakhshan et le Parti de la Renaissance Islamique, influent surtout parmi les populations gharmies (originaires de la région de Gharm dans les vallées du centre du pays, en grande partie déplacées vers le sud-ouest agricole pendant la période soviétique).

L’éphémère prise du pouvoir par l’opposition provoqua une mobilisation des conservateurs et des affrontements sanglants en province (guerre des kolkhozes) ainsi qu’à Douchanbé entre islamo-démocrates et Kouliabis. La guerre civile, qui fit entre 50 000 et 100 000 morts et plusieurs dizaines de milliers de réfugiés (70 000 vers l’Afghanistan), se prolongea jusqu’en 1997, sans qu’aucun camp ne parvienne à l’emporter.

Le 27 juin 1997 a été conclu un « Accord général sur la Paix et la Réconciliation Nationale ». Les milices islamistes ont été pour la plupart désarmées ou intégrées dans les rangs des forces de l’ordre. Cette normalisation a bénéficié au chef de l’Etat Emomali Rakhmon, élu président du parlement en 1992, puis chef de l’Etat en 1994 et massivement réélu à la présidence de la République en novembre 1999, tandis que les élections législatives de février et mars 2000 confortaient l’assise de la majorité présidentielle (parti démocratique populaire, PDP).


Mise à jour : 26.05.14


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