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Syrie (Q&R- Extrait du point de presse du 20 juin 2012)

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Q - Suite au débat hier au Conseil de sécurité sur la Syrie, doit-on comprendre que la mission d’observation est maintenue mais reste suspendue ? Par quels moyens pourrait-elle reprendre ses activités ? Où en sont vos démarches pour faire placer le plan Annan sous chapitre 7 ?

R - La mise en place de la MISNUS a fait l’objet de deux résolutions du Conseil de sécurité. Il est inadmissible que l’aggravation de la répression menée par les autorités syriennes ait conduit à la suspension de ses activités. Dans ce contexte, nous saluons le maintien sur place des observateurs, qui effectuent un travail difficile dans des conditions dangereuses.

En Syrie, la poursuite de la répression sanglante a fait encore ces derniers jours plusieurs dizaines de morts, le comportement du régime de Bachar al-Assad menaçant la paix et la sécurité régionales. Le régime syrien n’a montré aucune volonté de mettre en œuvre le plan Annan depuis le 10 avril et n’a pas même respecté ses engagements initiaux, à savoir le retrait de ses troupes et des armes lourdes des centres de population.

Nous soutenons pleinement la mission de l’Envoyé spécial conjoint et continuerons à nous mobiliser pleinement pour que son plan en 6 points soit enfin mis en œuvre. Comme il l’a dit lui-même, cela passe par une action plus ferme du Conseil de sécurité, dont nous estimons qu’elle doit se traduire par une résolution sous chapitre VII de la charte des Nations Unies. Chacun des membres du Conseil de sécurité doit entendre ce message. Nous poursuivons les discussions avec nos partenaires à cette fin.

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