Présentation
Sommaire
Données générales
Nom officiel : République du Suriname
Nature du régime : République (Constitution adoptée le 30 septembre 1987)
Chef de l’Etat : M. Désiré Delano BOUTERSE (depuis le 12/08/2010)
Données géographiques
Superficie : 163 270 km²
Capitale : Paramaribo
Villes principales : Wanica (86 000), Nickerie (39 000)
Langue officielle : néerlandais
Langues courantes : néerlandais, anglais et sranan tongo (créole à base d’anglais et d’un peu de français)
Monnaie : Dollar surinamais (SR$)
Fête nationale : 25 novembre (jour anniversaire de l’indépendance, 1975)
Données démographiques
Population (2012) : 534 000 hab. ; on estime à plus de 320 000 la population surinamaise ou d’origine surinamaise installée aux Pays-Bas
Composition ethnique : Hindoustanis (ou East Indians) : 27 % ; Créoles : 18 % ; Javanais : 15 % ; Noirs Marrons : 15 % ; Métis : 12,5% ; Amérindiens : 3,7 % ; Chinois : 1,8 %
Croissance démographique : 0,90
Espérance de vie (PNUD 2011) : 70,6 ans
Taux d’alphabétisation (PNUD 2011) : 94 %
Religions : Hindous 27%, Protestants 25%, Catholiques 23%, Musulmans 20% ; croyances locales 5 %. Les Églises évangéliques commencent à apparaître.
Indice de développement humain (2011) : 0,680 (104ème/187)
Données économiques
PIB (2011) : 3,8 Mds US $
PIB par habitant (2011) : 7096 US $
Taux de croissance (2011) : 4,5 %
Taux de chômage : en net recul, passé de 11% en 2007 à 5,5% en 2012
Secteur public : entre 55 et 60% de l’emploi dans le secteur formel, selon les sources.
Taux d’inflation : 15% en 2011 (dû à des mesures d’ajustement de la fiscalité et une dévaluation de 20% de la monnaie nationale), 5 à 6% prévu en 2012
Dette publique (FMI 2012) : 19% du PIB
Solde budgétaire : excédent de 1% du PIB en 2011 après un déficit de 2,5% en 2010
Principaux clients (2010) : Canada 28% ; UE 19%, EAU 13% ; Suisse 9%, États-Unis 8%
Principaux fournisseurs : EAU 24%, Antigua-et-Barbuda 23%, Antilles néerlandaises 18%, UE 10%, Argentine 7%
Principales productions : la bauxite, l’or et le pétrole représentent 50% du PIB, 90% des exportations et 35% des recettes fiscales. Le secteur agricole (banane, riz et bois) représente 5% du PIB mais occupe un quart de la population.
Exportations françaises (2011) : 11,3 M. €
Importations françaises (2011) : 44,5 M. €
Communauté française au Suriname : 251 immatriculés au 31/12/2011
Géographie
Sur le plan physique, le Suriname est une partie du bouclier des Guyanes. Bordée par l’océan Atlantique au nord, la côte surinamaise est une bande marécageuse largement transformée par l’homme en polders. Puis, en avançant dans les terres on découvre un plateau central, couvert de savanes et forêts, au centre et au sud du pays, des montagnes recouvertes de denses forêts. Le point culminant est le Wilhelmina Gebergte (1 286 mètres). Le climat équatorial, pluvieux et chaud (plus de 2 m de pluies par an, 26°C de température moyenne annuelle) explique la densité du réseau hydrographique. Le bouclier recèle divers gisements minéraux, les plus importants étant les énormes dépôts de bauxite localisés au contact de la plaine côtière. La forêt dense recouvre 85 % du territoire.
Histoire
Le premier établissement européen dans cette région est celui de colons de la Barbade, amenés par lord Willoughby (1650). En échange de la Nouvelle-Hollande en Amérique du Nord, les Néerlandais obtiennent cette colonie à la paix de Breda (1667), cession confirmée par le traité de Westminster (1674). La population, fort cosmopolite (Anglais, Néerlandais, Allemands, Français, marranes), se consacre aux plantations de canne à sucre. Les Britanniques, qui occupent les colonies de la Hollande lors des guerres de la Révolution et de l’Empire (1796-1802 et 1804-1816), restituent le Suriname aux Pays-Bas (1816). L’esclavage est aboli (1863) et la colonie se peuple d’hindous et d’Indonésiens. Le déclin des plantations fait ensuite dépendre l’économie locale de la bauxite, dont l’essor date de 1938. Le Suriname devient un État autonome du Royaume des Pays-Bas le 29 décembre 1954 et accède à l’indépendance le 25 novembre 1975.
Politique intérieure
Exécutif : Président (élu par l’assemblée législative), vice-président et conseil des Ministres. Dernière élection présidentielle : 19 juillet 2010. Le chef de l’Etat est aussi chef du Gouvernement.
Législatif : Assemblée nationale de 51 membres élus pour 5 ans au scrutin proportionnel à la plus forte moyenne.
Après un premier mandat de R. Venetiaan, J. Wijdenbosch gouverne de 1996 à 2000, avec l’appui de D. Bouterse. L’assemblée issue des élections anticipées de mai 2000 ramène R. Venetiaan à la présidence et son mandat est renouvelé à l’issue des élections générales d’août 2005.
L’alliance « Mega Combinatie », constituée du NDP (Parti démocratique national), du KTPI (Kerukanan Tulodo Pranatan Ingit, Parti pour l’Unité nationale et la Solidarité) de l’ancien président Jules Wijdenbosch et d’un petit parti hindoustani, a clairement remporté les élections du 25 mai 2010 avec 23 sièges (+ 8), dont 18 pour le seul NDP de Desi Bouterse. Le parti javanais de Paul Somorhardjo, qui faisait partie de la coalition précédemment au pouvoir apporte l’appui de ses 6 députés. Le ralliement des partis noirs-marron de l’AC, qui a remporté 7 sièges (+3, et en particulier +2 pour l’ABOP de Ronnie Brunswijk) renforce l’alliance.
L’adoption le 5 avril 2012 d’une loi étendant le bénéfice d’un précédent texte législatif d’amnistie aux assassinats de décembre 1982 a suscité de fortes réactions tant au Suriname, aux Pays-Bas que dans les cercles internationaux de défense des Droits de l’Homme. La Cour martiale a décidé le 11 mai 2012 de suspendre la procédure, laissant au Ministère public le soin de se prononcer sur la portée exacte de la loi.
Situation économique
Après le ralentissement naturel de 2009 (3%) la pente de la croissance du PIB est ascendante : 4% en 2010, 4,25% en 2011 et sans doute un niveau équivalent en 2012. Les investissements dans les secteurs minier pétrolier et routier, le maintien à un niveau élevé des recettes d’exportation comptent parmi les leviers de la croissance. La part du secteur informel reste importante, notamment l’orpaillage clandestin, que les autorités ont entrepris de mieux contrôler avec des résultats encore difficiles à apprécier.
Le gouvernement a entamé un programme de privatisation d’une économie encore très étatisée (transports aériens, maritimes et terrestres, télécommunications, banques, secteurs bananier, rizicole et forestier, entreprise pétrolière Staatsolie). La réduction de la dette publique est remarquable : celle-ci est revenue de 39% du PIB en 2004 à 19% en 2012. En 2011, le Suriname a dégagé un excédent courant de 251 MUS$ (6,5% du PIB), largement dû à une balance commerciale confortable (plus de 20% du PIB), très supérieure au déficit cumulé des services. Le solde positif des transferts courants (350 000 Surinamais émigrés) représente 2,2% du PIB.
Politique extérieure
Le Suriname est resté longtemps isolé sur la scène politique régionale du fait de son histoire (seul pays néerlandophone sur le continent), de son engagement aux côtés de Cuba, le Nicaragua, la guérilla salvadorienne et le régime de Maurice Bishop à la Grenade au début des années 80, puis du repli sur lui-même avec l’insurrection Noir-marron à partir de 1986. Pour rompre cet isolement, il a rejoint les organisations régionales en 1995 (AEC, Caricom). Il est également membre de l’Organisation du Traité de Coopération Amazonienne (OTCA), de l’OEA, de l’UNASUR et de la CELAC. Du fait de l’importante minorité musulmane, le Suriname a adhéré à l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI). Le Suriname est membre de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
Mise à jour : 04.12.12
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