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Présentation du Tadjikistan

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Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Tadjikistan

Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : Emomali RAKHMON

Premier Ministre : Akil AKILOV

Ministre des Affaires étrangères : Hamrokhon ZARIFI

Données géographiques

Superficie : 143 100 km2

Capitale : Douchanbé

Villes principales : Khodjent, Kouliab, Kourgan-Tioubé

Langue officielle : tadjik

Langue courante : russe (langue de communication interethnique)

Monnaie : Somoni

Fête nationale : 9 septembre (Fête de l’Indépendance)

Données démographiques

Population : 7,627 millions (estimation, juillet 2011)

Densité : 53 habitants/km²

Croissance démographique : 1,9 % (estimation 2011)

Espérance de vie : 65 ans (50 % de la population a moins de 17 ans)

Taux d’alphabétisation : 99,5 %

Religion (s) : Islam sunnite (90 %), minorité de chiites ismaéliens (dans le Pamir, 5%), orthodoxie (200 000)

Indice de développement humain : 112ème sur 182 (classement ONU 2010)

Données économiques

PIB (2010) : 5,6 milliards de dollars

PIB par habitant (2010) : 746 dollars

Taux de croissance (2012) : 5 %

Taux de chômage (au sens du BIT) (2010) : 2,3 %

Taux d’inflation (estimation 2012) : 6 %

Solde budgétaire(2011) : -1 % PIB

Balance commerciale(2010) : - 1,5 Mds de dollars

Principaux clients(2009) : Asie (66,7%), UE (15%), Russie (10%)

Principaux fournisseurs : Russie (32 %), Asie (25% dont Chine 12 %), CEI hors Russie (22%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2008) :
- agriculture : 22 %
- industrie : 27 %
- services : 51 %

Exportations de la France vers le Tadjikistan : 9 millions d’euros (Source : DG Trésor)

Importations françaises depuis le Tadjikistan : 4,5 millions d’euros (Source : DG Trésor)

Consulat de France : section consulaire de l’ambassade de France à Douchanbé

Communauté française au Tadjikistan : une vingtaine de personnes (ONG et organisations internationales), hors contingent militaire (200 personnes)

Politique intérieure

Institutions et vie politique

Le Tadjikistan est une république parlementaire bicamérale. Le Parlement se compose du Conseil des représentants (élue au suffrage universel, chambre basse de 63 représentants), et du Conseil National (chambre haute de 33 membres).

L’accord de réconciliation a permis la mise en place d’une formule originale de partage du pouvoir entre les partisans du Président Rakhmon et l’Opposition Tadjike Unifiée, réunie autour du Parti de la Renaissance Islamique (PRI, mené depuis 2006 par Muhiddin Kabiri), seul parti islamique autorisé en Asie centrale. Malgré les accords de partage du pouvoir, le Parti de la Renaissance Islamique est écarté du pouvoir. Les élections législatives du 28 février 2010, qui n’ont pas respecté pas des normes-clés de l’OSCE, ont été largement remportées par le Parti démocratique populaire du Président Rakhmon (71,7% des voix), obtenant 55 des 63 sièges à la chambre basse du Parlement. Le PRI, le Parti communiste, le Parti agraire et le Parti des réformes économiques se partagent les 8 sièges restants.

Au pouvoir depuis 1994, le Président Rakhmon a été réélu à la tête de l’Etat en 2006 et continue de concentrer la réalité du pouvoir. Si le référendum constitutionnel du 22 juin 2003 limite le nombre de mandats (septennat) à 2, il laisse au Président la possibilité de se présenter de nouveau à la prochaine élection présidentielle est prévue en novembre 2013.

Problématiques actuelles

Le Tadjikistan a une population ethniquement fragmentée, facteur de risque dans l’ensemble de la région ; la forte minorité ouzbèke concentrée dans le nord du pays représente à elle seule 15 % de la population totale (environ 2 millions de personnes). Le pays doit également compter avec une importante diaspora et de fortes minorités tadjikes au-delà des frontières de l’Etat et parfois plus nombreuses que dans le pays, tout particulièrement en Ouzbékistan (région de Samarcande, 7 millions) et en Afghanistan (de 9 à 10 millions).

Il est également confronté à un risque lié au fondamentalisme religieux. Le Hizb-ut-Tahrir séduit non plus seulement la minorité ouzbèke, mais aussi les jeunes Tadjiks (40% de la population a moins de 15 ans). Les mesures prises par le Président visant à lutter contre le développement de l’extrémisme religieux apparaissent très impopulaires : rapatriement des étudiants à l’étranger au Pakistan (en 2010 il n’en restait que 300 sur plus de 2 700 étudiants rapatriés), dans les pays du Golfe et du Maghreb), contrôles des imams et des prêches, fermeture des mosquées, nombreuses arrestations de manifestants accusés de prosélytisme… De nombreux Tadjiks sont encore profondément marqués par la guerre civile, mais apparait une jeunesse désoeuvrée, qui pourrait être séduite par un discours plus radical.

Sécurité intérieure

Les nombreuses difficultés (conjoncturelles et structurelles, intérieures et régionales) que connait le Tadjikistan sont régulièrement mises en exergue par les incidents et affrontements entre forces de sécurité et groupes armés dont l’origine reste incertaine. L’année 2010 fut marquée par une dégradation sécuritaire. En août 2010, 25 prisonniers qui avaient été condamnés pour tentative de coup d’état en 2009, se sont évadés du centre de détention des services de sécurité tadjik. Les opérations visant à rattraper les fugitifs ont provoqué plusieurs accrochages meurtriers dans la vallée de Racht et se sont poursuivies pendant un an dans cette région, tentant de réduire l’influence locale d’anciens chefs de guerre, de combattants en provenance d’Afghanistan, de groupes liés au grand banditisme ou de leaders religieux radicaux.
Durant l’été 2012, plusieurs meurtres inexpliqués (du Général Abdoullo Nazarov, responsable de la sécurité nationale, du chef du Parti de la Renaissance islamique à Khorog, Sabzali Mahmadrizoyev et de l’ancien chef de guerre dans l’opposition pendant la guerre civile, Imomnazar Imomnazarov) ont conduit les autorités tadjikes à lancer d’importantes opérations des forces de sécurité dans la région autonome du Haut Badakhshan. Menées contre des anciens chefs de guerre qui ont su conserver leur pouvoir localement, ces opérations militaires ont provoqué la colère des habitants de Khorog qui se sont rassemblés à plusieurs reprises (3000 à 4000 personnes) pour demander le retrait des forces gouvernementales.

Lors du Conseil permanent de l’OSCE le 6 septembre, l’UE a fait une déclaration demandant l’accès de la région aux organisations internationales et aux missions diplomatiques. Elle a demandé, comme l’avait fait la Représentante de l’OSCE pour la liberté des médias, la levée des restrictions imposées aux médias et à internet.
Parallèlement, les incidents à la frontière avec l’Afghanistan qui représente un point de passage facile pour les trafics ont lieu régulièrement.

Droits de l’Homme

Les ONG locales et internationales dénoncent, outre les mesures répressives prises à l’encontre de la liberté de culte, surtout et plus généralement les graves atteintes faites à la liberté d’expression et d’information et déplorent une aggravation de la situation. Ces dernières années ont vu le renforcement des contrôles sur les activités des médias et des lois répressives dans ce domaine. De plus, les menaces, les arrestations et les passages à tabac de journalistes se sont multipliées. Elles ont également été dénoncées par l’OSCE qui rappelle que les violences à l’encontre des femmes et la torture restent des pratiques répandues

Situation économique

Le Tadjikistan reste le pays le plus pauvre de la CEI : alors que 43 % de la population vit avec moins de 2 $/jour, près d’un million de Tadjiks ont émigré, essentiellement en Russie. Les transferts privés des ces travailleurs émigrés représenteraient presque 50% du PIB.

Les facteurs démographiques et géographiques pèsent sur le développement économique du pays. Outre la jeunesse de la population, le taux de fertilité élevé (3,5 enfants/femme) et l’émigration saisonnière, on notera le poids de la population rurale (75%) et la très forte densité de population en proportion des terres cultivables (l’une des plus fortes au monde). Le développement des infrastructures routières (pont sur le Piandj, tunnels, route Douchanbé-Khodjand) est essentiel. La Chine finance notamment plusieurs projets (route reliant le centre du pays à la région du Xinjiang par le col de Kulma, programme de développement pour 2007-2009 comprenant plus de 50 projets, dont 3 centrales hydroélectriques). L’Iran est également un partenaire important dans ces secteurs.

Le coton (16% des exportations tadjikes) et l’aluminium (61% des exportations) dominent l’économie du Tadjikistan qui dépend par ailleurs de ses importations tant pour les produits alimentaires (5% des importations) que pour l’énergie (16,5% des importations notamment du Kazakhstan, d’Ouzbékistan et du Turkménistan). La part de l’agriculture dans le PIB diminue mais elle emploie toujours 50% de la population active. La production d’aluminium (entreprise Talco) se redresse et a atteint 80% de ses capacités maximales en 2007 avec 420 800 tonnes.
On constate une croissance des secteurs de la construction (à Douchanbé) et du secteur bancaire mais le secteur public demeure très précaire, notamment l’éducation qui doit faire face à une hausse du nombre des élèves et la santé. Les réformes et les investissements dépendent largement des investisseurs étrangers (russes, chinois, turcs) et des institutions financières internationales. L’aide internationale se heurte aux capacités limitées d’absorption des financements par le tissu local mais aussi à la corruption endémique. Les autorités tadjikes ont accepté en 2008, pour retrouver la confiance des IFI de procéder à un audit international de la banque nationale et des entreprises publiques Barki–Tojik (électricité) et Talco (aluminium). Alors que le Tadjikistan dispose d’un fort potentiel hydroélectrique (potentiel de 300 millions de KWh/an), il est aujourd’hui un importateur net d’électricité (production annuelle de seulement 17 millions de KWh/an). Ses projets de barrages se heurtent, au-delà de la question des investissements, aux intérêts des pays de l’aval (Ouzbékistan notamment).

Le président tadjik a appelé les représentants des organisations internationales, des IFIs à coopérer afin de réaliser de nouveaux projets d’investissements, prioritairement dans le domaine de l’énergie hydroélectrique. Il a fait de la construction du méga-barrage de Roghun, un projet phare qui assurer au pays l’autosuffisance en électricité. Douchanbé souhaite également participer à la réalisation du projet CASA-1000 permettant l’approvisionnement de l’Afghanistan et du Pakistan en hydro-électricité provenant du Kirghizstan et du Tadjikistan. En 2011, la Russie s’est dit prête à s’engager à hauteur de 500 M€ pour développer la fourniture d’énergie en provenance d’Asie centrale vers le sous-continent indien.

Politique extérieure

Après les attentats du 11 septembre 2001, le Tadjikistan a apporté son soutien à la coalition internationale anti-terroriste et accordé des facilités aux Etats-Unis et à ses alliés, dont la France avec l’accueil d’un détachement aérien.

Relations avec la Russie

La Russie reste la puissance tutélaire du Tadjikistan, notamment pour la sécurité avec la présence de la 201ème division de fusiliers motorisés (l’une des plus importantes sur un territoire étranger avec 5000 hommes) dont le bail vient d’être renouvelé pour 30 ans (septembre 2012), et le site d’observation de l’espace « Okno » près de Nourek. Douchanbé a par ailleurs cédé la base aérienne de Ghissar. Par ailleurs, 200 conseillers russes sont présents à Douchanbé pour travailler sur les problématiques liées à la porosité de la frontière tadjiko-afghane.
La Russie reste, par ailleurs, un partenaire économique de premier plan et attire de très nombreux migrants. Cet accueil joue véritablement un rôle stabilisateur sur la situation économique et sociale au Tadjikistan car les émigrés tadjiks fournissent presque 50 % du PIB.
L’université russe à Douchanbé, financée par Moscou, contribue à maintenir une présence culturelle et intellectuelle, alors que la minorité russe re^résente désormais moins de 8% de la population tadjike.

Relations avec l’Iran

Les relations avec l’Iran, fondées sur des liens de proximité culturelle et linguistique, sont bonnes (bien que les Tadjiks soient sunnites, contrairement aux Iraniens, chiites), mais restent limitées du fait des embargos imposés à l’Iran. L’Iran participe au développement des infrastructures au Tadjikistan (tunels, routes, centrales hydroélectriques).

Relations avec l’Inde

Ces dernières années, le Tadjikistan a aussi renforcé ses relations avec l’Inde (accroissement du commerce, coopération militaire : l’armée indienne a notamment contribué à la modernisation de la base militaire de Ghissar).

Relations avec les pays limitrophes

• L’Afghanistan

La question afghane est au cœur des préoccupations de Douchanbé qui a toujours soutenu l’Alliance du Nord (dominée par les Tadjiks de la vallée du Panshir). Alors que le pays continue de faire face à une forte pauvreté et à l’absence de développement économique, il est confronté de façon croissante aux effets de l’instabilité en Afghanistan et à la croissance du trafic de drogue (1200 km de frontières communes). Le Tadjikistan est le principal pays de transit de la « voie du nord » (100 tonnes d’héroïne transiteraient chaque année).

• L’Ouzbékistan

Les relations avec l’Ouzbékistan restent tendues. Alors que Douchanbé dépend de Tachkent pour son approvisionnement en énergie, les différends sur le tracé des frontières, sur les incursions passées du Mouvement islamiste d’Ouzbékistan (MIO) et sur le partage des ressources en eau demeurent. L’Ouzbékistan s’oppose très fermement à la construction du méga-barrage de Roghun et menace Douchanbé de conflit en cas de poursuite des travaux. Outre le blocage régulier du fret ferroviaire à destination du Tadjikistan par Tachkent, les Tadjiks sont toujours soumis à une obligation de visa pour se rendre en Ouzbékistan ou pour passer entre le nord et le sud du pays du fait du réseau routier et ferré hérité de l’époque soviétique. Tachkent voit pour sa part le Tadjikistan comme le terreau de l’islamisme radical dans la région.

• Le Kirghizstan

Les tensions interethniques survenues dans le sud du Kirghizstan en 2010 et les inquiétudes de ces deux pays liées à l’évolution de la situation en Afghanistan et à la porosité de leurs frontières ont relancé le dialogue entre Bichkek et Douchanbé. La démarcation de la frontière et les perspectives de coopération font l’objet de nombreuses discussions car sur les 971 km de long, 471 restent à négocier. La question des enclaves tadjikes dans le sud du Kirghizstan a fait l’objet de discussions bilatérales ces dernières années, mais ces dernières n’ont pas abouti.

• La Chine

Le 12 janvier 2011, le parlement tadjik a ratifié un protocole sur la démarcation et la délimitation de sa frontière avec la Chine. Prévoyant la cession de 1.000 km2 de son territoire à la Chine, cet accord met fin à une contestation territoriale chinoise datant d’avant la création de l’URSS et qui concernait initialement 28.500 km², situé dans le Pamir. Pékin a également obtenu l’autorisation d’envoyer des Chinois travailler dans les champs de coton et de riz dans la province de Kathlon. La Chine est le premier investisseur au Tadjikistan, construisant des routes et des lignes électriques et accordant à Douchanbé des aides financières. Le Tadjikistan est également très favorable au développement d’autres grands projets régionaux chinois, comme la construction d’une ligne de chemin de fer entre Kashgar et Herat dont les travaux ont été initiés en avril 2011.

La coopération régionale et internationale

C’est principalement au travers des enceintes régionales que le Tadjikistan tente de développer ses relations avec les voisins et les grands acteurs régionaux : Organisation du Traité de Sécurité Collective, Organisation de coopération de Schangaï et Eurasec (Evrazes en russe ; Communauté économique eurasiatique). Douchanbé plaide pour l’adhésion de l’Iran à l’OCS. Début 2011, l’OCS a adopté à Astana une stratégie et un plan d’action anti-drogue pour 2011-2016. Concernant l’Eurasec, Douchanbé accorde la priorité à son adhésion à l’OMC avant d’envisager une intégration à l’Union douanière Biélorussie-Russie-Kazakhstan.

Par ailleurs, le Tadjikistan accorde une grande importance aux réunions quadrilatérales entre la Russie, le Pakistan l’Afghanistan et le Tadjikistan. Organisées annuellement depuis 2010 sur l’initiative de Moscou, elles visent à promouvoir la coopération régionale.

Douchanbé tente également de promouvoir un dialogue régional sur l’eau (forum de l’eau pure à Douchanbé en 2003, proposition d’une résolution de l’AGNU ouvrant à partir de 2006 une décennie internationale de l’eau, que la France a co-parrainé ; conférence internationale sur le thème de la coopération dans les bassins transfrontaliers organisée à Douchanbé le 30 mai 2005). En juin 2010, Douchanbé a accueilli une conférence internationale sur l’eau organisée dans le cadre du programme onusien la Décennie Internationale d’Action « L’eau, source de vie » 2005-2015. Le principal projet régional concernant l’exploitation des ressources hydrauliques, CASA 1000, a été initié par la Banque mondiale et prévoit l’exportation d’hydro-électricité kirghize (2000MW) et tadjike (1000MW) vers l’Afghanistan et le Pakistan en période estivale. En septembre 2011, la Russie a annoncé qu’elle serait prête à y investir près de 500 M$. Pour la saison d’hiver où il n’y a plus d’excédents, le Tadjikistan compte sur la finalisation du projet de barrage de Roghun (4000MW), construit à 60% durant la période soviétique. Compte tenu des tensions avec l’Ouzbékistan sur la question de ce barrage, la Banque Mondiale devrait fournir en 2013 une expertise technique, économique et environnementale sur la réhabilitation de l’ouvrage.

Relations avec l’UE

Les relations entre l’UE et le Tadjikistan s’inscrivent dans le cadre de la Stratégie de l’UE pour l’Asie centrale adoptée en juin 2007 qui dessine un cadre régional (Etat de droit, Eau et environnement, Education, Droits de l’Homme, sécurité) et des priorités nationales. Un accord de partenariat et de coopération signé en 2004 est entré en vigueur le 1er janvier 2010. Le premier comité de coopération UE-Tadjikistan a eu lieu en décembre 2010. Durant la période 2011-2013, une subvention de l’UE d’un montant total d’environ 321 M€ est prévue en faveur de l’Asie centrale dans le cadre de l’Instrument de coopération et de développement (ICD), dont 33% (105 M€) pour la promotion de la coopération régionale et des relations de bon voisinage et 66% (216 M€) pour des programmes nationaux d’assistance. Le Tadjikistan en est le principal bénéficiaire avec 62 M€. Les domaines d’intervention prioritaires sont :
-  la réduction de la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie
-  le développement régional et local ;
-  la réforme sectorielle au profit du développement rural et des secteurs sociaux ;
-  la bonne gouvernance et la réforme économique :
-  la démocratisation et la bonne gouvernance (défense de la société civile, du dialogue social et de la démocratisation, de la réforme judiciaire et de l’État de droit, amélioration de l’administration publique et de la gestion des finances publiques) ;
-  les réformes réglementaires dans les domaines du commerce et des marchés et le renforcement des capacités administratives.
Au nombre des programmes thématiques européens, on compte notamment le programme BOMCA-CADAP de coopération en matière de lutte contre les trafics de stupéfiants et de gestion des frontières, ou encore TACIS pour le développement des communisations.

Mise à jour : 11.2012

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