Alors que la répression sanglante menée par le régime syrien se poursuit, ayant entraîné la mort de plus de 500 personnes depuis le déploiement de la mission des observateurs de la Ligue Arabe, et au lendemain du rejet, par Damas, du plan de sortie de crise proposé par la Ligue Arabe à l’occasion de la réunion ministérielle de dimanche dernier, le Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne a adopté, le 23 janvier, des sanctions supplémentaires pour accroître la pression sur le régime de Bachar al-Assad.
Ces nouvelles sanctions visent 21 responsables de l’armée et de la sécurité impliqués dans la répression, un homme d’affaire soutenant les milices pro-régime « chabbihas », 5 banques et 3 compagnies pétrolières finançant le régime.
Ce sont désormais 108 individus et 38 entités qui font l’objet de sanctions européennes. La Syrie est également placée sous embargo européen sur les armes et sur les importations de pétrole en provenance de son territoire.
Ces sanctions ont pour objectif de contraindre le régime de Damas à mettre un terme à la répression, en le privant des ressources financières qu’il utilise pour financer son appareil sécuritaire et ses milices privées. Elles visent également les personnes et entreprises qui participent directement à la répression ou soutiennent financièrement le régime pour les amener à prendre leurs distances vis-à-vis de Bachar al-Assad, qui a perdu toute légitimité.
Le message de l’Union européenne est clair :
la répression doit cesser.
Les Européens ne cèderont pas devant la répression sauvage menée par le régime de Damas sur sa population.
