Accès rapide :

Présentation

Données générales

Nom officiel : Royaume du Swaziland
Nature du régime : Monarchie absolue
Chef du gouvernement : Roi Mswati III

Données géographiques

Superficie : 17364 km²
Capitale : Mbabane
Villes principales : Mbabane (62 630), Manzini (97934), Lobama, Siteki.
Langue officielle : Anglais, siswati
Monnaie : Lilangeni/ Emalangeni (en parité avec le rand sud-africain)
Fête nationale : 6 septembre (date de l’indépendance en 1968).

Données démographiques

Population totale (2013) : 1,250 Ba nque Mondiale
Croissance démographique(2011) : 1,2%
Espérance de vie (à la naissance 2013) : 49 ans BM
Taux d’alphabétisation des 15 ans et plus 2012 : 87,4 % (PNUD)
Religion (s) : christianisme : 78%, croyances traditionnelles : 18%, islam : 4%.
Indice de développement humain (PNUD 2013) : 148ème sur 187 pays classés.

Données économiques

PIB (2013) : 3,7Mds $ (BM)
PIB par habitant –PRI 20133034 $
Taux de croissance (2013) : 2,8 % ( BM)
Taux de chômage (2010) : 40%
Taux d’inflation (201 3) : 5,6% (BM)
Balance commerciale(2012) : - 30 M$ (EIU)

Principaux clients : Afrique du sud (65 %), Etats-Unis (9%), Kenya (5,4), Royaume-Uni (5%)
Principaux fournisseurs : Afrique du Sud (92 %), Hong Kong, Corée du Sud, Chine.

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2013) :

  • agriculture et forêt : 70 %
  • industrie : 48%
  • services : 45 %

Exportations de la France vers le Swaziland (2013) : 1.9 M €
Importations françaises du Swaziland (2013) : 9.7 M€

Consulat (s) de France : Section consulaire de l’ambassade de France à Maputo
Communauté française au Swaziland : 30 personnes au 1er février 2013
Alliance française au Swaziland : Mbabane

Politique intérieure

Enclavé entre l’Afrique du Sud et le Mozambique, le Swaziland est une monarchie absolue que dirige le roi Mswati III depuis avril 1986.

En avril 1973, son père le Roi Sobhuza II a aboli la constitution et interdit les partis politiques. L’opposition est cependant active à travers les partis politiques tolérés (PUDEMO, "Ngwane National Liberatory Congress"), les syndicats (SFTU, SFL) et les associations ("Swaziland Coalition of Concerned Civic Organisations", "Sive Siyinqaba Sibahle Sinje").

Une nouvelle constitution est entrée en vigueur en février 2006. Ce texte prévoit la liberté d’associatio,n mais n’autorise toujours pas expressément le rétablissement des partis politiques et ne garantit pas l’indépendance de la justice.

Le Roi garde un large contrôle sur les institutions. Il nomme les juges ou les démet, peut dissoudre le Parlement, nomme le gouvernement et une partie des députés (10 sur 65) et des sénateurs (20 sur 30). Le Parlement, bicaméral, emprunte au système britannique et au système traditionnel rural “Tinkundla”.

Tenues pour la première fois dans le cadre de la nouvelle constitution, des élections législatives se sont déroulées le 19 septembre 2008. Le scrutin, sans réel enjeu, s’est déroulé sans incident majeur et a enregistré une participation élevée. Les partis politiques n’étant pas reconnus, les candidats ont dû se présenter à titre individuel.

L’Assemblée sortie des urnes a été largement renouvelée. Le roi a nommé un nouveau gouvernement le 16 octobre 2008 et a placé à sa tête Barnabas Sibusido Dlamini, qui avait déjà occupé le poste de Premier ministre jusqu’en 2004. Son mandat antérieur avait été marqué par des rapports tendus entre les pouvoirs exécutif et judiciaire (démission de plusieurs juges de la Cour d’appel et du juge Président du Tribunal suprême). Un remaniement à eu lieu le 17 octobre 2011 avec la nomination de nouveaux titulaires aux Affaires étrangères, à l’Intérieur et à la Justice.

Les partis politiques n’ont pas été autorisés à participer aux élections législatives et locales qui se sont tenues du 24 Août au 20 Septembre 2013. L’Union européenne a regretté vivement cette absence de progrès, malgré des engagements pris par le Swaziland, dans le cadre de l’examen périodique universel du Conseil des droits de l’Homme et la pression croissante de la société civile. Lors de la dernière "assemblée du peuple", le Sibaya, réunion exceptionnelle permettant un dialogue direct du Roi avec ses sujets, en août 2013, le roi a rejeté la demande de participation des partis politiques aux élections, ceux-ci étant jugés peu représentatifs de la majorité rurale du pays. Il a invité les Européens à la patience, le Swaziland ayant son propre rythme d’évolution.

L’opposition a appelé au boycott des dernières élections, comme en 2008. Cette consigne a été peu suivie dans un pays encore très attaché à l’institution monarchique.

Les résultats ont fait ressortir l’impopularité du gouvernement dirigé par Barnabas DLAMANI : seuls 2 des 9 ministres ont été élus. L’UE a refusé d’envoyer une mission d’observation électorale afin de ne pas cautionner un système au sein duquel il n’existe ni séparation des pouvoirs ni pluralisme.

La situation sociale et sanitaire est critique. A l’insécurité alimentaire chronique et au chômage élevé, (taux de 60% chez les jeunes) s’ajoutent la forte prévalence du virus du Sida et de la tuberculose.

La pandémie de sida évolue dans des proportions catastrophiques : en 2013 le nombre de personnes vivant avec le VIH s’élève à 200 000, (182 800 en 2010), le taux de prévalence dans la population adulte est de 27, 4% (2013 ONUSIDA), le taux le plus élevé au monde. Elle déstabilise le pays. Ainsi, en 2013, 73 000 jeunes de moins de 18 ans sont orphelins du fait de la pandémie.

En conséquence, le nombre d’habitants diminue et l’espérance de vie moyenne recule.

La répartition des revenus reste très inégale : les 2/3 des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, 60 % de la population vit avec moins de 2 USD/jour, alors que le taux de chômage de la population active est au moins de 40 %. 200 000 personnes ont besoin d’aide alimentaire chaque année en raison des sécheresses récurrentes. Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a mis en place depuis 2002, en collaboration avec l’ONU, un système de surveillance de l’urgence alimentaire.

Situation économique

Le pays est classé dans la tranche inférieure des pays à revenu intermédiaire (3034 $ par Habitant en PPA 2013). L’Aide publique au développement s’est élevée à 129 M $ en 2013.

Le Swaziland n’attire toutefois plus les investisseurs étrangers depuis une dizaine d’années et connaît aujourd’hui une situation économique très difficile. Le taux de croissance est en forte diminution depuis 2000, (2% en 2010, 1,9 en 2012, conséquence d’un ralentissement des secteurs sucrier, textile et de la construction). En 2013, la croissance a rebondi, (2,8 %), en raison de la hausse des transferts douaniers de l’Union douanière des Etats d’Afrique australe (SACU) constituée avec l’Afrique du Sud, le Botswana, le Lesotho et la Namibie. Le solde négatif de la balance commerciale se dégrade un peu plus chaque année, en raison de la hausse des importations de produits alimentaires (sécheresse) et de l’appréciation du rand (monnaie sud-africaine) auquel est indexée la monnaie swazie.

L’Afrique du Sud, qui détermine la politique monétaire du Swaziland est, de loin, le premier partenaire commercial de Mbabane (elle absorbe 65 % de ses exportations et fournit 92 % de ses importations). Le commerce et les services (45,5 % du PIB) sont largement dominés par les banques sud-africaines.

L’agriculture et la forêt représentent environ 7,2% du PIB (canne à sucre, maïs). L’industrie sucrière est l’un des principaux moteurs de l’économie avec 35% de la main d’œuvre employée et 18% de la richesse nationale. Les trois usines du pays produisent 630 000 tonnes de sucre et exportent leur production notamment vers l’Union européenne, dans le cadre de quotas préférentiels. Les services contribuent pour moitié au PIB. Le pays recèle des potentialités touristiques indéniables que le gouvernement swazi souhaiterait développer.

Les industries manufacturières et agroalimentaires rencontrent de grandes difficultés notamment avec la fin des quotas préférentiels attribués par les USA pour le textile (AGOA). Dans ce domaine, la libéralisation du commerce et la forte concurrence chinoise ont provoqué la fermeture de plusieurs unités de production et la perte de plus de 7000 emplois, portant le taux de chômage officiel à 28,2% (estimé à 60% pour les moins de 20 ans). Selon les observateurs de l’UE, les grandes filières de l’agriculture commerciale et de l’agro-industrie restent malgré tout solides. L’industrie sucrière (l’essentiel des exportations) souffre de la réforme du Protocole Sucre malgré les mesures d’accompagnement décidées par l’UE.

En matière de politique budgétaire, le principal défi du gouvernement est la compensation de la forte baisse des recettes issues de la SACU (redistribution de recettes de l’Union douanière). Elles ont en effet largement soutenu le budget de l’Etat depuis 2006, mais l’ont aussi rendu très vulnérable à une contraction de cette source de revenus. Or, les recettes de la SACU ont chuté de 60% depuis l’exercice 2010/2011, creusant ainsi le déficit budgétaire de 7,1 % du PIB (2009-2010) à 13,8% (2010-2011), puis à 10% (2011-2012). L’Afrique du sud a accepté une modification des paramètres de calcul des versements de la SACU permettant au Swaziland de bénéficier depuis avril 2012, de rentrées sensiblement plus importantes (7 milliards d’emalangeni contre 1, 9 milliards d’emalangeni en 2011). Cependant, la reddition des comptes en 2013, a contraint Swaziland à une réduction drastique des versements de l’Union douanière. La mesure adoptée s’apparente ainsi, à une avance de la SACU, sans apporter de réponse à long terme à la crise structurelle que traversent les finances publiques Swazies.

Le gouvernement swazi a fait appel au FMI en 2012. Cependant, les principales préconisations du FMI, notamment, les mesures budgétaires jugées indispensables pour redresser durablement la situation financière du pays, (réduction du nombre des agents de l’Etat, diminution du train de vie de la famille royale), n’ont pas été mises en œuvre par les autorités swazies.

Politique extérieure

L’Afrique du Sud, qui plaide en faveur d’une démocratisation du régime, suit avec attention l’évolution du pays. L’influent syndicat SFTU est proche de la COSATU sud-africaine proche de l’ANC. Membre de la SACU et de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), le Swaziland s’inscrit dans la dynamique d’intégration régionale et favorise une politique de bon voisinage.

Le pays a déclaré vouloir participer à la future brigade régionale d’intervention rapide de la SADC qui sera notamment chargée de missions de maintien de la paix.

Le Royaume a gardé des relations denses avec la Grande-Bretagne, qui accueille plusieurs milliers de ressortissants au Swaziland. Il est membre du Commonwealth.

Les Etats-Unis participent à la distribution d’une aide dans les domaines sociaux, notamment via la Fondation Clinton et le Fonds Mondial Sida.

Le Swaziland fait partie des quatre derniers Etats africains à reconnaître Taiwan (Burkina Faso ; Sao Tomé ; Gambie) qui assure quelques investissements à forte visibilité dans le pays.

L’Union européenne est l’un des principaux bailleurs de fonds au Swaziland après la Banque africaine de développement : 31M€ pour le 9ème FED,63 M€ pour le 10ème FED (2009-2013 et 62 M€ pour le 11 ème FED. Dans ce dernier, l’accent est mis en particulier sur la santé, l’agriculture et la sécurité alimentaire.

Un programme d’accompagnement échelonné de 2007 à 2012 (environ 70M€) a été également mis en place par l’Union européenne afin d’atténuer la réforme du Protocole sucre prévoyant un système sans droit de douane à partir de 2015 pour les pays ACP signataires des APE.

Un accord intérimaire de partenariat économique portant uniquement sur l’accès au marché des biens et conformes aux règles de l’OMC a été signé le 4 juillet 2009 par le Swaziland.

La croissance ne devrait guère s’accélérer en 2015, au regard des conséquences de la décision américaine de suspendre le Swaziland des bénéficiaires de l’AGOA, (African Growth and Opportuniy act, du fait de l’absence de réformes politiques.

De manière générale, l’activité du royaume a été marquée par un recul de la compétitivité et d’un climat des affaires toujours dégradé, (niveau quasi inexistant d’investissements étrangers).

Mise à jour : 12.12.14


Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014