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Syrie (Q&R - Extrait du point de presse - 11 juillet 2012)

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Q - Sur la Syrie, quelle appréciation portez-vous sur le nouveau projet de résolution présenté par la Russie au Conseil de sécurité ? Par ailleurs, les contacts de l’émissaire Kofi Annan à Téhéran avec les autorités iraniennes vous paraissent-ils utiles ?

R - M. Kofi Annan rendra compte, tout à l’heure à New York au Conseil de sécurité, de son dernier déplacement en Syrie, en Iran et en Irak et il présentera l’état de la mise en œuvre de son plan en six points ainsi que de l’accord intervenu à Genève sous ses auspices en vue d’une transition démocratique en Syrie.

Le groupe des amis de la Syrie réuni à Paris le 6 juillet, en présence de plus de la moitié des Etats de la planète, a clairement appelé à passer à l’étape supérieure dans la pression internationale sur le gouvernement syrien pour appuyer la mise en oeuvre des recommandations de l’Envoyé spécial conjoint en proposant une résolution du Conseil de sécurité sous chapitre VII de la Charte des Nations Unies. De ce point de vue, il est clair que le projet de résolution russe est en-deçà des attentes de la plus grande partie de la communauté internationale.

Il est indispensable que soient mis en œuvre immédiatement les principes essentiels de l’accord de Genève, à savoir le transfert des pleins pouvoirs exécutifs à un organe transitoire de gouvernement capable d’établir un environnement neutre nécessaire à la transition démocratique à laquelle aspire le peuple syrien. Il est aussi capital que la cessation des violences intervienne, à commencer par le retrait des troupes et des armes lourdes des forces de sécurité syriennes des villes et la fin de la répression menée par les autorités contre l’opposition pacifique.

C’est après avoir entendu les propos de M. Annan devant le Conseil de sécurité que nous nous prononcerons, avec nos partenaires, sur l’action précise que doit prendre le Conseil de sécurité.

Concernant votre deuxième question, les contacts de M. Annan relèvent de son activité de médiation. S’agissant de l’Iran, notre position est claire. Nous estimons que ce pays n’a pas sa place dans un groupe d’action rassemblant les pays et acteurs véritablement impliqués en faveur d’une solution politique et pacifique en Syrie.

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