Syrie - CNS (Q&R- Extrait du point de presse - 12 octobre 2012)
R - Ce qui est prévu à Doha, c’est à la fois le renouvellement des instances du CNS d’une part, et d’autre part, l’élargissement des instances de représentation de l’opposition syrienne de façon à obtenir la plus grande inclusivité possible. Personne n’a prétendu que cela soit facile, compte tenu des circonstances aujourd’hui en Syrie, de la très grande diversité des communautés qui composent la Syrie, compte tenu enfin de ce qu’il faut rassembler aussi bien l’opposition de l’intérieur que l’opposition de l’extérieur, l’opposition civile que l’opposition militaire. Personne n’a jamais prétendu que ce serait facile. Ce dont nous sommes sûrs en revanche, c’est que, pour qu’il y ait une alternative crédible au régime en place, l’objectif final est bien d’avoir une opposition qui soit représentative et légitime et qui représente toutes les composantes du peuple syrien.
R - C’est une force importante au sein de l’opposition syrienne. Il y a des efforts faits en faveur d’une plus grande inclusivité et des efforts pour ramener au sein de ces instances toutes les composantes de la société syrienne. Il faut continuer sans relâche de travailler dans ce sens là. Le CNS s’y attache.
R - C’est l’occasion en effet de traiter de ces grands sujets d’actualité internationale et il se trouve que, dans l’actualité internationale, la Syrie occupe une place majeure. Elle est pour nous une priorité essentielle. Cela ne veut pas dire qu’ils ne vont pas parler d’autres questions. Ils pourront parler de l’Iran, autre sujet qui intéresse beaucoup ces pays. On parlera aussi du processus de paix, de l’initiative palestinienne de rehaussement du statut de la Palestine aux Nations unies, de la Tunisie, etc. Il y a beaucoup de sujets d’intérêt commun avec cette région.
R – La communauté kurde est une des grandes communautés constitutives de la Syrie et, à ce titre, elle doit figurer comme toutes les autres sur un pied d’égalité dans les instances dont on espère que très vite elles prendront la relève du régime en place. Nous portons notre aide là où on nous le demande et là où elle sera la plus efficace, soit aujourd’hui trois gouvernorats. Notre démarche est pragmatique. Cette liste n’est pas exhaustive. L’objectif est bien que ces zones couvrent progressivement la plus grande partie possible du territoire syrien.
R – Non, n’y voyez pas un choix qui viserait à exclure qui que ce soit sur une base communautaire, certainement pas. Encore une fois, c’est beaucoup plus pragmatique que cela. Nous le faisons quand les besoins sont constatés, quand nous estimons que nous pouvons le faire. Le plus de zones libérées, le mieux. L’objectif au bout du compte c’est une seule zone libérée, la Syrie.
R – Il n’y a pas de rendez-vous à ma connaissance ce week-end.
R – S’il y a une enquête en cours, un juge saisi, des charges qui ont été retenues, c’est au Ministère de la Justice qu’il faut poser cette question.
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