Accès rapide :

  • Augmenter la taille de la police
  • Réduire la taille de la police
  • Ajouter notre Fil RSS

Syrie (Q&R- Extrait du point de presse - 27 avril 2012)

Partager
Partager sur Twitter
Partager sur Facebook
Partager sur Google Plus
Q - La « Déclaration de Paris » lue hier par M. Nofal Al-Dawalibi, annonce la création d’un « gouvernement national syrien de transition » : quelle est votre réaction ? Est-ce que la France soutient ce mouvement ?

R - La France soutient pleinement les efforts d’unification et de structuration de l’opposition syrienne autour du Conseil national syrien, tels que prévus par les conclusions des réunions des amis du peuple syrien qui se sont tenues à Tunis et Istanbul.

Q - De nombreux commentaires voient dans la déclaration du ministre d’État sur le recours au Conseil de sécurité pour obtenir une résolution sous le chapitre 7 concernant la Syrie comme une menace de recourir à la force militaire.
Est-ce bien cela que le ministre a bien voulu dire ?

R - Nous avons un but : l’arrêt des violences et un instrument : le plan en six points de M. Kofi Annan que le régime de Damas prétend avoir accepté. Le succès de ce plan est aujourd’hui notre priorité. La France apporte son plein soutien à l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour y parvenir.

Face à la propagande honteuse du régime syrien sur le thème du terrorisme, le déploiement de cette mission permettra de vérifier de façon incontestée la mise en œuvre des six propositions du plan Annan, à commencer par l’arrêt des violences ainsi que le retrait des troupes et armes lourdes syriennes, encore présentes dans les centres de population.

La communauté internationale sera ainsi pleinement informée de toute violation par la Syrie de ses obligations. À cette fin, la France maintient un contact étroit avec le Secrétariat général des Nations unies.

Si les observateurs étaient empêchés de remplir leur mission ou si le régime de Damas persistait à ne pas respecter ses engagements, la mission d’observation devra en informer le Conseil de sécurité qui tirera les conséquences qui s’imposent. Comme l’a indiqué M. Alain Juppé, la France plaidera pour une résolution sous chapitre 7.

Notre message au régime syrien est sans ambiguïté : il n’y a pas d’autres alternatives que la fin des violences et de la répression et l’engagement du processus politique.

Q - Comment avez-vous compris la demande adressée par la Ligue arabe en vue de protéger les civils syriens ? Par quels moyens cet objectif pourrait- il être atteint ?

R - C’est bien la volonté de protéger les populations civiles contre les exactions du régime de Damas qui fonde notre action et notre engagement pour résoudre la crise syrienne.

Depuis des mois, nous agissons au Conseil de sécurité, avec le groupe des amis du peuple syrien et la Ligue arabe pour apporter une réponse politique et humanitaire à cette crise.

À cette fin, la mission d’observation des Nations unies a précisément pour objet de surveiller la fin des violences et, par son effet dissuasif à l’égard de la répression, de protéger les populations civiles.

C’est la raison pour laquelle l’objectif premier doit être le déploiement rapide des observateurs afin qu’ils puissent faire les constats nécessaires.

Nous serons ainsi rapidement informés de toute violation par la Syrie de ses obligations. Ils devront rendre compte rapidement de la situation au Conseil de sécurité qui devra prendre les mesures qui s’imposent.

PLAN DU SITE