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Syrie - CNS (Q&R- Extrait du point de presse - 12 octobre 2012)

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Q - Avez-vous une réaction sur le report du rendez-vous du CNS à Doha qui devait se tenir le 15 octobre et qui a été reporté à deux semaines ?

R - Ce qui est prévu à Doha, c’est à la fois le renouvellement des instances du CNS d’une part, et d’autre part, l’élargissement des instances de représentation de l’opposition syrienne de façon à obtenir la plus grande inclusivité possible. Personne n’a prétendu que cela soit facile, compte tenu des circonstances aujourd’hui en Syrie, de la très grande diversité des communautés qui composent la Syrie, compte tenu enfin de ce qu’il faut rassembler aussi bien l’opposition de l’intérieur que l’opposition de l’extérieur, l’opposition civile que l’opposition militaire. Personne n’a jamais prétendu que ce serait facile. Ce dont nous sommes sûrs en revanche, c’est que, pour qu’il y ait une alternative crédible au régime en place, l’objectif final est bien d’avoir une opposition qui soit représentative et légitime et qui représente toutes les composantes du peuple syrien.

Q - Est-ce que vous pensez que le CNS dans son état actuel représente pour la diplomatie française un point d’appui dans cette région ? Est-ce qu’il reste pour vous crédible ?

R - C’est une force importante au sein de l’opposition syrienne. Il y a des efforts faits en faveur d’une plus grande inclusivité et des efforts pour ramener au sein de ces instances toutes les composantes de la société syrienne. Il faut continuer sans relâche de travailler dans ce sens là. Le CNS s’y attache.

Q - Je vois que le ministre a beaucoup de rendez-vous avec des ONG et une réunion avec les ambassadeurs arabes, est-ce que ces rendez-vous sont générés par la crise syrienne en particulier avec le FEDH, avec la Croix Rouge ? Par ailleurs, il y a deux mois le ministre a déjà rencontré les ambassadeurs arabes, la fréquence habituelle est de un an, est-ce que cela est généré par la crise syrienne, est-ce que nous devons voir cela comme une activité plus frénétique avec des pays arabes, avec des ONG et les organisations de défense des droits de l’Homme ?

R - C’est l’occasion en effet de traiter de ces grands sujets d’actualité internationale et il se trouve que, dans l’actualité internationale, la Syrie occupe une place majeure. Elle est pour nous une priorité essentielle. Cela ne veut pas dire qu’ils ne vont pas parler d’autres questions. Ils pourront parler de l’Iran, autre sujet qui intéresse beaucoup ces pays. On parlera aussi du processus de paix, de l’initiative palestinienne de rehaussement du statut de la Palestine aux Nations unies, de la Tunisie, etc. Il y a beaucoup de sujets d’intérêt commun avec cette région.

Q – Juste pour revenir sur l’opposition, comment voyez-vous le rôle des Kurdes dans l’opposition. Je crois que sur les zones libérées il y a beaucoup de zones Kurdes qui sont sans le pouvoir, mais vous ne les aidez pas dans ces zones. Pourquoi ne pas donner de l’aide aux Kurdes ? En général comment voyez-vous cette opposition kurde ?

R – La communauté kurde est une des grandes communautés constitutives de la Syrie et, à ce titre, elle doit figurer comme toutes les autres sur un pied d’égalité dans les instances dont on espère que très vite elles prendront la relève du régime en place. Nous portons notre aide là où on nous le demande et là où elle sera la plus efficace, soit aujourd’hui trois gouvernorats. Notre démarche est pragmatique. Cette liste n’est pas exhaustive. L’objectif est bien que ces zones couvrent progressivement la plus grande partie possible du territoire syrien.

Q – Mais est-ce que vous pensez que le positionnement kurde pour le moment n’est pas assez clair pour vous et qu’il faut éclaircir cette position avant de montrer un soutien beaucoup plus évident ?

R – Non, n’y voyez pas un choix qui viserait à exclure qui que ce soit sur une base communautaire, certainement pas. Encore une fois, c’est beaucoup plus pragmatique que cela. Nous le faisons quand les besoins sont constatés, quand nous estimons que nous pouvons le faire. Le plus de zones libérées, le mieux. L’objectif au bout du compte c’est une seule zone libérée, la Syrie.

Q – Ce week-end il y a beaucoup de représentants kurdes à Paris. Est-ce qu’il y a des rendez-vous prévus, avec qui ?

R – Il n’y a pas de rendez-vous à ma connaissance ce week-end.

Q – Adem Uzun, un des responsables du lien du PKK a été arrêté en France, mis en prison pour des raisons de marchand des armes lourdes à Paris dans une opération de 1.200.000 euros par le juge anti-terroriste et KNK c’est une branche politique du PKK, ils expliquent que c’est lié à cette conférence qui aura lieu à l’Assemblée Nationale avec les kurdes. Ils disent que ce Monsieur est venu à Paris pour organiser cette conférence et M. Erdogan était en colère contre la France parce que la France ne se bat pas assez contre le PKK.Est-ce qu’il y a un lien entre mise en prison de Adem Uzun et cette conférence ? Est-ce que la Turquie a demandé une extradition ? Quelle est la position de la France par rapport à cette accusation ?

R – S’il y a une enquête en cours, un juge saisi, des charges qui ont été retenues, c’est au Ministère de la Justice qu’il faut poser cette question.

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