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Syrie - Zones d’interdiction aérienne (Q&R- Extrait du point de presse - 13 septembre 2012)

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Q : Le Conseil national syrien demande la mise en place de zones d’interdiction aérienne. La France est-elle favorable à cette option ? Et y réfléchit-elle avec d’autres partenaires ?

R : Concernant la question particulière des zones d’exclusion aérienne, le Ministre des Affaires étrangères s’est exprimé très clairement. Je vous renvoie notamment à ses déclarations en tant que président du Conseil de sécurité des Nations unies le 30 août dernier : "Il y a d’abord le problème de la nécessité d’une base juridique, d’une résolution des Nations unies. Aujourd’hui, nous constatons malheureusement que la Chine et la Russie bloquent toute résolution. Ensuite, il faut des moyens militaires considérables, puisque nous avons en face de nous, pour le moment, Bachar Al-Assad qui utilise des armes puissantes, des avions, et qui dispose de batteries anti-aériennes et de missiles. Encore une fois nous n’écartons aucune solution parce qu’on ne peut pas savoir comment les choses vont évoluer."

La France est en pointe dans le soutien à l’opposition et la population syriennes. C’est en particulier le sens de notre initiative dans les zones libérées. La France s’inscrit dans la légalité internationale et ne fournit pas d’armement. Notre aide répond aux besoins de base de la population. Elle prend la forme d’une aide directe, financière et humanitaire, qui couvre des besoins, importants et urgents, en matière alimentaire, médicale, sanitaire, ou éducative. La dimension humanitaire a aussi un débouché politique. C’est aussi très clairement dans notre esprit pour préparer l’après Bachar Al-Assad, ce qu’on appelle le « jour d’après ».

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