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Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Suriname
Nature du régime : République (Constitution adoptée le 30 septembre 1987)
Chef de l’Etat : M. Désiré Delano BOUTERSE (depuis le 12/08/2010)


Données géographiques

Superficie : 163 270 km²
Capitale : Paramaribo
Villes principales : Wanica (86 000), Nickerie (39 000)
Langue officielle : néerlandais
Langues courantes : néerlandais et sranan tongo (créole à base d’anglais et d’un peu de français)
Monnaie : Dollar surinamais (SR$)
Fête nationale : 25 novembre (jour anniversaire de l’indépendance, 1975)


Données démographiques

Population (2013) : 539 000 hab. ; on estime à plus de 320 000 la population surinamaise ou d’origine surinamaise installée aux Pays-Bas
Composition ethnique : Hindoustanis : 27 % ; Créoles : 18 % ; Javanais : 15 % ; Noirs Marrons : 15 % ; Métis : 12,5% ; Amérindiens : 3,7 % ; Chinois : 1,8 %
Croissance démographique : 0,90
Espérance de vie (PNUD 2013) : 71 ans
Taux d’alphabétisation (CEPAL 2013) : 94,7 %
Religions : Hindous 27%, Protestants 25%, Catholiques 23%, Musulmans 20% ; croyances locales 5 %. Les Eglises évangéliques commencent à apparaître.
Indice de développement humain (2013) : 0,684 (105ème/187)


Données économiques

PIB (Banque mondiale 2013) : 5,2 Mds US $
PIB par habitant (2013) : 9260 US $

Taux de croissance (2013) : 3,9 %
Taux de chômage : en net recul, passé de 11% en 2007 à 5,5% en 2013
Taux d’inflation : 4,8% en 2013
Dette publique (FMI 2013) : 22% du PIB
Solde budgétaire : déficit de 3% en 2013

Principaux clients (OMC 2013) : EAU 26,1%, Canada 18,6% ; UE 13,6%, Etats-Unis 11,2% Suisse 9,4%
Principaux fournisseurs : Etats-Unis 26,7%, Trinité-et-Tobago 25,4, UE 20,3%, Chine 6,5%, Brésil 3,2%

Exportations françaises (2013) : 20,6 M€
Importations françaises (2013) : 56,8 M€

Communauté française au Suriname : 223 immatriculés au 31/12/2013


Politique intérieure

  • Exécutif : Président (élu par l’assemblée législative), vice-président et conseil des Ministres. Dernière élection présidentielle : 19 juillet 2010. Le chef de l’Etat est aussi chef du Gouvernement.
  • Législatif : Assemblée nationale de 51 membres élus pour 5 ans au scrutin proportionnel à la plus forte moyenne.

Après un premier mandat de R. Venetiaan, J. Wijdenbosch gouverne de 1996 à 2000, avec l’appui de D. Bouterse. L’assemblée issue des élections anticipées de mai 2000 ramène R. Venetiaan à la présidence et son mandat est renouvelé à l’issue des élections générales d’août 2005.

L’alliance « Mega Combinatie », constituée du NDP (Parti démocratique national), du KTPI (Kerukanan Tulodo Pranatan Ingit, Parti pour l’Unité nationale et la Solidarité) de l’ancien président Jules Wijdenbosch et d’un petit parti hindoustani, a clairement remporté les élections du 25 mai 2010 avec 23 sièges (+ 8), dont 18 pour le seul NDP de Desi Bouterse. Malgré la rupture récente avec le parti javanais de Paul Somorhardjo (6 députés), le président dispose encore d’une confortable majorité à l’Assemblée grâce au ralliement des partis noirs-marrons de l’AC, qui a remporté 7 sièges (+3, et en particulier +2 pour l’ABOP de Ronnie Brunswijk). L’opposition a été durablement affaiblie par sa lourde défaite de 2010.

Le NPS, censé représenter les élites de la composante créole (25 % de la population) est en net déclin. L’autre formation de l’opposition, le VHP, représentant les intérêts de la communauté hindoustanie (35% de la population), apparaît plus dynamique mais pâtit de son assimilation à un groupe dominant économiquement et peu ouvert sur les autres communautés.


Situation économique

L’économie du Suriname repose sur la production de matières premières : la bauxite, l’or et le pétrole représentent 30% du PIB, 80% des exportations et 35% des recettes fiscales. Le secteur agricole (banane, riz et bois) représente 5% du PIB mais occupe un quart de la population.

Avec un PIB en croissance régulière depuis 2010 (5,2 Md £ en 2013) le Suriname est sorti depuis 2004/05 de la catégorie des pays à faible revenu. Il affiche en 2013 un revenu par habitant d’environ 9 260 USD (augmentation d’un tiers par rapport à 2006) devenant un pays à revenu moyen. Cependant, 27,5% de la population vit encore dans la pauvreté. Les carences en matière d’éducation et de santé sont révélées par un IDH en 2013 moyen (105ème rang sur 186), malgré les progrès accomplis. La ressource humaine est rare et souvent instable. Un manque de main d’œuvre devrait se faire sentir à l’avenir, vu le potentiel économique du pays et sa faible population. Le poids de l’économie informelle reste considérable (30% du PIB), en particulier celui des activités en marge de la légalité (22 casinos, 33 maisons de change pour 200 000 touristes, contrebande, trafic de drogue).

Le secteur public, pléthorique (120 entreprises publiques, représentant au total 55% de l’emploi formel), tarde à être réformé. L’économie manque de diversification. L´ensemble du secteur minier-hydrocarbure assure une rente au pays et aide à maintenir le solde positif de la balance courante (6,4% du PIB). Le déficit commercial non minier s’est élevé, en 2013, à 8% du PIB. En outre, la forte dépendance à l’égard des importations de produits alimentaires (70% des besoins), requiert la mise en place d’une stratégie agricole. Le solde positif des transferts courants (350 000 Surinamais émigrés) représente 2,2% du PIB.

La réduction de la dette publique est remarquable : celle-ci est revenue de 39% du PIB en 2004 à 22% en 2013.


Politique extérieure

Le Suriname est resté longtemps isolé sur la scène politique régionale du fait de son histoire (seul pays néerlandophone sur le continent), de son engagement aux côtés de Cuba, du Nicaragua, de la guérilla salvadorienne et du régime de Maurice Bishop à la Grenade au début des années 80, puis du repli sur lui-même avec l’insurrection Noir-marron à partir de 1986.

Pour rompre cet isolement, il a rejoint les organisations régionales en 1995 (AEC, Caricom). Il est également membre de l’Organisation du Traité de Coopération Amazonienne (OTCA), de l’OEA, de la CELAC et de l’UNASUR, dont il assurera la présidence pro tempore jusqu’à la fin de l’année 2013. Du fait de l’importante minorité musulmane, le Suriname a adhéré à l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI). Le Suriname est membre de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).


Mise à jour : 30.07.14


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