Refus des autorités syriennes d’autoriser Valerie Amos à se rendre en Syrie (1er mars 2012)
Le refus des autorités syriennes d’autoriser Mme Valerie Amos à se rendre en Syrie afin d’évaluer les mesures d’urgence à prendre pour fournir une assistance humanitaire à la population est profondément choquant. Cette décision constitue un nouveau signe manifeste du refus de Damas de coopérer avec les Nations unies et de faciliter l’accès à son territoire.
La France renouvelle son appel à une pleine coopération des autorités syriennes avec l’ONU, et notamment avec la Secrétaire générale adjointe des Nations unies pour les affaires humanitaires et coordonnatrice des secours d’urgence, alors que la situation sur le terrain ne cesse de s’aggraver, et que la répression contre les civils continue de faire chaque jour plus de victimes, en particulier dans la ville de Homs, bombardée sans relâche depuis trois semaines.
Nous saluons la décision de l’Envoyé spécial conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe sur la Syrie, M. Kofi Annan, de se rendre prochainement à Damas. Nous appuyons sa détermination à délivrer un message clair aux autorités syriennes. Les violences doivent cesser et les acteurs humanitaires doivent enfin accéder aux populations en danger et à toutes les zones menacées. Une solution politique à la crise en cours doit être trouvée rapidement. Le gouvernement de Damas devra entendre ce message. L’ensemble des acteurs internationaux devra faciliter l’action de M. Annan dans l’exercice de ses missions, qui s’annoncent ardues.
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