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Syrie (Q&R- Extrait du point de presse - 4 avril 2012)

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Q - Concernant la Syrie, Susan Rice a estimé que le Conseil de sécurité devrait réagir "avec vigueur", si le plan de Kofi Annan n’était pas appliqué d’ici le 10 avril, au moins sur le volet du désengagement militaire des autorités. Concrètement qu’est ce que cela signifie ? Un texte de déclaration présidentielle plus musclé ? un nouveau projet de résolution en préparation ?

R - Lundi, M. Kofi Annan avait informé le Conseil de sécurité que les autorités syriennes avaient pris l’engagement d’avoir cessé les violences d’ici le 10 avril prochain, en application du plan en six points de l’Envoyé spécial. La présidence américaine du Conseil de sécurité a proposé un projet de déclaration présidentielle qui exige des autorités syriennes qu’elles respectent pleinement cet engagement.

Nous travaillons étroitement avec nos partenaires en vue de son adoption dans les meilleurs délais, compte tenu de l’urgence. Il est indispensable que le Conseil de sécurité maintienne une pression ferme et sans ambiguïté sur le régime syrien pour qu’il cesse immédiatement les violences en mettant en œuvre les trois mesures d’application prévues par le plan Annan : mettre immédiatement fin au mouvement de troupes en direction des agglomérations ; cesser d’utiliser des armes lourdes dans les villes ; et commencer à retirer les troupes concentrées dans les agglomérations et aux alentours.

La pleine coopération du régime syrien avec M. Annan est désormais une obligation internationale. Une violation de cet engagement serait une nouvelle insulte à la communauté internationale. Le Conseil de sécurité serait tenu de réagir. La France est activement engagée auprès de chacun des membres du Conseil de sécurité pour s’assurer qu’une telle situation ne pourrait pas rester sans conséquences.

L’urgence à ce jour va à l’adoption de la déclaration présidentielle enjoignant la Syrie de respecter ses engagements.

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